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    Politique

    Situation confuse à la tête de l’UGTM

    Par L'Economiste | Edition N°:2082 Le 09/08/2005 | Partager

    . Pro et anti-Afilal se réfèrent au même article du règlement pour s’entre-déchirer . Le mutisme d’Abbas El Fassi entretient le doute . Le comité exécutif a un mois pour se prononcerABDERRAZAK Afilal n’est pas au bout de ses peines. Le sort du très contesté secrétaire général de l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM) est aujourd’hui entre les mains du bureau exécutif de l’Istiqlal. Il a jusqu’au 6 septembre prochain pour donner son verdict. «Mais le licenciement du numéro 1 de l’UGTM peut intervenir à n’importe quel moment, selon le rythme que les négociations prendront», tient à préciser Hamid Chabat, maire de Fès, qui de surcroît fait partie des nombreux prétendants au secrétariat général de la Centrale.Après la réunion du samedi dernier (cf. www.leconomiste.com), une rencontre du parti a eu lieu hier lundi 8 août 2005 pour débattre de la crise que la famille istiqlalienne vit à travers les déchirements de son syndicat. A l’heure où nous mettions sous presse, rien n’avait filtré sur son ordre du jour ni les recommandations qui devaient en ressortir. Un communiqué de la Commission centrale de l’UGTM qui s’est réunie samedi 6 août à Rabat, consacre Mohamed Larbi Kabbaj en tant que coordinateur du bureau exécutif de la Centrale en attendant l’élection d’un nouveau secrétaire général à la place d’Afilal. L’insurrection menée contre ce dernier par Chabat, Kabbaj, Titna Mohamed Alaoui et Mohamed Benjelloun Andaloussi, entre autres, a provoqué un séisme au sein même des instances du parti. Ils enfoncent le clou en annonçant le mois de mars 2006 comme date du prochain congrès de la Centrale. «L’ère de la gestion individuelle qui se fait au gré des humeurs versatiles est finie», annonce-t-on. Les pro-Afilal n’en démordent pas. Ils rejettent en bloc les prétentions de «Chabat et compagnie» et contestent la légitimité des Kabbaj, Alaoui ou Andaloussi «puisqu’ils ont été limogés par Afilal». En effet, selon Abdelhak Anini, secrétaire national du secteur portuaire, «Afilal les a limogés au cours de la réunion qui s’est tenue le 27 juillet dernier au QG de la Centrale à Casablanca». Pour lui, en respect de l’article 17 du règlement de l’UGTM, seul le Congrès est habilité à élire un autre secrétaire général. Ce qui, à son avis, décrédibilise les détracteurs d’Afilal. Curieusement, c’est en se référant à ce même article que le clan de Chabat entend pouvoir se débarrasser d’Afilal. En tout cas, la maison istiqlalienne est secouée par cette vague de dissidence qui en dit long sur le mal profond qui la ronge. Les anti-Afilal expliquent la perte d’altitude que leur syndicat connaît aujourd’hui par «la gestion défaillante du secrétaire général privilégiant ses intérêts personnels». En effet, que ce soit chez les cheminots ou les enseignants (bastion de la Centrale), l’UGTM est en perpétuelle perte de terrain. Chabat classe aujourd’hui la Centrale à la 5e position dans l’échiquier syndical marocain.


    Qui croire?

    DIFFICILE de comprendre ce qui se passe réellement au sein de l’UGTM ni au sein de l’Istiqlal. Les interférences entre les deux entité donnent à réfléchir. Car, la ligne séparant le syndical du politique s’embrouille dans l’affaire d’Afilal et ses antagonistes. Elle remet au goût du jour la question de la tutelle d’un parti politique sur le syndicat qui en émane. Il y a deux ans, le même débat battait son plein au sein de la CDT et l’USFP. Et voilà que le même schéma se reproduit. Certains pensent que Chabat est soutenu par Abbas El Fassi, secrétaire général de l’Istiqlal. D’autres, par contre, affirment que ce dernier reconnaît toujours la légitimité d’Afilal à la tête de l’UGTM. El Fassi se refuse à toute déclaration dans ce sens. Qui donc croire?Mostafa BENTAK

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