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SITEC : Les industriels se préparent au libre-échange

Par L'Economiste | Edition N°:219 Le 29/02/1996 | Partager

Le SITEC 96 intervient à un moment où la zone de libre-échange est au centre des débats et discussions. La concurrence ne va plus se jouer entre industriels locaux, mais entre le Maroc et l'étranger, rappellent les responsables de la FEDIC. Le point sur le secteur lors du Salon.

La 5ème édition du SITEC (Salon International du Cuir), tenue à l'hôtel Hyatt de Casablanca, s'est clôturée le 24 février. Près de 2.000 visiteurs dont 200 donneurs d'ordre étrangers ont été enregistrés. La précédente édition a accueilli environ 3.000 visiteurs dont près d'un millier d'étrangers.
Première évaluation des organisateurs: l'espace de l'hôtel devient inadapté au Salon. Ainsi, la prochaine édition devra se dérouler dans un endroit plus approprié (OFEC ou Espace Toro).
La période du Salon a été programmée au lendemain de la fête, ce qui a soulevé un mécontentement des exposants venus des villes situées loin de Casablanca. "Nous étions obligés de faire nos valises le jour de la fête", indique un industriel tangérois. De l'avis des organisateurs, le Salon ne peut se dérouler en dehors de sa période traditionnelle qui, malgré tout, a été décalée de quelques jours à cause du mois de Ramadan. En inscrivant le Salon dans un contexte international, il faut respecter les périodes prescrites pour ne pas se mettre à cheval sur d'autres salons.

20% des réserves mondiales


L'exposition a porté sur une diversité de produits (collections de chaussures, maroquinerie, vêtements en cuir, accessoires et tanneries, produits chimiques de traitement du cuir...). La qualité n'a pas été en reste. A côté d'industriels tout à fait à point figurent des exposants qui ont accumulé un retard de plusieurs années en matière de technologie de fabrication et de conception. Selon les organisateurs "l'absence d'investissement dans les collections associée au manque de créativité et d'innovation chez certains opérateurs explique ce retard". Le client cherche aujourd'hui un produit complet avec des collections originales, indique M. Abdelkader Sediame, coordinateur de la FEDIC. Il est donc temps que les industriels marocains investissent dans les collections, car le salon est l'occasion de mettre en valeur un savoir-faire et une créativité et non pas de vendre un produit.
Une forte présence des Français, Espagnols, Scandinaves et Italiens a été remarquée. Des exposants italiens sont venus avec des produits de traitement du cuir et déchets de cuir réexploitables. Le marché local manque de matières premières, à savoir le cuir à l'état brut. Bien que le pays dispose d'un nombre important de bêtes, l'abattage reste faible et mal organisé, ce qui entraîne une pénurie dans le secteur. Le problème se pose pour l'ensemble des pays d'Afrique. Ce continent représente près de 20% des réserves mondiales en cuir, alors qu'il ne participe qu'à 2% dans le commerce mondial. D'ailleurs, plusieurs pays d'Afrique se sont réunis il y a quelques mois pour faire le point sur la question. Des recommandations ont été formulées et des actions à mettre en oeuvre ont été prévues. Toutefois, et pour des raisons financières, le projet reste en suspens.

Gratuité de l'adhésion à la Fédération


Par ailleurs, la signature de l'accord sur la zone de libre-échange a été au centre des discussions dans les stands et les couloirs lors du Salon. "Rien que le surplus européen en produits de cuir peut inonder le marché local", affirme un industriel qui juge le délai de restructuration insuffisant pour atteindre le niveau de l'industrie européenne. Pour les exportateurs, le problème de la compétitivité se pose avec moins d'acuité. "D'ici l'an 2000, il ne restera que les professionnels sérieux", indique M. Michel Césaire, directeur de la société Trémolède dont 80% de l'activité est orientée vers l'exportation.
Plus d'une trentaine d'entreprises du secteur ont été auditées cette année afin de bénéficier d'une subvention de formation. L'objectif est d'aligner l'ensemble des opérateurs sur des normes acceptables. Toutefois, l'existence d'un secteur informel rend la tâche plus difficile. La Fédération essaye de toucher les opérateurs dans ce secteur, car "leur implication dans de telles manifestations constitue pour eux un premier pas vers l'entreprise structurée", précise M. Sediame. Actuellement, ajoute le coordinateur de la FEDIC, tout industriel du cuir est membre de fait de la FEDIC puisqu'aucune participation financière n'est prévue. La FEDIC vit de subventions et de dons. Le loyer du siège est pris en charge par M. Driss Jettou. La RAM assure gratuitement le transport pour les missions. Et le CMPE paye le salaire du secrétaire général de la Fédération. L'établissement d'un budget pour la FEDIC a été à l'ordre du jour lors du SITEC et les professionnels ont été appelés à prendre en charge leur fédération.

Hicham RAÏQ.

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