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    SITEC 92 : des missions de promotion tous azimuts

    Par L'Economiste | Edition N°:10 Le 02/01/1992 | Partager

    Placé sous le thème de partenariat dans les industries du cuir, le Salon International du cuir (SITEC) qui se tiendra les 20, 21 et 22 Février 1992 à Casablanca, a pour but de diversifier les débouchés, d'attirer des investisseurs étrangers et de conquérir de nouveaux marchés.


    AINSI, une vaste opération de promotion a été lancée et consiste à cibler un certain nombre de marchés, notament la France, l'Allemagne, le Portugal, l'Italie, l'Espagne, le Bénélux, la Suisse, la Grande-Bretagne, l'Autriche, les Pays Scandinaves et l'U.M.A. A cet égard, le Comité organisateur du Salon, composé de la FEDIC (Fédération des Industries du Cuir) et du CMPE a engagé une action promotionnelle tous azimuts en Espagne et en Italie, du 16 au 20 Décembre 1991, afin de drainer le maximum d'acheteurs de produits finis, de confec-tionneurs donneurs d'ordre à la sous-traitance, et de partenaires investisseurs des secteurs de la chaussure, de la maroquinerie, des articles de voyage, bagagerie et vêtements cuir. Concernant l'Espagne, la mission a été axée sur Madrid, Alicante et Barcelone, en collaboration avec les différentes chambres de commerce espagnoles, les associations professionnelles, l'Institut Espagnol de Commerce Extérieur (ICEX), ainsi qu'avec le conseiller économique de l'Ambassade du Maroc.

    Les entretiens ont porté essentiellement sur le SITEC 92, le secteur du cuir au Maroc et les possibilités d'approvisionnement d'un pays proche de l'Espagne. Ont également été discutés les avantages offerts par le Maroc pour les donneurs d'ordre en matière de sous-traitance et pour les partenaires en matière d'investissement. Selon les membres de la mission, les réactions des opérateurs économiques espagnols ont été favorables et prometteuses.
    De plus, l'importance du marché espagnol pour le secteur du cuir marocain est très grande eu égard à certains facteurs déterminants. D'une part, la taille du marché espagnol qui englobe les nationaux et plusieurs millions de touristes. D'autre part, les deux grandes manifestations qu'abritera l'Espagne en 1992. Il s'agit de l'exposition universelle de Séville d'Avril à Décembre 1992, et des Jeux Olympiques de Barcelone.
    Par ailleurs, selon les membres de la mission, il ne faut pas perdre de vue la croissance du pouvoir d'achat espagnol. Les prix pratiqués dans les magasins pour la chaussure, la maroquinerie et les vêtements en cuir sont trois à quatre fois plus élevés que ceux du Maroc. Le message du SITEC semble bien perçu par les partenaires de l'Espagne, estiment les membres de la mission. A partir du 14 Janvier 1992, le Comité organisateur du Salon projette de refaire le circuit des régions de Madrid, Alicante et Barcelone pour s'assurer de l'état d'avancement de la promotion et lancer un mailing de rappel.

    Toujours dans le cadre de la promotion du SITEC, le Comité organisera, à l'occasion du Salon de Pielspana de Barcelone (Salon de la mode) du 18 au 21 Janvier 1992, une rencontre entre hommes d'affaires espagnols et marocains du vêtement cuir pour discuter d'une stratégie à établir.
    Ainsi, une promotion de grande envergure est engagée et tous les moyens disponibles sont mis en marche. A cet effet, les organisateurs du Salon vont éventuellement élargir le circuit vers d'autres régions d'Espagne connues pour le travail du cuir, inserer des annonces publicitaires dans la presse locale et spécialisée. Du côté de l'Italie, la mission de promotion a été essentiellement concentrée sur la ville de Milan, considérée comme le centre de tout ce qui est cuir et associations cuir. Des contrats ont été établis avec les associations professionnelles de la chaussure, maroquinerie, les importateurs des produits cuir, les chambres de commerce ...
    Le constat auquel ont abouti les membres de la mission est que l'Italie s'intéresse plus à la chaussure qu'aux autres produits. Le vêtement cuir est très peu prisé par les italiens. Ils exportent leurs vêtements cuir beaucoup plus qu'ils n'en consomment. Concernant la chaussure, les industriels italiens sont en voie de délocalisation de leur production vers d'autres pays.
    Pour le vêtement cuir, les professionnels seraient intéressés par un éventuel partenariat, toutefois l'obstacle demeure celui du rapport qualité-prix qui fait défaut pour le Maroc par rapport à certains pays tels que le Pakistan, l'Inde et même l'Italie. En effet, ce pays dispose d'une technologie perfor-mante au niveau de la création, du design. Ainsi, dans l'immédiat, à court et moyen terme, ce sera la chaussure et la maroquinerie, et dans trois-quatre ans ce sera le vêtement cuir en tant que produit fini et non en tant que délocalisation, estiment les membres de la mission pour l'Italie.
    Par ailleurs, à l'instar de l'Espagne et de l'Italie, d'autres missions concernant les marchés cibles, notamment l'Autriche, les Pays Scandinaves ..., seront lancées et engagées par le Comité organisateur du Salon international du cuir.

    Meriem OUDGHIRI

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