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Société

Sexualité: La moitié des Marocains a des pannes

Par L'Economiste | Edition N°:2913 Le 02/12/2008 | Partager

. Les addictions sexuelles sont considérées «normales» . Les femmes parlent plus librement de leurs problèmes sexuels 54% des Marocains souffrent de troubles érectiles. Un chiffre qui en dit long sur les difficultés sexuelles des Marocains qualifiées, de manière péjorative, «d’impuissances sexuelles». Ces pathologies, vieilles comme le temps, ont été à l’ordre du jour du 12e Congrès marocain de sexologie qui a eu lieu du 28 au 30 novembre à Casablanca. Organisé par l’Association marocaine de sexologie (AMS) en collaboration avec l’observatoire international du couple, ce congrès a réuni une pléiade d’experts nationaux et étrangers, autour de deux sujets d’une importance capitale: les addictions sexuelles et les dysfonctions érectiles. «Le choix de ces sujets s’explique par le fait que les médecins sont mal formés et informés à la prise en charge de ces pathologies. Ce congrès vise à sensibiliser les médecins et à travers eux les patients », a expliqué Dr Abderrazak Moussaid, président de l’AMS. Les addictions sexuelles (drogue, alcool, tabac, masturbation...) sont des conduites passées sous silence et considérées comme «normales». Le sexe devient alors une priorité absolue chez le sujet, accompagné d’une consommation pluriquotidienne qui peut atteindre 12 à 15 orgasmes. Ces addictions concernent davantage les hommes que les femmes. Mais il n’existe aucun chiffre qui serait en mesure d’évaluer ce phénomène au Maroc. Quant au traitement, il repose sur la prise d’antidépresseurs ou d’anxiolytiques associée à une thérapie cognitivo-comportementale. Parfois, la thérapie peut être engagée en couple, si le patient obtient sa consommation d’orgasmes avec la même partenaire.De leur côté, les dysfonctions érectiles concernent un Marocain sur trois après 40 ans, selon une étude réalisée dernièrement par le centre psychiatrique universitaire Ibn Rochd de Casablanca. Dans le monde, elles affectent entre 13 et 28% des hommes âgés de 40 à 80 ans. Les causes sont très variées. Le facteur principal est d’ordre psychologique. Il consiste en une perte de confiance en soi, c’est-à-dire une peur de ne pas être à la hauteur. Plusieurs médicaments peuvent être à l’origine de dysfonction érectile tels que les analgésiques narcotiques, les médicaments anticancéreux et les tranquillisants.Les Marocains, souffrant de problèmes sexuels, ont encore beaucoup de mal à en parler à leur médecin. Les femmes, et plus précisément les femmes de compagne, parlent plus librement que les citadines. «La société marocaine a connu une évolution très rapide. 60 à 70% des familles ont des paraboles avec la possibilité d’accès à des chaînes pornographiques. Ceci rend indispensable l’insertion de la sexologie dans les manuels scolaires», a souligné professeur Driss Moussaoui, psychiatre au CHU Ibn Rochd de Casablanca.A noter que depuis 2004, un enseignement de sexologie clinique est dispensé à la Faculté de médecine de Casablanca. Il est basé sur une formation interdisciplinaire qui englobe la psychiatrie, la gynécologie et l’urologie.


Satisfaction

L’année dernière, une enquête sur les relations sexuelles, conduite par le laboratoire Pfizer, a été présentée en marge du Congrès national de sexologie, tenu à Marrakech. Il en ressort qu’au Maroc, moins d’une femme sur quatre (23%) se déclare insatisfaite dans ses relations sexuelles alors qu’un homme sur trois s’estime heureux (cf. www.leconomiste.com). Elle avait concerné 255 Marocains (130 hommes et 125 femmes). Le taux de coopération a été de 55% pour les hommes et de 46% pour les femmes. De même, 69% pensent qu’une bonne pratique sexuelle est essentielle pour une union heureuse et forte.J. R.

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