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    Serait-il possible de nourrir le monde en 2050?

    Par L'Economiste | Edition N°:3125 Le 09/10/2009 | Partager

    . Les conditions à remplir pour parer à une famine mondiale. Pays en développement: un besoin de 83 milliards de dollars par an A la veille de la célébration de la journée mondiale de l’alimentation le 16 octobre prochain, le débat sur la crise alimentaire ressurgit. Comment nourrir le monde en 2050? La question se pose aujourd’hui avec acuité. C’est dans ce cadre que Marion Guillou, présidente de l’Inra, et Gérard Matheron, DG du Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement), ont choisi de présenter et de mettre en débat, lors d’un colloque vendredi 9 octobre, les résultats de leur prospective Agrimonde.Il ressort à travers les deux premiers scénarii étudiés que nourrir la planète en 2050 est possible. A ce premier constat s’ajoute un second: cela pourrait se faire dans le cadre d’un développement durable des systèmes alimentaires et agricoles mondiaux. Pour ce faire, plusieurs conditions doivent être remplies. Ainsi, le scénario AG1 repose sur trois inflexions majeures, à savoir la réduction des consommations alimentaires excessives et des gaspillages, le développement d’une agronomie écologiquement intensive et la sécurisation des échanges internationaux de produits agricoles et agroalimentaires. Ces trois évolutions, interdépendantes, nécessitent des investissements importants, un effort substantiel de recherche et de recherche-développement, et des politiques publiques nouvelles aux échelles internationale et nationale. Pour se rapprocher de l’importance de ces investissements, l’Organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) vient de publier un rapport brossant la situation alimentaire mondiale dans les 40 années à venir. Il en ressort que l’agriculture des pays en développement aura besoin d’investissements nets de l’ordre de 83 milliards de dollars par an pour être en mesure de nourrir 9,1 milliards de personnes en 2050. «Les investissements doivent être ciblés sur la production agricole et animale ainsi que les services de soutien tels que les chaînes du froid, les installations de stockage ou les infrastructures de marché», souligne le rapport.Les besoins d’investissement annuels projetés pour 2050 comprennent quelque 20 milliards de dollars américains pour la production agricole et 13 milliards pour la production animale. La mécanisation représenterait le secteur d’investissement le plus important, suivi du développement et de l’amélioration de l’irrigation. Pour la FAO, «50 milliards de dollars par an» seraient en outre «alloués aux services en aval pour obtenir un accroissement de 70%» de la production vivrière mondiale d’ici à 2050. La question alimentaire est très complexe, en elle-même et dans ses interrelations avec l’environnement, l’énergie, la santé, le développement économique des zones rurales et des pays en développement. Mais c’est aujourd’hui que se décident les actions qui permettront demain de couvrir correctement les besoins de chacun. B. A. I.

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