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Affaires

Sénégal: Comanav négocie son ticket de sortie

Par L'Economiste | Edition N°:2696 Le 21/01/2008 | Partager

. Elle cédera ses parts au nouveau gestionnaire de Somat. Le repreneur devrait débourser entre 5 et 6 millions de DH . Une nouvelle formule de coopération à trouverLA décision du président sénégalais, Abdoulaye Wade, de confier la gestion de la liaison maritime Dakar-Ziguinchor au Consortium sénégalais d’activité maritime (Cosama) est irréversible. Et son ministre d’Etat chargé de l’Economie maritime, Souleymane Ndéné Ndiaye, dit assumer complètement cette décision. D’ailleurs, personne d’autre, encore moins les représentants des parties concernées dans le dossier Somat, filiale à 51% de Comanav, qu’il recevait vendredi 18 janvier en fin de matinée dans ses bureaux au building administratif de l’avenue Roume à Dakar, n’espérait renverser cette tendance. Mieux, le directeur central de CMA-CGM, Jean-François Mahé, qui a rejoint à Dakar les représentants de Comanav, a planté le décor d’emblée: «Nous nous inscrivons dans la volonté du gouvernement sénégalais. Notre seul souci aujourd’hui, c’est de voir continuer et se développer cette liaison, initiée et gérée jusqu’ici par Somat». Déjà la veille, jeudi, les membres du conseil d’administration avaient convenu de ne revenir, sous aucun prétexte, sur «la décision souveraine et respectable de l’Etat sénégalais». C’est dire, contrairement à ce qu’ont rapporté certains confrères sénégalais, qu’il ne s’agissait pas d’un règlement de compte. D’autant plus que le gouvernement sénégalais avait débloqué la situation, en versant à Somat la redevance de 15,3 millions de DH. Ce qui a permis à l’armateur de reprendre ses rotations Dakar-Ziguinchor suspendues le 15 janvier (www.leconomsite.com). Cela dit, Le Wilis, bateau loué par le Sénégal à l’Indonésie sera mis en arrêt technique le 26 janvier pour révision avant d’être rendu au bailleur. Le temps joue contre Somat, qui, depuis la décision du président Wade, n’a plus mandat légal. Pour Mahé, comme pour Amadou Kane Diallo, président du conseil d’administration de Somat et président du Cosec, (conseil des chargeurs du Sénégal), «il s’agit de trouver une solution immédiatement pour la mise à l’eau du nouveau bateau, acheté par le Sénégal, en remplacement du bateau indonésien». Ce qui éviterait ainsi de couper toute la région de Casamance du reste du Sénégal. L’esprit est positif. La convergence de vue des uns et des autres devrait permettre de trouver une issue rapide à cette situation. Preuve: les représentants de Comanav ont proposé au repreneur, Cosama dont sont actionnaires le Port Autonome de Dakar et le Cosec, tous deux actionnaires à 49% dans Somat, de racheter leurs parts (51%) pour ne pas repartir à zéro. Ils doivent juste tomber d’accord sur le montant du ticket de sortie, sachant que le dernier mot reviendra à Jacques Sadi, patron de CMA-CGM, propriétaire de Comanav. Une source proche du dossier avance des montants avoisinant les 5 à 6 millions de DH, là où la partie sénégalaise demandait le franc symbolique. Quoi qu’il en soit, Somat a fait ses preuves. Partie de rien, «elle a réussi à vaincre la peur du bateau des Sénégalais», qui gardent encore en mémoire la mort de 1.863 des leurs, suite au naufrage du Joola (www.leconomiste.com). Pour la première fois de sa récente histoire maritime, le Sénégal peut se targuer d’avoir un armement national. «Mission accomplie pour Comanav telle que définie dans l’esprit de l’accord», fait remarquer le commandant Noureddine Mellouki, DG de Somat. De la majorité des techniciens marocains (90%) au début de cette belle aventure, il ne reste plus que le seul commandant Mellouki. L’objectif à terme de «sénégaliser» Somat est donc atteint. «C’est tout à l’honneur de Comanav que de réussir une telle performance en un si petit laps de temps», dira le ministre sénégalais de l’Economie maritime. Reste à réussir ce transfert de gestion en douceur et redéfinir ainsi la suite à donner à cette coopération. A noter que les actionnaires ont lu, approuvé et signé la nouvelle orientation à donner à l’entreprise, conformément à la volonté de l’Etat du Sénégal. Une démarche facilitée par Comanav, pour qui il n’a jamais été question de rester dans le capital de Somat ad vitam æternam, mais d’«accompagner le Sénégal dans la mise en place de ce projet de service public». Comanav a d’ores et déjà donné son accord pour céder ses parts au nouveau gestionnaire «afin de capitaliser sur le savoir-faire de Somat». Les administrateurs ont réussi ainsi à dépassionner le débat. Ils ont promis de donner une nouvelle orientation à leur coopération. Voilà qui éviterai l’amalgame fait autour des relations maroco-sénégalaises.Bachir THIAM

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