×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Selon la Banque Mondiale : Les investissements directs étrangers dans les PVD ont progressé de 33% en 1991

    Par L'Economiste | Edition N°:70 Le 11/03/1993 | Partager

    Les investissements directs étrangers dans les pays en voie de développement ont dépassé 25 billions de Dollars en 1991, selon la revue International Finance Corporation (IFC), une publication de la Banque Mondiale. Le montant net de ces investissements a été multiplié par environ 33% en 1991 par rapport à 1985.
    Après une reprise de 1980 à 1981 et un fléchissement de 1981 à 1983, ces investissements se sont tassés entre 1983 et 1986 pour ne varier qu'entre 7 et 8 billions environ. Mais dès 1987, ils ont enregistré un mouvement ascendant avant de se stabiliser à près de 20 billions sur la période 1989-1990. En 1977, ils dépassèrent les 5 billions, alors qu'en 1976 ils ne les atteignaient pas encore, et poursuivirent leur croissance jusqu'en 1979 avant de chuter en 1980 à 8 billions.

    Asie de l'Est
    L'évolution des investissements directs étrangers durant ces 15 dernières années s'est donc effectuée rapidement, reflétant ainsi la mondialisation de la production. Plus récemment, c'est-à-dire vers la deuxième moitié de la décennie passée, le flux des investissements étrangers s'est particulièrement intensifié en direction de l'Asie de l'Est et de l'Amérique latine. La Chine, la Thaïlande, la Malaisie, le Mexique, l'Argentine et le Brésil ont effectivement drainé, selon la Banque Mondiale, la moitié des investissements étrangers directs réalisés dans les pays en développement entre 1985 et 1991, soit plus de 30 milliards de Dollars. Ces capitaux ont l'avantage d'avoir été dirigés vers des secteurs importants et en expansion.
    De nombreuses études ont tenté de déterminer les facteurs qui influencent les niveaux d'investissements privés, en particulier les investissements directs étrangers. Le revue IFC rappelle les principaux, voire les plus classiques.
    D'abord la croissance de la demande. En effet, pour la majorité des entreprises opérant dans les PVD, la croissance (ou croissance potentielle) de la demande constitue un facteur clé d'incitation à l'investissement. A contrario, l'inflation, entraînant souvent une dévaluation de la monnaie et par conséquent l'augmentation des coûts des biens importés et celle des matières premières, et la volatilité du taux de change tendent à décourager les investisseurs.
    La majorité des recherches sur les déterminants de l'investissement privé, note l'IFC, se base sur des données quantitatives telles que la croissance du produit intérieur brut, l'état du budget public ou la politique monétaire, en particulier les taux d'intérêt.

    Politiques "sérieuses"

    D'après l'IFC, les facteurs "institutionnels" revêtent une grande importance dans la décision d'investir. Les plus fortes réponses sont obtenues quand les investisseurs estiment que les améliorations des conditions macro-économiques sont durables. Ces améliorations se sont réalisées dans les pays en développement qui ont pratiqué tout au long des années 80 des politiques économiques "sérieuses", supposant une extraversion de l'économie, un vaste programme de privatisation et la convertibilité de la monnaie, autrement dit, tous les pays ayant mené ou menant encore une politique (américaine) de libéralisation de l'économie.
    Au Maroc, et selon les statistiques de l'IFC, la part du privé dans l'investissement global a franchi le seuil de 50% dès 1985, deux ans après le lancement du programme d'ajustement structurel. Depuis, les investissements privés dominent. De 52,4% par rapport à l'investissement global en 1985, ils sont passés à 57,3% en 1986, 58% en 1988 et 58,9% deux ans plus tard (voir graphique).
    En Tunisie, par exemple, l'investissement privé n'a pris le pas sur le public qu'en 1988. Cette tendance s'est retournée en 1990.
    Mais bien avant, c'est-à-dire en 1973 et 1974, la part du privé dans l'investissement global tunisien représentait respectivement 52,2 et 50,5%. Il aura donc fallu treize ans pour qu'une plus grande contribution du privé se concrétise.

    H. E.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc