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Selon la Banque Indosuez : L'économie marocaine devrait croître de 6% en 1997

Par L'Economiste | Edition N°:243 Le 15/08/1996 | Partager

En 1997, le Maroc devrait enregistrer l'un des plus forts taux de croissance derrière la Russie, la Chine et l'Inde, à en croire les prévisions de la Banque Indosuez. Pourtant, au cours de cette même année, la progression de l'économie mondiale serait limitée.


L'économie marocaine devrait enregistrer un taux de croissance de 8,3% en 1996 et de 6% en 1997, selon les prévisions de la Banque Indosuez.

"Avec des années 1993 et 1995 caractérisées par de fortes sécheresses et des années 1994 et 1996 par de fortes pluies, l'activité économique marocaine a suivi des mouvements de grande amplitude, passant de la récession à l'expansion", note la banque française dans son dernier numéro Perspectives consacré aux prévisions économiques et financières mondiales pour 1997.
Le rythme de croissance des exportations devrait légèrement s'accélérer, passant de 6% en 1995 à 6,3 et 6,5% en 1996 et 1997.

Après une progression de 8,6% en 1995, les importations augmenteraient, elles, de 9,5 et 10,5%.

Bien que soumise aux mêmes aléas climatiques, souligne le document, la Tunisie n'a pas connu de récession et ce, grâce au dynamisme de ses exportations manufacturières. En dix ans, de 1985 à 1995, le poids des produits industriels dans le total des exportations est passé de 45 à 80%. De même, leur contribution au PIB s'est améliorée de 13 points à 22%.

En 1996 et 1997, la Tunisie verrait son PIB progresser de 6,5 et 5,5% respectivement, après 3,5% en 1995. Comme pour le Maroc, les importations sont appelées à croître plus rapidement que les exportations: 7,3% en 1996 et 8% en 1997 contre 5,5 et 6%.

Au regard de l'accord d'association signé avec l'Union Européenne, "le Maroc devra réaliser un effort d'ajustement et de diversification très important alors qu'il suffira à la Tunisie de poursuivre son effort d'industrialisation", indique la banque.

La croissance de 6% attendue au Maroc en 1997 peut surprendre vu que les prévisions économiques et financières mondiales pour la même année ne sont guère "réjouissantes".

Parmi les grands pays industrialisés, seul le Japon devrait connaître une croissance satisfaisante qui s'établirait à 3% après 4,3% en 1996 et 0,7% l'année précédente.

L'activité aux Etats-Unis s'essoufflerait, mais sans engendrer de récession. Le PIB s'améliorerait de 1,3% contre 2,1 et 2% en 1996 et 1995 respectivement. La récession aux Etats-Unis devrait donc être évitée grâce au développement des nouvelles technologies et au regain de croissance des partenaires du pays. Le cycle américain a été fortement marqué par la montée en puissance de la technologie de l'information, indique la banque française. En effet, les dépenses d'informatique et de bureautique ont contribué pour plus d'un point à la croissance du PIB depuis 1993. Actuellement, elles représentent plus du quart de l'investissement en équipement.

Pour leur part, les économies européennes "n'accéléreraient que modestement" à cause d'un niveau de chômage élevé et de la chasse aux déficits publics. Toutefois, précise Perspectives, une croissance plus équilibrée n'est pas exclue pour l'ensemble des pays de l'OCDE.

Pour la France, principal partenaire commercial du Maroc, Indosuez s'attend à 1,9% de croissance en 1997, soit 0,8 point de plus que les prévisions 1996. Le PIB avait bouclé l'année 1995 avec un accroissement de 2,2%. Les exportations françaises sont promises à une hausse de 3% en 1996 et de 5% l'année suivante. A comparer avec les importations qui progresseraient de 1,9 et 4,3%. Globalement, l'économie française devra faire face en 1997 à une situation structurelle difficile: absence de dynamisme salarial du fait de la morosité du marché de l'emploi, politique budgétaire très restrictive et perspectives de demande insuffisantes pour alimenter la relance de l'investissement.

Les économies asiatiques continueront d'être dynamiques. En dépit d'un ralentissement en 1997 (7,5% contre 8% en 1996 et 1995), le taux de croissance moyen de la région restera très supérieur à celui des autres régions du monde. Avec un PIB qui augmenterait de 9,5% en 1996 et 1997, la Chine devrait afficher le plus fort taux de croissance de la région devant les quatre Dragons (6,4% en 1996 et 6,8% en 1997). La Banque Indosuez attribue le dynamisme chinois à la politique de stabilisation mise en oeuvre par le pays depuis 1993. Ce dynamisme n'empêchera cependant pas un léger déficit de la balance commerciale en 1997. "Une situation qui n'a rien de préoccupant", note Perspectives, puisque les réserves en devises sont au plus haut (84 milliards de Dollars) et que les investissements étrangers se maintiennent à un niveau élevé.

Hakima ELMARIKY

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