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    Séisme d'El Hoceïma
    Retour au calme

    Par L'Economiste | Edition N°:1715 Le 01/03/2004 | Partager

    . La visite du Souverain a rassuré la population . Les militaires assistés par les ONG ont veillé à une meilleure distribution des aides. Des maladies commencent à apparaître La vie reprend à Al Hoceïma même si l'activité sismique ne s'est pas totalement apaisée. A l'heure où nous mettions sous presse, une dernière secousse tellurique d'une magnitude de 3,1 sur l'échelle de Richter s'est produite le dimanche à 10h15 mn. D'ailleurs, le Souverain qui s'est rendu à Al Hoceïma samedi 28, se trouvait, lui aussi, au moment d'une réplique de magnitude 4, en visite à l'Hôpital Mohammed V. Une visite qui a mis du baume au cœur des sinistrés et leur a rendu espoir. L'accueil chaleureux qui lui a été réservé par les habitants traduit la reconnaissance de la sollicitude royale. Ce rapprochement a permis à Sa Majesté Mohammed VI de suivre de près les opérations de secours et distribution d'aides, qui ont connu un début plutôt chaotique.L'aide internationale a continué d'affluer du monde entier. Américains, Japonais, Grecs, Français, Italiens, Espagnols, et de nombreux autres pays ont ainsi envoyé aide alimentaire, vestimentaire, médicale et équipes spécialisées. Du côté national, l'entraide est aussi manifeste. La banque alimentaire a réussi à mobiliser ses structures pour collecter les nombreux dons spontanés effectués par des mécènes. Ils proviennent de toutes les régions du Royaume et même des Marocains vivant à l'étranger. Il s'agit principalement de couvertures, médicaments, aliments, tentes et vêtements. Par ailleurs, un compte spécial (101) a été ouvert par Banque Al-Maghrib afin de recueillir les dons. Un plan d'urgence est en cours d'élaboration par le gouvernement. Il s'agira en priorité de reconstruire les villages détruits. De même qu'un plan de soutien de l'activité économique et de mise en place d'équipements de base sera bientôt mis en œuvre. Mais sur le terrain, les sinistrés souffrent encore de nombreux manques, notamment en matière de pédo-psychiatrie. Plusieurs enfants sont encore en état de choc, un traumatisme qui se traduit par une perte de la parole. Côté blessés, selon le médecin chef des urgences, les cas les plus fréquents sont des fractures du bassin, du rachis ou encore des traumatismes crâniens. «Evidemment, dans ce genre de situation, nous devons également affronter de nombreux cas d'hystérie, surtout auprès de la population féminine», ajoute-t-il. Les cas de traumatologie et neurochirurgie sont transférés aux hôpitaux Militaire et Avicenne de Rabat. Jusqu'à vendredi, la situation dans les urgences et à l'Hôpital Mohammed V était encore préoccupante quoique maîtrisée dans l'ensemble. C'est à Imzouren, localité fortement touchée, qu'un important dispositif médical a été mis en place. «Il y a de moins en moins de blessés et de plus en plus de maladies, bronchites et diarrhée qui font suite en général à ce genre de catastrophe», précise docteur Sahbani qui a déjà participé au séisme de Bam en Iran. Les médecins bénévoles de la fondation Mohammed V et les médecins militaires montrent, d'ailleurs, beaucoup de cœur à l'ouvrage.D'après les consultations effectuées au sein de l'unité mobile de chirurgie et radiologue de la Fondation, les cas récurrents enregistrés sont des maladies broncho-pulmonaires et digestives. Le manque d'hygiène y est pour quelque chose, car l'eau n'est plus potable. Pour y parer d'urgence, les équipes médicales mettent des comprimés de chlorure dans de grandes citernes afin de stériliser l'eau. A ce sujet, heureusement que les barrages de la région, Mohamed Ben Abdelkrim Al Khattabi (construit sur l'oued Nekkour) et Joumouâa n'ont pas cédé. Selon le secrétariat d'Etat à l'Eau, ils se trouvent loin de la ligne sismique. Ils demeurent toutefois sous haute surveillance.Par ailleurs, la population a eu beaucoup de mal depuis le début du séisme à s'approvisionner en alimentation, alors que paradoxalement les pompes à essence l'étaient toujours. Une surenchère autour du pain a duré les trois premiers jours avant un retour à la normale. Le prix avait alors atteint près de 7 DH. Des camions en provenance de Nador et Melillia ont assuré l'approvisionnement durant les premiers jours. Selon des observateurs, il s'agirait d'aide organisée par des islamistes de ces villes.Dès vendredi, des équipes de l'Intendance militaire ont mis sur pied des fours pour la fabrication du pain et ont assuré gratuitement la distribution. Pourtant, les routes n'avaient pas été affectées par le séisme ni barrées par les autorités. Toutefois, la population en colère par manque de ravitaillement avait bloqué certains passages au niveau du village d'Ajdir et Aït Youssef Ou Ali. Une colère rapportée par de nombreux médias étrangers, les seuls auxquels les habitants voulaient bien s'adresser. Ce qui n'était pas pour déplaire à la presse espagnole qui a politisé les évènements. Amin RBOUB

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