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Sécurité du revenu et protection sociale:

Par L'Economiste | Edition N°:805 Le 07/07/2000 | Partager

Tableau noir de l'OIT• Des millions de travailleurs ne bénéficient d'aucun régime de protection sociale ou indemnités de retraite• En Afrique subsaharienne, moins de 10% de la population active sont affiliés à des régimes de retraite de la sécurité socialeLa majorité de la population de nombreux pays en développement ne jouit d'aucune protection sociale. C'est la conclusion principale de l'édition 2000 du rapport de l'Organisation Internationale du Travail (OIT) sur le travail dans le monde. L'ouvrage analyse le rôle que joue la protection sociale et aborde la question des soins de santé. Il traite des évolutions du marché du travail en s'attardant sur les effets de la montée du chômage et du sous-emploi. Des facteurs qui condamnent un nombre croissant de la population mondiale à des bas salaires et à des conditions précaires.Ainsi, note le document, des millions de travailleurs du secteur informel «ont de très petits revenus et leur capacité de contribution au régime de protection sociale est extrêmement limitée«. Ces travailleurs ne peuvent guère épargner de leur maigre revenu, ne bénéficient d'aucun régime de protection sociale tel que l'assurance maladie ou les indemnités de retraite.Concernant les dépenses de sécurité sociale, les projections des auteurs du document sont plutôt optimistes. En effet, il ressort du rapport que le pourcentage du PIB qui leur sera consacré augmentera au cours des cinquante prochaines années et que cette augmentation re-présentera 20% environ de celle des gains moyens. Cependant, si cette protection a tendance à s'étendre en Asie et en Amérique latine, les pays africains en sont quasiment exclus. Les pays de l'OCDE tiennent, pour leur part, le haut du pavé avec les taux les plus élevés. Les retraites et la santé représentent respectivement 40 et 25% des dépenses de ces pays.Assurance, chômage et santéMême son de cloche en ce qui concerne la sécurité de revenu pour les personnes âgées. Le problème de la pauvreté à l'âge de la retraite est particulièrement grave dans les pays en développement, notamment ceux d'Afrique subsaharienne où moins de 10% de la population active sont affiliés à des régimes de retraite de la sécurité sociale. Il est à noter cependant, concernant ce chapitre, que même dans les pays industrialisés, malgré le développement des systèmes de pension de la sécurité sociale, la vieillesse fait toujours peser la menace de l'insécurité, essentiellement sur la population féminine.S'agissant, de l'assurance-chômage, le tableau n'est guère reluisant. Le rapport de l'OIT souligne que très peu de chômeurs et pratiquement aucun travailleur pauvre ne bénéficient de ce régime d'assurance. Ainsi, sur les 150 millions de sans-emploidénombrés à travers le monde, pas plus du quart bénéficie d'une forme ou d'une autre d'assurance-chômage. La grande majorité sont des salariés du secteur formel. Pour ceux qui travaillent dans le secteur informel, y compris les 750 à 900 millions de travailleurs sous-employés, il n'existe quasiment aucune protection. Les systèmes les plus généreux de protection contre le chômage se trouvent notamment en Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Portugal et France. Dans ces pays, les prestations d'assurance-chômage, qui sont versées pendant la période initiale qui fait suite à la perte de l'emploi, sont estimées à plus de 60% du salaire national moyen.Le dernier volet du rapport de l'OIT traite de la protection de la santé. A ce sujet, les auteurs du document soulignent qu'en dépit des progrès majeurs enregistrés ces dernières décennies dans les domaines de la médecine et des services de soin de santé, un fossé considérable continue de séparer riches et pauvres. Une donne qui pénalise lourdement la productivité et l'élévation du niveau de vie.

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