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Affaires

Sécurité du consommateur
Pas de systèmes d’alerte fiables!

Par L'Economiste | Edition N°:2158 Le 25/11/2005 | Partager

Tajeddine Guennouni, président de l’Association marocaine de la distribution moderne, créée en février 2005 et, par ailleurs, président du directoire de Marjane holding, a participé au forum «La sécurité du consommateur», organisé par la Fondation ONA le 22 novembre (cf. L’Economiste du 24 novembre www.leconomiste.com). Le leitmotiv de l’association? Tirer les producteurs vers le haut, promouvoir la distribution moderne et améliorer l’image du secteur. Comment? En maîtrisant les process de l’intérieur. Outre les contrôles effectués par des sociétés privées, Marjane est en passe d’imposer des audits à ses fournisseurs pour les agréer. L’enseigne travaille également au développement des filières agricoles pour une meilleure traçabilité. Entretien.- L’Economiste: D’où vient l’idée de fédérer les divers opérateurs de la distribution dite moderne sous forme d’association?- Tajeddine Guennouni: Si l’on veut aujourd’hui changer de palier de croissance économique au Maroc, il y a une priorité. Celle de synchroniser un tant soit peu ce qui se passe au niveau industriel, dont les circuits de distribution. Cela passe notamment par une modernisation des réseaux traditionnels. Il faut apprendre à travailler de manière différente. Cela oblige à introduire de nouvelles pratiques (packaging, marketing, qualité…) et de nouveaux outils qui permettent de relever le niveau et, ainsi, accélérer la modernisation du tissu industriel. L’innovation, un élément-clé, en découlera.- Où en est Marjane dans sa politique de sécurité alimentaire?- Il faut que nos acheteurs puissent être sûrs de notre enseigne. Aussi, nous devons, non seulement travailler dans nos magasins pour sécuriser les produits que nous fabriquons ou que nous négocions (respect de la chaîne de froid, notamment), mais, en plus, aller plus loin puisque, grâce à notre taille, nous pouvons nous per-mettre de transmettre un certain nombre d’exigen-ces du client aux fournisseurs. Par ailleurs, nos employés sont formés au sein de l’université Marjane par laquelle passent toutes nos équipes. En fait, cette université n’a pas d’existence physique. C’est un concept de formation en interne. - Et concrètement?- Nous sommes en train de construire ce que nous appelons, dans notre jargon, des filières de produit frais. Pour les fruits et légumes par exemple, nous nous approvisionnons directement auprès des agriculteurs. La partie boucherie est visée également. Nous avons entamé un certain nombre de tests achevés à ce jour… Il y a là tout un travail d’accompagnement des producteurs pour assurer la qualité et la traçabilité du produit jusque chez nous. Bientôt, avec le ticket de caisse et le gène code apposé sur le produit, nous pourrons remonter toute la chaîne en cas de problème. Autre point, nous songeons à retirer les produits des rayons à J-2, avant la date de péremption, puisqu’on sait qu’ici les gens consomment vite. Actuellement, le manque à gagner s’élève à 40 millions de DH, soit 1% du chiffre d’affaires.- En quoi est-ce réellement une évolution pour la qualité?- Et bien, sur le marché des fruits et légumes par exemple, la loi oblige les opérateurs à passer par le marché de gros. Ce qui fait que, tout simplement, l’offre est nivelée par le bas, c’est-à-dire que les gens qui font de l’offre qualité en amont ne sont pas reconnus par le marché. Il faut trouver d’autres mécanismes pour opérer une segmentation de l’offre.Aujourd’hui tout le monde se trouve au même niveau, donc le système n’incite pas à produire de la qualité.- En cas de problème, quelle est la part de responsabilité d’un hyper?- Nous devons rapidement retirer les produits, faire le nécessaire. Il faut voir également avec l’industriel qui a mis le produit sur le marché. Notre responsabilité est de réagir rapidement. Aujourd’hui, malheureusement, il y a une rupture dans la chaîne des responsabilités et c’est encore difficile de remonter aux origines. Il faut mettre en place des systèmes d’alerte fiables.


Acima et les viandes «avariées»

De la viande avariée a été saisie dans un des points de vente de Acima à Casablanca, lors de Ramadan dernier. Que s’est-il passé? «Première chose, ce ne sont pas des viandes avariées qui étaient exposées, c’était des démarques… Mais je ne peux pas répondre à la place de la direction de Acima. La distribution souffre d’un problème de compréhension et d’application lié à la multiplicité d’intervenants et des textes de loi. Le problème c’est que tout le monde ne comprend pas la même chose! Néanmoins, aujourd’hui, il y a une prise de conscience nouvelle. Je pense que c’est un élément-clé, nous avons une qualité qui est intéressante. L’enjeu majeur pour un pays comme le nôtre reste la montée des associations de consommateurs. Il faut qu’elles prennent tout leur poids, car ce sont elles qui permettront de faire avancer l’ensemble».Propos recueillis par Céline PERROTEY

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