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Economie

Secteur industriel: Atonie de l'activité au second semestre 1999

Par L'Economiste | Edition N°:742 Le 07/04/2000 | Partager

. Les industriels incertains quant à l'évolution de leurs activités
. La plupart d'entre eux considèrent que la mauvaise conjoncture nationale a pesé sur la production


Les résultats enregistrés par le secteur industriel au cours du second semestre 1999 sont mitigés. C'est en tout cas ce qui ressort de la dernière enquête réalisée par le Centre Marocain de Conjoncture.
Ce tassement de l'activité s'est accompagné d'une baisse des prix de vente des produits industriels, et d'une
progression, quasi infime, des investissements productifs. Le secteur n'a pas bénéficié d'une conjoncture favorable. Selon les chefs d'entreprise ciblés par l'enquête, cette situation est le résultat de deux effets opposés: d'une part, des effets plutôt négatifs exercés par une conjoncture nationale morose, et d'autre part, des effets positifs résultant des conditions favorables offertes par l'environnement international. En effet, plus de 93% des opérateurs jugent que l'évolution de l'environnement économique international a fortement conditionné leur activité au cours de cette deuxième moitié de l'année.
Cette influence s'inscrit dans le prolongement de celle déjà observée un semestre auparavant. Mais l'appréciation des industriels reste partagée, quant à l'origine de cette influence, près de la moitié des responsables du secteur estiment que cet impact a été favorable et le tiers d'entre eux le trouve défavorable. Par ailleurs, la quasi-totalité des industriels considèrent que la conjoncture nationale (climat général des affaires, faiblesse de la demande et baisse continue des prix) a été déterminante sur la production de l'activité.
Elle a été défavorable pour 40% d'entre eux. Le reste, soit 20%, considère qu'elle a favorisé le développement de l'activité.

Dynamisme des investissement


Côté investissements, les entreprises marocaines ont été très dynamiques. Objectif: maintenir le cap des activités productives, soit pour les développer, mais très rarement pour en créer de nouvelles.
Qu'il s'agisse des réalisations au titre du second semestre 1999 ou de prévisions pour le premier semestre de l'année en cours, plus de 86% des chefs d'entreprise ont déclaré avoir réalisé des investissements ou ont l'intention de le faire en cours de ces périodes. Cette dynamique a principalement touché les secteurs agro-industriels, le textile, le cuir, les ouvrages en métaux, les machines d'équipement, la chimie-parachimie et les articles en caoutchouc.
Les entreprises qui ont procédé à des investissements d'extension sont celles appartenant aux secteurs des boissons, des ouvrages en métaux, du matériel de transport, de la chimie-parachimie et dans une moindre mesure les entreprises fabriquant du caoutchouc et plastique.
La progression de l'activité industrielle, telle qu'elle est anticipée par les opérateurs du secteur, semble se confirmer. En témoigne l'indice de la production industrielle, principal indicateur de l'évolution quantitative du secteur (voir camembert). Au terme des neuf premiers mois de l'année, cet indice a enregistré une croissance relativement modérée. Celle-ci s'est établie à 2,2% comparativement à la même période de 1998.
Cette progression résulte de deux mouvements contraires: l'un orienté à la hausse qui a concerné les industries mécaniques, métallurgiques, électriques et électroniques (6,6%) ainsi que les autres industries de transformation (3,3%). Quant au deuxième, il l'est plutôt à la baisse. Celui-ci a particulièrement touché les produits du textile et du cuir, les boissons et tabacs et les papiers, carton et imprimerie.
Cette évaluation générale masque, cependant, des évolutions qui tranchent avec ces mouvements d'ensemble.
L'enquête révèle aussi une certaine hésitation dans le comportement des industriels quant à l'évolution probable de leurs activités.
Ainsi, les investissements réalisés au cours du second semestre 1999 ou ceux prévus pour la moitié de l'an 2000 sont essentiellement destinés au maintien de l'activité et beaucoup moins à l'extension des capacités existantes ou à la création de nouvelles entités de production. Cette tendance explique en grande partie la faiblesse des emplois nets créés. Les investissements de renouvellement, ou de mise à niveau, ont plutôt tendance à se manifester par une suppression d'emplois que les nouvelles créations ont du mal à compenser.
Les interprétations données par les opérateurs à cette attitude se résument dans la faiblesse persistante de la demande, la baisse constatée des prix de vente de leurs produits (l'indice des prix de gros pour les produits industriels n'a connu qu'une augmentation moyenne de 0,9% au terme de l'année 1999, et l'indice du coût de la vie n'a évolué que de 0,7%).
Parallèlement, les industriels notent que certains coûts de production restent encore élevés et la concurrence internationale devient de plus en plus menaçante.
Cette anticipation des industriels vis-à-vis de l'avenir est presque générale. Toutefois, certaines activités, particulièrement celles travaillant à l'exportation, arrivent à surmonter ces différents obstacles avec plus de succès que d'autres en raison de la conjoncture favorable dont ils bénéficient. C'est le cas des secteurs des matériels électrique et électronique de précision, de la chimie-parachimie et dans une moindre mesure les produits métallurgiques de base, les ouvrages en métaux et les machines et matériels d'équipement.

Fedoua TOUNASSI

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