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    Economie

    Sécheresse: Le pire est évité

    Par L'Economiste | Edition N°:70 Le 11/03/1993 | Partager

    Témoigne, du retour de confiance des éleveurs, l'envolée des prix des brebis, l'indicateur par excellence: la brebis valait entre 300 et 400DH, juste après les premières pluies, elle est grimpée à 600/700DH cette semaine "et elle va continuer" car les éleveurs sont sûrs de pouvoir nourrir leurs bêtes, "et pas cher!".

    Les carcasses d'ovins ont gagné 2DH le kg en quinze jours et il faut s'attendre à une raréfaction de l'offre, sur tous les segments de marché: l'agneau de lait né à l'automne comme l'antenais d'un an qui va être engraissé pour l'Aïd, et ainsi gagner en poids et en prix.

    Chez les bovins, les hausses de prix sont plus limitées, mais il faut s'attendre aussi à voir les prix monter.

    En revanche, c'est à partir de juillet que de nouveaux problèmes pourraient apparaître, estiment les observateurs du Ministère de l'Agriculture: les céréales ayant souffert, il va manquer de la paille pour le cheptel, prévoient-ils.

    Aussi, en dépit du retour des pluies et de l'enneigement, les experts du Ministère de l'Agriculture insistent-ils pour maintenir les programmes de sauvegarde. Cultures et élevage confondus, le ministère a mobilisé un peu plus d'un milliard de DH, en imposant qu'une partie des prélèvements effectués sur les importations de céréales, aille directement au Fonds de Développement Agricole, ou via le Budget général et soit affectée aux programmes de sauvegarde.

    Pour l'élevage, ce sont 688 millions de DH qui sont affectés à la subvention des aliments composés, transport compris, I'importation d'orge, les recherches d'eau... Du côté des périmètres irrigués, la situation reste contrastée. Globalement le taux de remplissage des barrages est remonté à 29%, le 8 mars, un point de mieux par rapport au 22 février. Six périmètres ont desserré légèrement leurs restrictions: le Neckor à 63% des besoins normaux, Beni Moussa à 78%, la Tassaout amont à 52%, la Tassaout aval à 53%, le N'fis à 94% et le Tafilalet à 55%. Dans le Massa, ce sont les commissions locales qui ont décidé de s'auto-réduire à 77%, estimant que les ressources sont trop aléatoires pour prendre le risque d'utiliser pleinement l'existant . Dans la Moulouya, les restrictions ont été aussi aggravées: 65% des besoins servis au lieu de 73%. Le reste demeure inchangé par rapport aux programmes arrêtés Fin janvier(1).

    N.S.

    (1)Cf L'Economiste du 28 janvier et du 4 février 1993.

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