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    Economie

    Sécheresse: Le Maroc s'inspire de l'expérience américaine pour créer son observatoire

    Par L'Economiste | Edition N°:633 Le 08/11/1999 | Partager


    · Les grandes lignes du futur observatoire national de la sécheresse sont tracées
    · Un organisme similaire rattaché à l'Université du Nebraska (USA) a servi d'exemple


    C'est désormais une priorité. La création de l'observatoire national de la sécheresse est de plus en plus pressante. Les travaux de préparation s'accélèrent. C'est ainsi qu'un groupe de travail composé sous la houlette du Ministère de l'Agriculture, du Développement Rural et des Pêches Maritimes a pu définir les grandes orientations stratégiques à l'issue des travaux de l'Atelier international sur les effets de la sécheresse, qui s'est clôturé le 3 novembre à Rabat.
    Les grandes lignes de ce que sera le futur observatoire ont été tracées. Il devra être «un cadre de concertation pour créer un espace d'échanges pluridisciplinaires et de partenariat autour de la sécheresse». Ce sera donc avant tout une unité de recherche et de concertation.
    Le rôle de l'observatoire tel que défini, estime un observateur, laisse évidemment planer le doute sur la capacité d'action sur l'échelle micro-économique de la future structure face aux réalités du terrain. «Serait-ce encore une de ces coquilles vides consacrées à la recherche, mais qui reste centrée sur elle même, sans intégrer dans ses calculs les paramètres du terroir», s'interroge-t-il.
    Quoi qu'il en soit, la création de l'observatoire en elle-même était une nécessité imposée par l'irrégularité constante des faveurs du ciel.
    Le Maroc est confronté pratiquement une année sur deux au fléau de la sécheresse. C'est devenu une tendance structurelle du climat.
    Et pour pouvoir y faire face, il faut d'abord mieux comprendre le phénomène.
    Cette compréhension devait être le point de départ de la nouvelle politique agricole qui avait en toile de fond "l'objectif d'extirper le phénomène par ses racines et non plus de le traiter une fois que le mal est fait", selon M. Habib El Malki, ministre en charge du dossier(1).
    A sa base, l'observatoire national de la sécheresse devra être une structure souple qui mettra ses moyens humains et matériels pour lutter contre les effets de la sécheresse.
    Dans la pratique, il sera organisé en réseau. Une structure centrale cordonnera le travail de plusieurs relais à l'échelle régionale.
    Le groupe de travail a clairement recommandé que l'Observatoire soit domicilié dans un environnement scientifique et technique qui lui confère «neutralité et efficience dans l'action» à l'instar des établissements similaires dans le monde. Il cite nommément l'exemple de l'Observatoire national de gestion de la sécheresse aux Etats-Unis. Ce dernier est rattaché à l'Université d'Etat du Nebraska.
    Cette pratique américaine est dictée par la multidisciplinarité des activités de l'observatoire: agro-météorologie, agronomie, gestion des ressources en eau, production et santé animale, agro-économie et politique agricole, statistiques, informatique... Les chantiers sont donc nombreux et leur gestion dans une parfaite cohésion suppose une bonne dose de doigté. Le pari sera-t-il tenu?

    Ghassan KHABER

    (1) Cf L'Economiste du 25 juin 1999.

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