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Politique

Sebta-Mellilia
L’ouverture des négociations, unique issue?

Par L'Economiste | Edition N°:2646 Le 07/11/2007 | Partager

. Entre émotivité politique et actes tangibles . Le Maroc continue de revendiquer… . Esquives diplomatiques chez les Espagnols «PROVOCATION». Le terme est revenu en boucle lors de la séance plénière tenue le 5 novembre au Parlement. Pourtant, des parlementaires ont, comme d’habitude, brillé par leur absence. D’autres ont quitté l’hémicycle avant la levée de la séance et ils sont nombreux. Toujours est-il que le Premier ministre, Abbas El Fassi, et les présidents des groupes parlementaires se sont succédé au perchoir pour «réprouver» la visite du Roi d’Espagne, Juan Carlos à Sebta et Mellilia. Le monarque espagnol a d’ailleurs modifié son planning en «quittant Sebta, vers 16 heures, pour passer la nuit à Malaga». En revanche, son voyage à Mellilia a été maintenu hier mardi comme prévu. Ce petit ajustement du programme n’a pas été sans doute provoqué par la plénière tenue, au moment même, par le Parlement Marocain. Tout porte à croire que c’est plutôt des considérations sécuritaires qui ont prévalu. La déclaration du ministre de l’Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba, intervenu le jour même, a plus ou moins l’air d’un aveu. Il parle de «présence croissante d’Al Qaïda» au Maghreb. Et la considère comme une «menace réelle» pour les intérêts espagnols surtout après le récent jugement des attentats du 11 mars 2004 à Madrid. En plus, Al Qaïda n’hésite pas à désigner les deux enclaves comme «territoires occupés». Près de 5.000 agents espagnols ont été appelés aux renforts. Dans la même foulée, le ministère espagnol des Affaires étrangères déclare «soutenir le projet d’Union méditerranéenne» et évoque L’imminence d’un «Barcelone plus». Malgré toutes ces «bonnes intentions», Rabat n’en démord pas. La «provocation» est surtout symbolisée par le choix des dates. Le 6 novembre coïncide avec la commémoration de la Marche verte. La visite du roi d’Espagne renferme un message implicite. «Le Sahara est une chose, Sebta et Mellilia en sont une autre»: a priori, pas de négociation sur ce sujet. Il l’a souligné indirectement lors de son discours du 5 novembre à Sebta. «J’ai un engagement à honorer» à l’égard de cette ville. Un engagement… politique évidemment. Une chose est sûre, la visite de Juan Carlos a «au moins permis de ressortir le dossier de Sebta-Mellilia du fond des tiroirs», soulignent certains observateurs. Un point de vue auquel la Primature ne semble pas adhérer. Le chef du gouvernement, Abbas El Fassi, a d’ailleurs signalé, lors de son allocution, que «le Maroc a toujours revendiqué la marocanité des deux villes». En plus, cette question n’a jamais été évacuée malgrès «les conventions signées avec le voisin espagnol et l’UE», souligne-t-il. Le protocole de Barcelone, conclu en 2003, est le dernier exemple en date. Reste un petit hic! C’est que toutes ces revendications sont restées circonstancielles. Le dossier de Sebta-Mellilia n’a pas été pris à bras le corps comme celui du Sahara, du moins en termes de pragmatisme. L’une des rares initiatives émane de feu Hassan II en 1987. Il a proposé à l’Espagne de «constituer une cellule de réflexion» pour apurer le dossier. Entre-temps, les Espagnols ont fait la sourde oreille. Quant aux Marocains, ils ont continué à revendiquer... L’assemblée plénière du Parlement esquisse un petit revirement. Les présidents des groupes parlementaires ont pour la plupart évoqué un «re- paramétrage» des relations bilatérales avec l’Espagne, mais pas de rupture. Des propositions ont été formulées ici et là. L’une des plus marquantes est celle de déclarer «le 5 novembre comme jour de Sebta et Mellilia». D’autres demandent à créer un centre de recherche et de documentation dédié à cette «cause nationale». Reste à savoir si ces «mesurettes» vont vraiment changer la donne.


Manif depuis lundi

AMBIANCE de mobilisation, pour cette matinée de lundi à Tétouan. Autobus, voitures et un important flot de passants s’attroupent sur la place Moulay El Mehdi. Tout ce beau monde a tenu à marquer sa désapprobation de la visite du monarque espagnol à Bab Sebta. Mellilia, seconde étape de la «tournée» de Juan Carlos, était prévue hier mardi 6 novembre. Après une première manifestation dimanche dernier devant le consulat espagnol, les Tétouanais sont revenus à la charge le lendemain pour une marche vers la frontière. Organisée par une plate-forme regroupant plusieurs partis politiques et le tissu associatif de la ville, la manifestation a pris le départ de place Moulay El Mehdi, juste sous les fenêtres du consul d’Espagne à Tétouan.Faiçal FAQUIHI

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