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Seafood
Modeste participation des opérateurs marocains
DNES à Bruxelles, Aziz GHOUIBI

Par L'Economiste | Edition N°:3016 Le 04/05/2009 | Partager

. Seulement 18 exposants sur 300 m2 . Pourtant le salon s’érige en carrefour d’affaires. Il draine près de 30.000 visiteurs de 150 pays Deux façades maritimes dont l’une sur l’Atlantique et l’autre sur la Méditerranée, soit 3.500 km de côtes pour le Maroc. Et tout un potentiel halieutique pour le pays. Pourtant, sa présence au salon européen Seafood Exposition (ESE), qui a eu lieu du 28 au 30 avril à Bruxelles, ne reflète pas l’importance du secteur des produits de la mer marocain. Tout au plus une surface de 300 m2 y a été occupée par 18 exposants. Juste à côté, l’Espagne, premier importateur du poisson frais à partir de nos pêcheries, a mobilisé l’essentiel du Hall 7. Un pavillon de 3.000 m2. D’autres pays qui produisent moins que le Maroc se sont permis aussi des superficies conséquentes. Comment s’explique alors le peu d’intérêt affiché par les professionnels marocains pour cette plate-forme considérée comme une véritable Bourse du poisson? Certes, la présence marocaine a enregistré une évolution certaine sur les 10 dernières éditions.

Nouveaux produits
D’un stand de 60 m2 occupé par la Fédération nationale des industries de valorisation des produits de la mer (Fenip) en l’an 2000, le pavillon du Maroc a gagné en surface et en nombre d’exposants. Mais cela reste insuffisant compte tenu du poids du secteur et des besoins en termes de développement des marchés. Surtout que tous les frais liés à l’achat et à l’agencement du stand, frais de voyage et d’hébergement sont pris en charge à raison de 80% par Maroc Export. Le reste est financé par la Fenip. Cette année, le paquet a été aussi mis sur la communication. Selon Maroc Export, un millier d’invitations ont été adressées aux importateurs et centrales d’Europe et du monde arabe. Et pour drainer le maximum de visiteurs, une bonne signalétique a été installée. Les ambassades auprès du Royaume de Belgique et de l’Union européenne ont été également mises à contribution pour vendre la présence marocaine. Présence qui, de l’avis de nombreux exposants, s’est distinguée, malgré tout, par un pavillon fort original. Inspiré des référentiels de l’architecture marocaine, il arborait néanmoins une touche moderniste matérialisée notamment par une ouverture sur toutes les allées. Histoire de permettre aux exposants d’avoir une vitrine sur toutes les allées du salon. Toutefois, le Maroc aurait pu avoir un meilleur emplacement mais les réservations ne se sont pas faites dans les délais requis. Quoi qu’il en soit, la participation marocaine s’est enrichie de nouveaux produits, notamment les poissons et crustacés marinés. Le reste est constitué des conserves, poissons frais, congelés et produits dérivés. En somme les produits traditionnels. Le manque d’innovation, les professionnels l’attribuent au sous-approvisionnement en poisson de qualité et l’absence d’ouverture du commerce extérieur. Or, les grands pays exportateurs de produits de la mer produisent peu de poisson. C’est le cas du Japon qui exporte 10 millions de tonnes mais n’en produit qu’un million. L’Espagne compte aussi parmi les gros exportateurs mondiaux alors qu’elle tire l’essentiel de sa matière première des pêcheries de pays tiers dont le Maroc. «Pourquoi le Maroc n’ouvre-t-il pas son commerce extérieur du poisson?», s’interroge ce professionnel. Dans la mesure où la restructuration du secteur de la pêche peine à se réaliser. En attendant, il est à noter que l’ESE se tient simultanément avec le salon de la transformation des produits de la mer (Seafood Processing Europe-SPE). Le premier qui a bouclé sa 17e édition a reçu 1.700 exposants venus de plus de 80 pays. Le second a réuni plus de 250 entreprises spécialisées dans les équipements de transformation, de conditionnement et de services. Côté visiteurs, les statistiques sont aussi éloquentes. Les organisateurs parlent de 30.000 visiteurs professionnels. La crise qui frappe les secteurs financier et industriel ne semble pas affecter les produits aquatiques et leurs activités annexes. Une étude menée au terme de l’édition 2008 révèle que le budget d’achat moyen par visiteur s’élève à l,1 million d’euros. L’étude indique également que le Seafood a permis à 85% des visiteurs de découvrir de nouvelles sociétés. Plus révélateur encore, le profil des visiteurs. Selon les organisateurs, l’événement attire les plus grands acheteurs du monde toutes catégories confondues. Le commerce de grande surface et au détail y représente 49%, l’import export 24% et les fournisseurs 26%. L’intérêt des visiteurs se porte à 59% sur les produits surgelés alors que le poisson frais attire 36% d’acheteurs.
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