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    Société

    Schizophrénie
    Espoir pour les familles des malades

    Par L'Economiste | Edition N°:2669 Le 10/12/2007 | Partager

    . Au Maroc, plus de 300.000 cas recensés «Mon fils était normal jusqu’à l’âge de 14 ans. A partir de là, tout a basculé et notre calvaire a commencé». Naïma Trachen est mère d’un fils de 33 ans qui, depuis 19 ans, souffre d’une schizophrénie résistant à tout traitement. Son fils, pourtant brillant -il allait passer son baccalauréat à l’âge de 16 ans- sombrait tout d’un coup dans le noir d’un mal étrange. Il a commencé à avoir des hallucinations et entendre des voix à l’âge de 14 ans. Il sera déclaré schizophrène à l’âge de 15 ans. D’un enfant sociable, il commence à s’isoler et à préférer la solitude. Ses crises d’hallucinations deviennent plus fréquentes et difficiles. Désormais, rémissions et chutes vont rythmer son quotidien et celui de ses parents. «Du jour au lendemain, ses rêves et les nôtres se sont effondrés. Pour nous, cette maladie est une blessure qui ne cicatrisera jamais», lâche, dépitée, Naïma Trachen. Son fils commence à avoir beaucoup d’hallucinations et ses crises de délire deviennent difficiles à gérer. «On commence à fréquenter les cabinets et centres de psychiatrie, privés et publics, à Casablanca, à Rabat et même à l’étranger en quête d’un traitement. Le cas de mon fils est particulièrement résistant», déplore Trachen. C’est dire la lueur d’espoir qu’elle entrevoit et son enthousiasme quand elle apprend le projet d’un essai thérapeutique d’une nouvelle molécule pour le traitement de la schizophrénie. «Le cas de mon fils est très résistant. Nous avons changé des dizaines de fois son traitement, mais sans grand succès», assure-t-elle. Aussi n’hésite-t-elle pas à apporter son soutien à l’équipe du Pr Moussaoui et à ses travaux dans le cadre de l’essai thérapeutique pour tester la nouvelle molécule. Trachen est aussi présidente de l’association Amali, une organisation qui apporte son appui et son soutien aux malades mentaux et en particulier aux schizophrènes. Elle représente aussi l’association Shems de Marrakech. Pour elle, cette molécule représente un grand espoir pour ces malades de plus en plus nombreux. Selon l’OMS, la schizophrénie touche entre 0,7 et 1% de la population. Au Maroc, ce sont plus de 300.000 cas qui sont recensés. Sans oublier tous les malades qui échappent au recensement, parce qu’ils préfèrent emprunter des circuits autres que médicaux (marabouts, médecine traditionnelle…). K. E. H.

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