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Sauvetage de Freddie et FannieUne entorse au credo libéral des USA

Par L'Economiste | Edition N°:2856 Le 09/09/2008 | Partager

. 200 milliards de dollars pour éviter la faillite. L’une des opérations les plus coûteuses dans l’histoireSIX mois après avoir organisé le sauvetage de Bear Stearns, l’administration américaine a fait dimanche dernier une nouvelle entorse à ses convictions libérales en se disant prête à apporter jusqu’à 200 milliards de dollars à Fannie Mae et Freddie Mac pour leur éviter la faillite. Le sauvetage de la banque d’affaires Bear Stearns, en mars, avait été conduit de manière inédite par la Réserve fédérale américaine (Fed), qui avait accepté de financer son rachat par une de ses concurrentes, JPMorgan Chase, en lui apportant 30 milliards de dollars de liquidités.Avec le dispositif de sauvetage de Fannie Mae et Freddie Mac annoncé dimanche 7 septembre par le ministre du Trésor américain Henry Paulson, les choses prennent une toute autre ampleur. Même s’il est probable que l’enveloppe de 200 milliards de dollars débloquée ne sera pas nécessairement consommée intégralement, ce plan s’annonce comme l’un des renflouements de sociétés privées les plus coûteux jamais menés dans l’histoire de la finance mondiale. Le sauvetage de Bear Stearns avait suscité une forte vague de critiques aux Etats-Unis, et le président de la Fed, Ben Bernanke, mis sur la défensive, avait été contraint de défendre son action en affirmant que celle-ci était «nécessaire dans l’intérêt de l’économie américaine». Les critiques reprochaient surtout à Bernanke, qui avait reçu un soutien appuyé du président George W. Bush, de nourrir «l’aléa moral» en faisant croire aux investisseurs imprudents qu’ils seront toujours sauvés de leurs décisions hasardeuses.Le plan de Bernanke avait soulevé des réserves et des critiques au sein du Congrès américain (démocrates et républicains confondus), et le président de la Réserve fédérale avait même été brocardé par un des membres de son institution, Jeffrey Lacker, président de la banque de réserve de Richmond (Sud-est), lequel avait estimé que l’intervention de la banque centrale avait interféré dans un mouvement normal de correction des marchés. Les mêmes critiques ne devraient pas manquer de se manifester, au vu des sommes en jeu pour Fannie Mae et Freddie Mac.Pour cela sans doute, le Trésor a mis les formes, en insistant sur le fait que la formule retenue était «le moyen le plus efficace pour éviter un risque systémique» -Fannie Mae et Freddie Mac détenant ou garantissant plus de 5.000 milliards de dollars de titres hypothécaires- et qu’elle contenait «des dispositions pour protéger le contribuable».Aux termes du plan, le Trésor sera ainsi prioritaire en cas de liquidation. Les actionnaires et les détenteurs actuels de titres subordonnés devront supporter les pertes potentielles avant que celui-ci puisse être sollicité.


Piliers du refinancement hypothécaire

LES deux piliers du refinancement hypothécaire aux Etats-Unis, Fannie Mae et Freddie Mac, assurent depuis 40 ans la fluidité du marché du crédit immobilier américain en rachetant des prêts aux banques. De leurs vrais noms Federal National Mortgage Association (Fannie Mae) et Federal Home Loan Mortgage Corporation (Freddie Mac), les deux établissements sont des sociétés privées, qui ne sont pas liées formellement à l’Etat américain mais disposent d’une ligne de crédit garantie par ce dernier. Cette facilité leur permet d’emprunter de l’argent sur le marché à des taux bien plus faibles qu’une banque. Tous deux usent de cette capacité pour remplir leur mission, à savoir racheter des prêts immobiliers aux établissements de crédit qui les ont souscrits.Synthèse L’Economiste

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