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Economie

Santé sexuelle: L’implication des imams sollicitée

Par L'Economiste | Edition N°:2081 Le 08/08/2005 | Partager

. Une des recommandations du dossier marocain pour le sommet de New York . La santé reproductive prend le dessus sur la planification familiale EXISTE-t-il toujours au Maroc un lien entre l’évolution démographique et les campagnes de sensibilisation à l’utilisation des moyens contraceptifs? Pas tellement. Selon les professionnels marocains de la planification familiale, la relation de cause à effet est dépassée. Plusieurs indicateurs sociaux le prouvent, comme le recul de l’âge de mariage (29 ans chez les femmes et 32 ans chez les hommes) et le taux de fécondité (nombre d’enfants par femme) qui a considérablement baissé pour se maintenir à 1,2 dans les villes et 2,6 en milieu rural. Rien que ces deux facteurs prouvent que la question de la démographie ne représente plus un souci majeur comme auparavant. Aujourd’hui, la planification familiale vise une meilleure qualité de vie à travers les programmes de santé sexuelle et reproductive. Cet élément fait partie des recommandations que la délégation marocaine portera à l’appréciation du sommet du groupe des 77 plus la Chine qui se tiendra à New York au mois de septembre prochain. Mieux, l’Association marocaine de planification familiale (AMPF) veut inciter le sommet à intégrer la santé sexuelle et reproductive dans les objectifs qui seront tracés pour 2015 et 2025, annonce son directeur exécutif Mohamed Graigaa. Lors d’un Congrès sur la population et le développement organisé, jeudi 4 août à Rabat, par l’AMPF, celle-ci a établi une liste de recommandations à soumettre au sommet de New York. Mais avant, les participants au Congrès, dont des associations mondiales, ont commencé par faire le bilan des réalisations de cinq pays dont le Maroc. Il s’agit des actions menées par des associations de Mauritanie, Tunisie, Algérie, Maroc et Djibouti. La manifestation intervient 10 ans après le Congrès du Caire où les premiers jalons de leurs actions ont été tracés. A travers ses huit recommandations, le Congrès de Rabat a défini les nouveaux concepts de la lutte contre les maladies sexuelles et reproductives. Il a énuméré les obstacles religieux et sociaux qui rendent difficile la lutte contre les maladies sexuellement transmissibles (MST). Impératif: les leaders religieux et imams doivent être impliqués dans le processus de sensibilisation. Il existe aussi, dans la plupart des pays concernés, des comités de population dont l’action doit être renforcée. Par ailleurs, le Congrès de Rabat a appelé à une plus grande ouverture sur le privé, les ONG et surtout les bailleurs de fonds. Les participants veulent aussi que le test du VIH-sida dans le bilan prénuptial et prénatal devienne systématique. Le Congrès a particulièrement insisté sur l’intégration du droit à la santé sexuelle et reproductive dans les programmes d’éducation. Surtout après la réussite du cursus sur la question démographique et la planification familiale. Autre recommandation, la création d’une banque de données nationale et maghrébine. Elle permettra de connaître les grandes tendances en matière de santé sexuelle et reproductive dans la région.


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OUTRE le problème des outils pédagogiques qui ne sont pas encore au point dans les pays du Maghreb, la sensibilisation à la santé sexuelle et reproductive pose celui des moyens. Une campagne médiatique peut coûter jusqu’à 2 millions de DH. Ce qui est énorme pour une association dont les ressources sont instables. Toutefois, l’AMPF n’en démord pas. Elle prépare une campagne qui débutera le 1er octobre prochain et qui ne devra coûter pas plus d’un million de DH. Les messages qui seront diffusés mettront désormais l’accent sur une meilleure qualité de vie basée sur l’observation des impératifs de la santé sexuelle et reproductive. L’Association adoptera à cet effet les techniques de marketing social et celles de plaidoyer pour mieux toucher sa cible.Mostafa BENTAK

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