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    Affaires

    Santé: Querelle entre le syndicat du PJD et El Khyari

    Par L'Economiste | Edition N°:1156 Le 03/12/2001 | Partager

    . La Fédération de la Santé, affiliée à la centrale syndicale du PJD, affirme que le ministère a perturbé sa grève du 21 novembre . Le personnel des hôpitaux aurait reçu l'ordre de travailler normalement ce jour-làEtrange. Neuf jours après sa grève dans le secteur de la santé, la Fédération Nationale de ce secteur (FNSS-UNMT) organise une conférence de presse pour annoncer les résultats. Elle avait déjà sorti un communiqué relatant le succès de son mouvement. Pourquoi alors une deuxième sortie médiatique?Comme attendu, Abdelkader Terfai, secrétaire général de cette formation, s'en est particulièrement pris à Thami El Khyari, ministre de tutelle. Il explique que le ministère avait mené toute une campagne pour brouiller son action et faire capoter la grève. Selon lui, des responsables du Ministère auraient donné des instructions au personnel des hôpitaux lui intimant l'ordre de travailler normalement le jour de la grève. Sinon, toute absence serait considérée comme injustifiée et donc susceptible de sanction. “Deux jours auparavant, le ministère a publié la liste des examens de promotion pour absorber notre colère”, poursuit Terfai. Ces tests ont été depuis longtemps réclamés par la Fédération, mais sans pour autant être appliqués. En fait, le bras de fer entre les deux parties est le résultat d'un problème de reconnaissance. El Khyari refuse de s'asseoir à la même table que Terfai. Il ne reconnaît pas la FNSS d'autant plus que celle-ci sème la zizanie dans son département et perturbe la sérénité de ses relations avec les autres syndicats. En effet, depuis sa nomination à la tête de la Santé et mis à part les quelques sorties de la Fédération islamiste, le ministre du FFD ne s'est pas beaucoup heurté à la contestation syndicale. Depuis leur fracassante grève de 1998 sur le statut des médecins, la CDT, l'UGTM et l'UMT semblent baigner dans une lune de miel avec le ministère. Ils n'ont pas fait d'autres sorties marquantes. Mais qu'est-ce qui a réellement provoqué la colère de la FNSS: une absence de reconnaissance ou la non-application de son cahier revendicatif? La question paraît anodine. Car pour que ses revendications soient réalisées, la Fédération doit d'abord être reçue par le ministère, donc reconnue. Mais les sorties répétitives de la formation islamiste jettent le flou sur la finalité même de son combat. A force d'en vouloir à El Khyari, le syndicat risque en effet de déclencher des grèves prétextes qui ne seraient pas l'émanation d'une revendication de la base, rien que pour contrarier le ministre. Mais Terfai écarte ces inquiétudes. Il réplique, confiant, que le cahier revendicatif de sa fédération retrace les difficultés de la profession et qu'il est urgent de les résoudre. Il avance, ironique, que plusieurs ont été reprises dans la réforme du ministère, sans pour autant que leur auteur, à savoir la FNSS, ne soit consulté.


    Fonctionnaires fantômes?

    Terfai dit vouloir lever le voile sur les pratiques “peu catholiques” du ministre du FFD. Il multiplie les déclarations sur des questions brûlantes. A côté des nominations partisanes, il avance que les fonctionnaires fantômes se seraient multipliés dans le Département de la Santé depuis l'avènement du ministre actuel en septembre 2000. Selon lui, leur nombre est passé de 5 à 35. La plupart sont des hauts fonctionnaires qui perçoivent des salaires sans exercer. Nadia LAMLILI

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