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Santé Publique: Limité dans ses budgets le Ministère recherche l'efficacité

Par L'Economiste | Edition N°:46 Le 24/09/1992 | Partager

Le Ministère de la Santé Publique a organisé deux journées d'études les 18 et 19 Septembre, pour l'amélioration du fonctionnement des hôpitaux. Les méthodes de gestion du secteur privé font leur entrée dans l'Administration Publique.

Les 18 et 19 Septembre ont rassemblé les cadres du Ministère de la Santé pour la mise au point d'une méthodologie d'étude qui devrait permettre de sortir l'hôpital de la crise d'organisation qui réduit sa marge d'action. Car le service qui découle du manque d'organisation est réduit.

Le travail des deux journées a consisté à dresser la liste des problèmes, dans un premier temps, puis à proposer des solutions concrètes dans un deuxième temps. L'état des hôpitaux est déficient . Le nouveau Ministre expliquera que "Les nombreux progrès réalisés en matière de prévention" (vaccination, planification familiale) n'apparaissent pas aux malades. Ce qui apparaît, c'est l'état de la médecine curative. Lorsque les personnes sont malades, elles peuvent observer l'état des urgences, du fonctionnement des centres de santé ou des hôpitaux. Et sur cette question, l'état des lieux est douloureux. "Pas de médecins titulaires au-dessus de certaines heures de la soirée" (même dans la capitale) dans les hôpitaux, peu de fils, de médicaments, de matériel de base, de draps de qualité, pas de médecins dans les centres de santé la nuit pour prendre des décisions si le besoin s'en fait sentir", etc...

Car ce dont il est question dans cette action engagée pour l'amélioration des services de Santé Publique, c'est un retour à une meilleure gestion des hôpitaux, et pour ce faire, l'action du Ministère ira dans deux directions.

La première Direction consistera à proposer immédiatement un service efficient aux malades. D'abord au niveau des centres de santé: il devra y avoir en permanence un médecin dans les centres pour répondre aux besoins de la population surtout la nuit.

Ensuite améliorer ce qui, sans doute, est sujet au plus grand nombres de critiques: les urgences des hôpitaux. Sur cette question, la réorganisation de ces services s'attachera à veiller à ce que les meilleurs médecins et les meilleurs chirurgiens assurent leur tour de garde comme il se doit "Professeurs agrégés, maîtres-assistants, médecins, infirmiers, aides-soignants, l'ensemble du corps médical est concerné dans cette lutte pour l'amélioration du système hospitalier", poursuit-on au Ministère de la Santé Publique. L'autre Direction vers laquelle on s'oriente est la gestion. Elle revêt une importance d'autant plus grande puisque les moyens resteront limités, Dans un premier temps, aucune augmentation budgétaire n'est prévue. Avec les 200 milliards de centimes alloués chaque année au Ministère, dont près des trois-quarts sont dépensés en salaires, la nouvelle équipe pense qu'il est possible de faire mieux. Le principe général est d'arriver à une organisation plus efficiente, en rétablissant un climat de confiance plus important. Au-delà des compétences qui diffèrent, ou des moyens des meilleurs médecins qui sont exercés dans des cliniques modernes, l'hôpital public (et le service des urgences) reste la vitrine populaire du corps médical. Draps, nourriture, statuts, services, autonomie, tout est rapidement discuté au cours de ces journées pour dégager les grandes lignes de conduite. L'ensemble participe au travail. Les outils de gestion de ressources humaines, qui ont fait la force des grandes entreprises modernes, se résument d'ailleurs dans les concepts "de concertation, de participation et de mobilisation". Ils reviennent souvent dans les propos du Ministre . Tout le monde doit participer au processus de décision. L'information, pour être retenue, doit être fluide dans les sens vertical et horizontal. L'efficacité des mesures adoptées au niveau de la gestion de I'hôpital sera, elle, suivie par des indicateurs qui sont de deux ordres. Les premiers analysent les résultats par rapport au public. Ce sont, les délais d'attente au niveau des services des urgences, les articles de presse concernant les problèmes de la santé, et le nombre des urgences ressenties. Le second groupe d'indicateurs de suivi englobe le fonctionnement des hôpitaux ainsi que le personnel concerné. Trois autres critères seront pris en compte: le taux de fréquentation des permanences médicales, les enquêtes ponctuelles réalisées par le Ministère et le nombre de lacunes identifiées au niveau de l'organisation des activités des urgences lors des visites de supervision.

H.H.

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