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    Economie

    Santé: L’urgence d’une carte sanitaire

    Par L'Economiste | Edition N°:2869 Le 26/09/2008 | Partager

    . Organisation du parcours de soins. Rationalisation et bonne maîtrise des coûts. Un plan de santé pour le ruralLA carte sanitaire devient plus qu’une nécessité. En tant qu’instrument de régulation de l’offre de soins, sa mise en place contribuera à réduire les écarts de couverture entre régions et corriger les dysfonctionnements organisationnels et de coordination. Le plan d’action 2008-2012 du ministère de la Santé prévoit un certain nombre de mesures pour promouvoir le rôle de l’hôpital public. Il est prévu notamment de mettre en place dans tous les hôpitaux publics des pharmacies hospitalières gérées par des pharmaciens et dont les locaux sont aux normes. Des séances de travail seront organisées pour finaliser et valider le système d’allocation des crédits des médicaments et des dispositifs médicaux sur la base des activités hospitalières. Des commissions se tiendront d’autre part pour définir les produits onéreux en vue d’arrêter la liste des médicaments achetés par l’hôpital et prescrits au cours de l’hospitalisation. Le département de la santé pense aussi à la conception de kits pour les actes de chirurgie les plus fréquents (césarienne, chirurgie viscérale…). Cette action vise la rationalisation et une bonne maîtrise des coûts. L’autre volet concerne la mise en place des guichets pour les différents régimes de couverture médicale (AMO, Ramed, Inaya) et afficher les tarifs en vigueur. Le ministère pense même à instaurer une journée nationale sur l’hôpital.La mise à niveau va se faire aussi à travers la création d’une cellule d’accueil et d’orientation à l’entrée de l’hôpital avec une meilleure gestion des rendez-vous. De même un parcours de soins sera organisé à l’intérieur de l’hôpital selon les circuits de recours (urgences, accouchement, consultation spécialisée externe, examens externes, hospitalisation complète et hôpital de jour). Les urgences sont aussi concernées par cette mise à niveau à travers une prise en charge au niveau de ses services. Les modalités sont ainsi définies selon la gravité de l’urgence: un circuit rouge pour les risques, vital ou fonctionnel, et un circuit vert pour les cas allégés. La signalisation sera adaptée en conséquence avec une rénovation et normalisation des couleurs des services hospitaliers. Les laboratoires sont aussi concernés par le plan d’action. L’objectif est de généraliser les normes des laboratoires, les aménager et les doter d’équipements adéquats. L’idée aussi est de mettre en place une gestion informatisée en liaison avec les services consommateurs pour informer les prescripteurs sur la disponibilité des médicaments et dispositifs médicaux et pour assurer leur traçabilité. Du côté du management hospitalier, une nouvelle organisation sera effective et généralisée tout en instaurant un règlement intérieur des hôpitaux (RIH) avec une mise en œuvre du projet d’établissement hospitalier (PEH). En ce qui concerne les déchets hospitaliers, le ministère de la Santé mettra en place une filière de traitement des déchets d’activités de soins (le tri) tout en renforçant l’externalisation du traitement. Globalement, cet axe vise le développement des centres hospitaliers universitaires qui connaîtront aussi un recadrage. Dans ce sens, le département de Baddou prévoit l’amélioration de la gouvernance, la régulation de l’offre de soins tertiaire et la mise aux normes avec une assurance qualité.

    Politique de RH
    Et le rural dans tout ce processus? Il est doté d’un plan de santé qui vise l’amélioration des indicateurs ou encore le développement d’une politique de ressources humaines. L’objectif est de passer d’un ratio de 1,86 prestataires de soins pour 1.000 habitants à 2,5 pour 1.000 en 2012 puis à 3 pour 1.000 à l’horizon 2020 pour garantir une couverture sanitaire efficace. La programmation se fera en deux étapes. D’une part le renforcement des capacités de formation des professionnels de santé à travers le relèvement du numerus clausus des facultés de médecine actuelles et la création de nouvelles facultés de médecine et CHU. D’autre part, la formation des paramédicaux dans les établissements publics et privés sera développée. Pour mettre en œuvre la réforme pédagogique des études médicales, pharmaceutiques et odontologiques, il sera procédé à l’élaboration des normes pédagogiques pour la rentrée universitaire 2008-2009 et à l’augmentation des ressources humaines, matérielles et financières. De nouvelles filières de formation pour accompagner la mise en œuvre des réformes du système de santé seront mises en place également. Des actions seront aussi menées pour mieux informer les usagers des établissements de soins sur leurs droits et obligations (affichage des tarifs, fonctionnement des équipements particuliers, liste des responsables et de garde). Le ministère mettra en parallèle un programme de lutte contre la corruption (numéro vert, guichets spéciaux, portes ouvertes et création des comités locaux de transparence au sein des hôpitaux). Sur le volet des médicaments, le ministère de tutelle s’attellera à la mise en application des dispositions du nouveau code du médicament et de la pharmacie (loi 17-04). Parmi ses autres priorités, la mise en place de nouvelles procédures de fixation des prix pour rendre les médicaments financièrement accessibles et la mise en œuvre des nouvelles dispositions relatives à l’approvisionnement en médicaments dans le secteur public.

    Contrôle

    DES actions spécifiques seront initiées ou renforcées pour l’accélération de la réduction de la mortalité maternelle et néonatale. L’objectif est de réduire la mortalité maternelle de 227 à 50 pour 100.000 naissances vivantes et la mortalité infantile de 40 à 15 pour 1.000 naissances vivantes à l’horizon 2012). D’autres maladies sont concernées par ce contrôle: le diabète, les maladies cardiovasculaires, les types de cancer d’incidence majeure et l’insuffisance rénale chronique ainsi que les facteurs de risque tels que l’hypertension, les dyslipidémies, l’obésité et le manque d’activités physiques. Il faut faire face aussi à d’autres problèmes tels que les traumatismes, la sécurité routière, le tabagisme, l’alcool et les drogues, la pollution de l’environnement et ceux qui affectent la santé mentale.Fatim-Zahra TOHRY

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