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Economie

Santé et sécurité au travail
Pas assez de médecins

Par L'Economiste | Edition N°:2693 Le 16/01/2008 | Partager

. 700 praticiens pour 3.500 entreprises . L’Etat prévoit des mesures d’urgence Le Maroc a besoin de 3.500 médecins du travail. Il n’en compte actuellement que 700. Jamal Aghmani, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle compte remédier à la situation. En effet, sur les 3.500 entreprises employant plus de 50 salariés, et nécessitant ainsi un service médical interne, seules 700 peuvent en disposer actuellement. «C’est une situation pour laquelle nous essayons de trouver des arrangements», indique Abdelouahid Khouja, secrétaire général du département de l’Emploi.Les solutions ne manquent pas. Mais reste la question des moyens. Aghmani parle d’une panoplie de mesures relatives à l’amélioration de la santé au travail, à mettre en place courant 2008. Parmi ces actions, le ministère de l’Emploi prévoit la création de trois nouvelles inspections de médecine du travail à Marrakech, Tanger et Agadir ainsi que l’augmentation du nombre des effectifs de celles déjà existantes. En outre, il est prévu la formation de 25 ingénieurs en vue de leur réinsertion dans le domaine de la sécurité au travail. Enfin, de multiples visites seront menées dans les secteurs à haut risque sur la santé des travailleurs. Ces mesures seront-elles efficaces? Certains avancent d’autres solutions: «Nous avons proposé la mise en place d’un mécanisme de mutualisation, de manière à ce que les médecins soient répartis par secteur et non par entreprise», explique Khouja. Simple reconfiguration du problème, cette solution ne peut éviter que partiellement les effets néfastes du défaut de service médical au sein de l’entreprise. D’ailleurs, le praticien joue un rôle très important au sein de l’entreprise, car il peut prévenir bon nombre d’accidents professionnels à travers le diagnostic des travailleurs. Avis d’expert, «l’expérience montre que la plupart de ces accidents auraient pu être évités grâce au suivi médical», explique Sameera Maziadi Al-Tuwaijri, directrice du programme Safework du BIT.Pourtant, le code du travail dispose, dans son article 304, qu’ «un service médical du travail indépendant doit être créé auprès des entreprises lorsqu’elles occupent cinquante salariés au moins et/ou effectuent des travaux exposant les salariés au risque de maladies professionnelles», et que ces entreprises «doivent disposer d’un médecin du travail durant toutes les heures du travail». Ainsi, au moins 2.500 entreprises marocaines enfreignent la loi.Redouane HAJJAJ

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