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Samir: Un premier semestre mouvementé

Par L'Economiste | Edition N°:290 Le 24/07/1997 | Partager

Stocks de sécurité, fluctuation du brent, bonne tenue du Dollar, les résultats pour le premier semestre 1997 ne devraient pas différer de ceux de 1996. Après son installation définitive, le groupe Corral devra examiner le fameux programme d'investissements de 400 millions de Dollars.


C'est un premier semestre 1997 pour le moins mouvementé pour la Samir. D'une part, elle accueille en son sein l'actionnaire de référence. Son mariage avec le groupe suédo-saoudien est bel et bien consommé. Le nouveau propriétaire des lieux s'installe doucement. D'autre part, «sur le plan international, le raffinage sort d'une petite zone de turbulences marquée par deux événements», déclare M. Abderrafih Menjour, chairman de la Samir.
Le premier événement est la volatilité du prix du pétrole brut. Il a connu des fluctuations avec de grandes amplitudes dans des temps relativement courts avec des pics extrêmes de 23,5 Dollars le baril en janvier et 17 Dollars en avril. La fluctuation du prix du brent, brut de référence, a été quasi journalière. Le cours peut varier d'un Dollar et plus dans la même journée. La seconde particularité de ces six derniers mois est la très bonne tenue du Dollar qui pèse sur les chiffres des raffineries. "Il n'y a plus de limites au plafond", souligne M. Menjour.

Sur le plan national, dans un marché relativement stationnaire, les ventes de la Samir pour le premier semestre sont plutôt supérieures à la tendance générale du fait de la reconstitution des stocks de sécurité par la distribution. «Dans l'ensemble, côté résultat 1997, la tendance devrait être identique à celle de 1996», précise M. Menjour.
Côté organisationnel, la préoccupation actuelle du nouvel actionnariat est une connaissance détaillée de la raffinerie et du marché. Les équipes d'audit technique, juridique, commerciale, financière... se suc-cèdent. En principe, d'ici quelques mois, il devrait y avoir une parfaite visibilité de la réalité de l'entreprise avec une nouvelle stratégie bien définie. Néanmoins, le compte à rebours a commencé. Le contrat de cession prévoit une période de stabilité de 5 ans de la réglementation régissant le raffinage dont la protection douanière. «Protection disons-le qui couvre l'ensemble de la production industrielle nationale», rappelle-t-il, son niveau pour les produits pétroliers étant des plus faibles. «Le chiffre d'affaires est en parité avec le coût hors-douane d'importation des produits pétroliers», souligne-t-il.

Essence sans plomb

L'objectif de la protection vise plutôt à dissuader le dumping et d'autres pratiques anti-com-merciales, selon le responsable de Samir. Les exportations d'excé-dents des raffineries s'effectuent à des coûts marginaux pour les marchés offshore. Aussi l'OMC et la Banque Mondiale reconnaissent-elles la nécessité de la protection des industries locales générant des valeurs ajoutées contre le dumping en mettant en place des barrières douanières. Après cette phase de connaissance de l'entreprise, le Groupe Corral Pétroleum Holding devra s'intéresser de près aux investissements projetés. A l'annonce de la privatisation, la raffinerie avait gelé son programme afin de ne pas "hypo-théquer l'avenir pour le nouvel acquéreur". Le prochain Conseil d'Admi-nistration devrait se pro-noncer sur ce programme. Celui-ci tient compte d'une étude de marché avec des projections sur une dizaine d'années, sur la base d'une croissance moyenne du PIB de 3,5% et de l'énergie de 4,5%. Ce programme est constamment actualisé. L'investissement prévu se chiffre à 400 millions de Dollars dont 50% destinés à l'hydrokraking.

L'investissement devrait également servir à l'augmentation de la capacité des huiles lubrifiants à l'horizon 2005, ainsi qu'à la création d'une unité de cire industrielle. Il viserait aussi à faciliter la liaison port-raffinerie pour l'exportation de bitumes et lubrifiants. Autre objectif de cet investissement, la mise en place d'une unité d'isomérisation permettant la production d'essence sans plomb. Un produit que les sociétés de distribution envisagent de généraliser d'ici 2002. Cette généralisation est pour le moment très hypothétique en raison de l'absence de réglementation en la matière. Il faut en effet concevoir des voitures avec des pots catalytiques et une reconversion du parc autos. Or, dans les 5 années à venir, il ne peut être procédé à aucun changement de réglementation comme prévu par le contrat de privatisation.

Fatima MOSSADEQ

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