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Samir: Résultats annuels en demi-teinte

Par L'Economiste | Edition N°:2794 Le 09/06/2008 | Partager

. Chiffre d’affaires en légère progression. Bénéfice net en stagnation à 420 millions de DH. Importants projets d’investissement pour 9,1 milliards de DHMALGRÉ l’exacerbation autour du cours du pétrole, à l’échelle internationale, les résultats annuels de Samir sont conformes aux prévisions. C’est ce qu’a laissé entendre Jamal Ba-Amer, son directeur général, lors de la présentation des résultats 2007. Et pour cause, la demande nationale en produits pétroliers ne cesse de s’accroître: elle progresse de 5,3% à 8,45 millions de tonnes. «Cette évolution s’explique par la dynamique économique des secteurs des transports et de l’agriculture, ainsi que par l’évolution sensible de la qualité de vie des ménages», précise le DG de Samir. Pour contrebalancer les effets de ce contexte défavorable, Samir a recours aux arbitrages entre le raffinage et l’import. Pour 2007, ce dernier reste légèrement en faveur des importations qui se sont établies à 720.000 tonnes, en progression de 44%. De l’autre côté, la production de produits finis n’évolue que légèrement (+2%) pour s’établir à plus de 6 millions de tonnes. «Cet arbitrage évoluera en faveur de la production dès la mise en service de l’unité d’hydrocraking en 2009», rassure Ba-Amer. Pour rappel, Samir a traité en 2007 près de 6,4 millions de tonnes de pétrole brut, en augmentation de 1,9% par rapport à l’année précédente. De fait, la progression de la demande est corrélée aux ventes. Sur le plan national, les quantités écoulées en 2007 se situent autour de 5,5 millions de tonnes, en hausse de 4%. Quant aux ventes à l’export, elles se sont appréciées de 8,7% à 1,25 million de tonnes. Il faut savoir, par ailleurs, que «le surplus de la production de raffinage est exporté essentiellement vers l’Europe», rappelle Ba-Amer. Malgré cette conjoncture difficile, le chiffre d’affaires de la filiale du groupe Corral a progressé de 8,1% à plus de 31 milliards de DH. Cette somme correspond à la capacité actuelle de production du raffineur (6,7 millions de tonnes). La croissance des ventes n’a pas empêché Samir de stagner en termes de parts de marché. Elle a couvert 80% de la demande nationale en 2007 (hors GPL). Qu’en est-il des indicateurs financiers du groupe? La marge d’exploitation enregistre une progression de 71,8% pour atteindre les 735 millions de DH. Cela se traduit par un renforcement du résultat d’exploitation. Après avoir essuyé une chute sévère de 60% en 2006, ce dernier se reprend en 2007 pour s’établir à 735 millions de DH, soit une progression de près de 30%. Pour sa part, le résultat financier chute de 73,3% à 26 millions de DH. «Cela est essentiellement engendré par l’effondrement des charges financières», précise Ba-Amer. Le résultat courant reste stable pour s’élever à 76 millions de DH. In fine, le résultat net ressort à 421 millions de DH, enregistrant une diminution de 3,1%. Dans ce contexte, «le groupe parvient à maintenir la rentabilité des capitaux propres à un niveau appréciable», affirme son DG. En effet, le ROE (ratio de rentabilité des capitaux propres) s’élève à 8,9%. Concernant la rentabilité des capitaux investis (ROCE), elle passe de 2,5 à 2,2%. Il note également que «ce ratio ne prend pas en compte des importants investissements réalisés mais non encore mis en exploitation». Concernant la masse du bilan, le fonds de roulement progresse pour atteindre 1,9 milliard de DH contre 1,58 en 2006. Le besoin en fond de roulement, lui, s’améliore également pour s’afficher à 7,5 milliards de DH, soit une variation de 1,5 milliard par rapport à 2006. Quant à la trésorerie nette, elle demeure fortement impactée par le besoin important pour le financement du cycle d’exploitation en ligne avec l’augmentation du prix du pétrole brut. Celle-ci s’établit à – 5,6 milliards de DH. De plus, «l’augmentation des financements permanents est fondée sur l’accompagnement de la forte dynamique d’investissement du groupe», indique le DG. A ce propos, les projets de développement de la société portent sur une enveloppe globale, de 9,1 milliards de DH. Ils concernent principalement la modernisation du site de Mohammédia. Pour le seul exercice 2007, Samir a déboursé près de 3,3 milliards de DH. Pour financer ces investissements, le groupe doit piocher dans ses fonds propres à hauteur de 3,6 milliards. Le reste sera emprunté, une partie auprès des banques (4 milliards), l’autre en faisant appel à l’épargne publique (1,5 milliards de DH). «Cet emprunt obligataire devrait se finaliser en septembre», affirme Ba-Amer. En termes de perspectives, le management est optimiste. Il prévoit 3,6% de croissance annuelle de la demande nationale. Et Samir entend bien maximiser ses capacités de production tout en améliorant ses marges.


Dégringolade

LE cours boursier de Samir observe un trend baissier depuis 2007. «En une année, le titre a chuté de près de 60%», constate Ba-Amer. En effet, l’action Samir est passée de 940 DH en mai 2007 à 665 DH actuellement. De plus, il souffre d’un manque de liquidité: pour 2007, le volume de transaction sur ce titre n’est que de 9,5 milliards de DH. Cela laisse présager le lancement d’un programme d’achat d’actions. Selon Ba-Amer, ce dernier pourrait intervenir au troisième trimestre 2008. Reste à savoir comment il sera financé.M. A. B.

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