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    Samir met un pied dans la distribution et Somepi dans le raffinage

    Par L'Economiste | Edition N°:1175 Le 31/12/2001 | Partager

    . Le partenariat Samir-Somepi a surpris le secteur de la distribution pétrolière. De l'avis général, c'est une bonne affaire pour le patron de Somepi. La Samir avait pourtant manifesté très tôt son intérêt pour la distributionSurprise générale. L'opération de partenariat de La Samir avec Somepi dans la distribution des produits pétroliers notamment laisse les opérateurs perplexes. Pourtant, le rapprochement était connu depuis quelques mois déjà, c'est la concrétisation de l'accord qui était attendue. De l'avis général, Mustapha Amhal, le patron de Somepi, a fait une “excellente affaire”. Il entre ainsi de plain-pied dans le raffinage. Ce partenariat consiste dans la création d'une société holding baptisée Somirgy Holding. Celle-ci recevra les participations de plusieurs filiales. Parmi elles, il y a Somepi Carburants, une société qui vient d'être créée et qui a repris les actuelles activités carburants de Somepi. Il a été procédé à une augmentation de capital de 300.000 à 138,3 millions de dirhams. Un deuxième pôle gaz est constitué à partir de 50% de la société Tissir Primagaz, les autres 50% étant détenus par le groupe SHV Gas. Le troisième pôle lubrifiants regroupe 50% de la société Somepi Texaco Lubrifiants, les autres étant détenus par le Groupe Chevron Texaco. Il est prévu que ce partenariat sera réalisé par un échange d'actions Samir contre des actions Somirgy Holding, échange devant aboutir à une participation respective dans cette holding de 40% pour Samir et 60% pour Somepi. A l'évidence, Somepi reste majoritaire et ne perd pas par voie de conséquence le contrôle de son activité distribution. Ce partenariat stratégique bouleverse toutefois le milieu de la distribution. Les autres opérateurs sont inquiets d'autant plus que La Samir se retrouve maintenant des deux côtés (en amont et en aval) puisqu'elle est également le fournisseur des autres sociétés. Le raffineur, unique, qui bénéficie pour l'heure encore de la protection tarifaire, se place donc en porte-à-faux vis-à-vis de ses clients.. Grâce à ce partenariat, le raffineur atteint 10% du marchéPour les autres opérateurs, il peut mettre en péril la sécurité de l'approvisionnement et l'ouverture s'impose de plus en plus et de manière urgente. Les pouvoirs publics doivent réagir rapidement et éclaircir leur position. Bien que ce rapprochement suscite beaucoup d'inquiétude, il était logique dans le plan stratégique de La Samir connu de longue date. Le raffineur avait annoncé clairement qu'il compte en amont s'intéresser à l'exploration pétrolière. Mais “sans mettre toutes ses billes dans un même panier” puisqu'il envisage de le faire à travers des partenariats avec les sociétés pétrolières mais en diversifiant les zones et prospects à explorer. Il ne le fera pas non plus directement, mais via la filiale d'exploration du groupe Corral dénommé Svensik. En aval aussi, La Samir prévoit d'être présente dans la distribution. Au moment de la privatisation, il était question de réfléchir à une implication directe via la filiale de distribution de Corral, mais compte tenu de l'exiguïté du marché et surtout de sa saturation, La Samir y avait renoncé, mais pas totalement. Elle a toujours gardé une visée de 15% sur le marché de la distribution des produits pétroliers. Aujourd'hui avec ce partenariat avec Somepi, le raffineur atteint déjà 10% de part de marché au niveau national. Il n'est donc plus très loin. Grâce à cette alliance, La Samir dispose à la veille de l'ouverture des frontières d'un point d'observation sur la distribution. Pour le gaz butane, le cas est plus simple. La nouvelle société Samir-Somepi permettra d'écouler le reste de la production de la raffinerie, sachant que le plus gros de la consommation est importé. Parallèlement, La Samir se prépare à l'ouverture de ce marché pour lequel un démantèlement progressif est prévu à partir de juin 2002. Pour s'y préparer, le plan de développement stratégique est en cours. L'objectif étant d'anticiper la demande qualitative et quantitative du marché pétrolier marocain à l'horizon 2010. Ce programme porte sur la réalisation de huit nouvelles unités en vue d'accroître la capacité de raffinage de 2 millions de tonnes pour la porter à 10 millions. La mise en service est prévue pour la fin 2004 et le lancement de l'appel d'offres courant 2002. Le coût total de l'investissement est estimé à 720 millions de dollars. L'étude a été réalisée par Foster Weeller et 3 licences ont été acquises auprès de bailleurs internationaux. Il s'agit de Chevron pour l'hydrokraking, Shell pour le vif dreaking (cassation de produits lourd en léger) et UOP pour l'hydrosulfuration. L'appel d'offres pour la construction de ces unités devrait être lancé dans les mois à venir. Fatima MOSSADEQ

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