×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Société

Salon de la joaillerie et de l’horlogerie
Les bijoux étrangers ont la cote

Par L'Economiste | Edition N°:2559 Le 29/06/2007 | Partager

. Le marché local peu développé. Nécessité de former des artisans bijoutiers Les amateurs de pierres précieuses et de montres de luxe ont de quoi se réjouir. La 2e édition du Salon international de la joaillerie et de l’horlogerie, qui s’achève le 29 juin au Hyatt Regency, dévoile parures et montres d’exception regroupant des marques étrangères et locales. Parmi elles, figuraient le célèbre joaillier-horloger Chaumet, Garell, Nina Ricci, Raymond Weil, Charriol et d’autres. Les enseignes marocaines n’étaient pas légion. Les plus connues d’entre elles ont même boudé la manifestation, pour des raisons obscures. En revanche, Jean-Pierre Bouvard, maître joaillier installé depuis des décennies à Casablanca, était présent au salon. Bouvard a choisi, lui, de conserver son atelier de fabrication local, tout en étant importateur exclusif d’une marque de bijoux étrangère (Garell). «Nous essayons de développer l’artisanat marocain sans chercher à imiter les modèles étrangers. Nous fabriquons des petits bijoux de style marocain qui marchent bien». Son rêve, augmenter sa production locale et trouver des marchés à l’exportation. Par ailleurs, manque de représentativité aidant, les visiteurs venus nombreux et qui en ont profité pour faire des emplettes, ont préféré les marques étrangères. En général, la production locale étant délaissée, la plupart des anciens fabricants se consacrent au négoce. D’autant plus que tous se plaignent du fait qu’il est difficile de trouver sur place des bijoutiers formés. «Il n’existe aucune école au Maroc, qui forme au métier d’artisan bijoutier. Il faut donc former les nouvelles recrues, sans jamais être sûr de leur fidélité», déplore un ancien fabricant. Organisé par l’Association marocaine de gemmologie et de bijouterie, ce salon, destiné au grand public, a un triple objectif. Comme l’indique Azeddine Mestari, président de l’association, «il s’agit de communiquer, faire de la promotion commerciale et mettre en contact les professionnels du secteur». Parmi les professionnels marocains, nombreux sont ceux qui ont préféré s’adonner à l’importation de marques étrangères, moins contraignantes. C’est le cas par exemple de Diafric et d’Absam, qui représentent des maisons de montres étrangères et américaines (Guess, Tissot, Raymond Weil, Michel Herbelin, Nina Ricci…). D’autres, moins «fortunés», se contentent d’importer des bijoux en or mais non signés. «De cette façon, nous touchons un maximum de personnes, puisque nos produits restent à des prix très abordables», souligne Abdelkader Massano, importateur de bijoux.Nadia BELKHAYAT

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc