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Economie

Salon agroalimentaire Anuga
Pourquoi il faut s’intéresser au marché allemand

Par L'Economiste | Edition N°:2135 Le 21/10/2005 | Partager

. L’Allemagne importe 30 milliards d’euros de produits alimentaires. Les énergies renouvelables, une niche de partenariatLes exportateurs marocains sont aujourd’hui conscients de la nécessité de diversifier leurs marchés. Le client français ou espagnol, bien qu’important, ne satisfait plus leurs appétits de plus en plus grandissants. Du point de vue macroéconomique, la balance commerciale est aujourd’hui dangereusement grevée par ce manque d’ouverture sur d’autres marchés et de diversification des produits. Au salon de l’agroalimentaire Anuga de Cologne, les professionnels marocains ont pris le pouls du marché allemand et des opportunités qu’il offre. L’ambassadeur du Maroc à Berlin, Rachid Bouhlal, a saisi cette dynamique pour les accompagner. Il prévoit une semaine culturelle sur l’huile d’olive et d’argan et un espace sur le poisson et la conserve. - L’Economiste: Comment considérez-vous la participation marocaine au salon Anuga de l’agroalimentaire? - Rachid Bouhlal: Nous sommes déjà à notre dixième participation. Cela fait donc 20 ans que nous venons à ce prestigieux salon. Notre présence s’est d’abord améliorée au niveau de la surface du stand avec 1.050 m2, ce qui est remarquable. Les 42 sociétés qui ont pris part à l’événement représentent 80% du secteur de la conserve de poisson et 65% du secteur de la conserve végétale. Elles étaient présentes avec leurs chefs d’entreprise, preuve qu’elles croient aux opportunités que le salon offre et au marché allemand. La qualité des produits exposés s’est considérablement améliorée. Nous constatons aussi la présence de nouveaux produits que l’on ne retrouvait pas avant. C’est le cas du thé, de l’huile d’argan et d’olive et des produits exotiques. - Concrètement, quels sont les arguments pour intéresser les exportateurs marocains au marché allemand? - Au-delà des produits traditionnels qui sont les conserves alimentaires, il y a un secteur qui peut représenter un potentiel énorme pour le Maroc. Il s’agit des énergies renouvelables. La crise du pétrole a montré à quel point ce secteur est important et les industriels en ont pris conscience. Il y a des opportunités énormes pour des partenariats. Concernant l’énergie éolienne par exemple, le Maroc est un pays béni pour ce qui est du vent. Les Allemands cherchent aujourd’hui des partenaires dans un secteur où ils ont développé une très grande expertise. Le domaine des biotechnologies est très porteur. Le Maroc a aujourd’hui un savoir-faire et une technologie à exporter. L’Allemagne a beaucoup contribué à cette réussite. Le tourisme offre aussi de grandes opportunités entre les deux pays. L’Allemagne est aujourd’hui ciblée par le ministère du Tourisme. Des efforts considérables seront faits durant les trois années à venir. - Toutefois, depuis quelques années, les procédures se sont durcies pour les étudiants qui viennent en Allemagne. Que faites-vous pour pallier ce problème? - Nous avons deux consulats à Francfort et à Düsseldorf qui sont à la disposition des étudiants. C’est vrai que l’accès aux études est devenu très difficile car la demande s’est accrue. Les Allemands comme les autres pays européens sont devenus beaucoup plus sélectifs et exigeants. Il y a aujourd’hui 7.000 étudiants marocains en Allemagne représentant l’une des plus importantes communautés d’étudiants étrangers. Le comportement remarquable de nos étudiants nous met en position de force dans les négociations avec le gouvernement allemand. Nous sommes en train de constituer une base de données sur les Marocains qui vivent en Allemagne pour mieux connaître leurs évolutions et leurs domaines d’activité. Que ce soit dans la médecine, la recherche, l’enseignement et les secteurs de l’ingénierie, les Marocains sont présents et respectés. Certains occupent des postes importants dans des sociétés comme Mercedes, BMW ou Siemens. Nous voulons à travers cette base de données montrer au pays que les Marocains d’ici sont bien intégrés dans la société allemande. - Plus de 5,5 millions d’Allemands sont au chômage. La crise se fait déjà sentir dans les rues. Comment les Marocains s’en sortent? - L’Allemagne, comme d’autres pays européens, est confrontée à une crise économique qu’elle essaie de surmonter en prenant des mesures courageuses. Devant ces difficultés passagères que connaît le pays, les Marocains ont comme les autres du mal à trouver du travail. On cherche des personnes de plus en plus qualifiées. Il y a des domaines qui sont très porteurs comme celui de l’informatique, l’électronique et l’énergie solaire. A Kassel, il y a une université spécialisée dans les énergies renouvelables avec un Marocain professeur de mathématiques. Dans ces domaines, les Marocains peuvent facilement trouver du travail. Propos recueillis par Mostafa BENTAK

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