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Economie

Sale temps pour le poulpe

Par L'Economiste | Edition N°:1412 Le 10/12/2002 | Partager

. Malgré les multiples repos biologiques, les captures diminuent sérieusement. Même le quota des 88.000 tonnes ne sera pas atteint. Le nord de Dakhla a été interdit à la pêche Le poulpe serait-il en passe de disparaître des eaux marocaines? Cette ressource précieuse, qui a longtemps attisé les convoitises de l'Union européenne et placé le Maroc à la tête des producteurs mondiaux, diminue sérieusement. L'information circule dans les milieux des professionnels depuis plusieurs mois. Elle s'est confirmée depuis la reprise de la pêche le 15 novembre dernier. “Les prises sont très en deçà de la normale. Même le quota inscrit dans le plan d'aménagement du poulpe ne sera pas atteint”, se désole un professionnel du Sud. “Réaliser ce quota relève du rêve!” rétorque un représentant de la Fédération des Chambres maritimes. Même le ministère de tutelle avoue être confronté à cette réalité alarmante. “L'état du stock est en nette dégradation. Il est peu probable que le plafond autorisé soit atteint”, lâche un responsable de la direction des Pêches. Le ministère, rapportant les résultats de l'expertise de l'Institut national de recherche halieutique (INRH), souligne que cette baisse est due à des contraintes hydro-climatiques, traduites par un refroidissement de l'eau et une accentuation de la migration du poisson. Pour avoir une idée sur l'ampleur de cette dégradation, il faut savoir que le quota imposé pour les captures du poulpe est arrêté à 88.000 tonnes. Ce seuil est réparti entre les trois filières de la pêche: artisanale (33.000 tonnes), côtière (10.000) et hauturière (45.000). Depuis le début de la campagne en mai dernier, un peu moins de la moitié du quota de la filière artisanale a été pêché, soit 16.000 tonnes. Le coup dur a été porté à la pêche hauturière, dont les captures représentent à peine 31% du plafond autorisé, c'est-à-dire près de 14.000 tonnes seulement. En revanche, la pêche côtière semble réaliser un résultat correct avec 7.000 tonnes pêchés, soit 70% de son plafond.La campagne maritime ne s'arrêtera qu'en avril prochain. Mais la faiblesse des rendements déstabilise la profession, surtout qu'en 2001, le quota avait été atteint en décembre. Traditionnellement, les professionnels réalisent leurs meilleures perfor- mances en cette période de l'année. C'est pendant la marée de novembre qu'ils font leur plein. Une légère amélioration a été enregistrée après la sortie des bateaux le 15 novembre, mais elle était courte et donc conjoncturelle. Aucune solution n'est envisagée pour le moment. Le ministère affirme qu'il est très difficile de dire si la situation perdurera ou non. Il ajoute que si les choses ne s'améliorent pas, des mesures “draconiennes” seront appliquées, mais sans préciser lesquelles. Un arrêt supplémentaire “n'est pas évident”. Cette année a battu les records en termes de repos biologiques avec 7 mois d'arrêt sur 12, sans compter la perturbation sociale dans les ports du Sud. De toutes les façons, selon le plan d'aménagement, un arrêt légal est prévu en mars et avril prochains. Pour l'heure, certains périmètres dans le nord de Dakhla ont été interdits à la pêche, exactement dans la zone pépinière où se reproduit le poulpe. Celle-ci a été déclarée protégée. Les marins ne peuvent pêcher qu'au-delà d'une certaine distance.


Pas d'exportation

Pendant ce mois de Ramadan, le poisson s'est fait rare. D'après un armateur du Sud, le marché a été approvisionné par le congelé. Il est connu que le recours massif à l'exportation est derrière la cherté des céphalopodes sur le marché intérieur. Mais d'après un professionnel, cette fois-ci, ce ne sont pas les exportations qui sont responsables de cette carence. “Depuis la reprise de la pêche le 15 novembre, nous n'avons rien exporté en raison de la baisse des captures”, tient-il à préciser. Nadia LAMLILI

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