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Politique Internationale

Salé rénove le cortège des cierges

Par L'Economiste | Edition N°:46 Le 24/09/1992 | Partager

C'EST à la veille du Aïd Al Mawlid que se déroule à Salé le cortège des cierges. Le moussem dure sept jours. La famille hassouni a introduit quelques innovations culturelles. "Nous avons voulu intégrer l'élément social et culturel", déclare M. Abdelmajid Hassouni . C'est ainsi qu'a eu lieu cette année, l'exposition des habits traditionnels et des sites historiques marocains à la bibliothèque de la Grande Mosquée de Salé et ce, en collaboration avec le Ministère des Affaires Culturelles. L'année dernière c'était une exposition sur les arts plastiques.

Des tables rondes sont également organisées. La première, le jour de l'Aïd, avait pour thème "le soufisme dans la poésie du malhoun". La seconde s'est déroulée le Dimanche 13 Septembre et a concerné la sauvegarde de Salé, sous le thème "Salé des écrivains". Cette année, l'intérêt a été porté sur l'Ecole des Mérinides. Un prospectus sur l'Ecole est publié et distribué, rappelant l'historique du monument à sauvegarder.

C'est la famille Hassouni qui s'occupe de l'organisation du moussem depuis 400 ans. A l'origine de ce moussem, deux versions sont avancées. Selon la version officielle, le sultant saâdien, Ahmed Al Mansour, en séjour en Turquie, avait assisté à la célébration de Aïd Al Mawlid. Il fût très impressionné par le cortège des cierges, organisé à la mémoire du Prophète. De retour au Maroc, le souverain convoqua des artisans de Marrakech, Fès et Salé. Il leur fit le récit du spectacle dont il a été témoin et leur donna l'ordre d'en faire de même. Pour la ville de Salé, c'est le Saint Moulay Abdellah Ben Hassoun qui fut désigné pour veiller au déroulement de la manifestation. Après sa mort, ce fut ses descendants qui s'en chargèrent.

La version populaire, quant à elle, évoque une autre origine. Les habitants de la ville de Sebta, les Hâzifines, de religion musulmane, fêtaient le nouvel an chrétien et les fêtes religieuses d'autres peuples. Pour contrecarrer cette pratique, les Hâzifines instaurèrent la fête du Mawlid sur le modèle tuarrc. La cérémonie se généralisa par la suite à l'ensemble du pays.

Pendant le cortège, ce sont les cierges qui attirent le plus l'attention. De jeunes gens, vêtus d'habits de marins, les pontent et les "font danser" sur le rythme de la musique Gnaoua. Le soir se déroule la danse d'un des cierges sur le rythme de la musique andalouse dans la zaouia. Les cierges, décorées de parafines de plusieurs couleurs, ont une physionomie marocaine. Elles demeurent toutefois imprégnées quant à leur sculpture par l'art othoman.

Les frais du moussem sont couverts par les dons des chorfas, les subventions du Conseil Municipal, les concours du Ministère des Affaires Culturelles et celui des Habbous. Cette dernière contribution, destinée pour couvrir les frais de décoration des cierges, est constituée des revenus des immeubles bâtis sur la sania de la zaouia hassounia.

Les concours de l'Administration sont jugés assez maigres. Les organisateurs espèrent que ces concours deviennent plus importants, surtout que l'un de leurs objectifs est d'inviter dans un avenir proche des confréries du Maghreb et du Monde Arabe aux prochains moussems.

L.T.

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