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    Economie

    Salé: Mauvaise gestion des marchés publics

    Par L'Economiste | Edition N°:3244 Le 31/03/2010 | Partager

    . Marché de gros : Un manque à gagner de plus de 50% . Laxisme dans la délivrance des autorisations de construire L’équipe de Driss Sentissi, ex-président de la commune de Salé, a été chargée par le rapport de la Cour régionale des comptes de Rabat. Les missions d’audit et de contrôle effectuées par les équipes de cette instance en 2008 ont mis à nue une série de dysfonctionnements et des insuffisances au niveau de la gestion locale. Pour ouvrir le bal, le rapport s’est penché sur le fonctionnement du marché de gros de la commune qui contribue de près de 25% à son budget. «Il est apparu qu’au moins le tiers, voire la moitié de la quantité de légumes distribuée à Salé ne transite pas par le marché de gros», indique le rapport. «Le manque à gagner pourrait donc égaler 50% voire 100% des recettes effectivement réalisées, soit un montant qui pourrait aller de 30.391.886 DH à 60.783.772 DH au cours des exercices 2002 à 2007», ajoute le rapport. Un manque à gagner est également constaté au niveau des recettes des loyers des bâtiments de la commune. Les tarifs de location sont souvent d’un niveau très modeste et non actualisés. A cela s’ajoute le problème de recouvrement (plus de 6 millions de DH à fin 2007). La gestion des marchés publics a été également pointée du doigt par les équipes de la Cour régionale des comptes de Rabat. Premier constat: des retards importants dans la réalisation des projets de la commune. A cela s’ajoute une insuffisance de maîtrise en matière d’élaboration des cahiers des charges due notamment au manque d’études préalables. D’après le rapport, «le non respect de cette obligation a conduit, dans certains marchés examinés, au bouleversement de leur économie ou à la non réalisation de certaines prestations fixées initialement». C’est le cas de la construction d’un marché au quartier Saïd Hajji pour un montant de 1. 851.726 DH, qui a connu plusieurs modifications au niveau de sa réalisation. Ce qui a entraîné la programmation d’une enveloppe budgétaire supplémentaire de l’ordre de 800.000 DH au titre de l’exercice 2008. Sur le même registre, le rapport publie une liste de marchés d’un montant globale avoisinant les 4 millions de DH qui ont été approuvés par le secrétaire général de la préfecture de Salé sans en avoir la qualité. «L’exécution de ces marchés a donné lieu à un contentieux devant le tribunal administratif, suite à l’opposition de l’actuel receveur communal au paiement en raison du caractère irrégulier de l’approbation», signale le rapport. Dans ce dernier, on y trouve également une liste des marchés qui ont fait l’objet de paiements en dépassement de la valeur des travaux réalisés pour un montant global de près de 450.000 DH. Pour certains marchés qui dépassent les 5 millions de DH, le rapport soulève la non réalisation des opérations d’audit et de contrôle qui sont obligatoires.Salé souffre aussi de son urbanisme. La gestion communale a aggravé la situation davantage. Premièrement, la ville, avec ses 5 arrondissements, ne dispose pas d’un plan d’aménagement unifié, constate le rapport. En outre, le maire et les services de la commune n’exercent aucun contrôle sur les autorisations individuelles de construction ou d’extension.N. E. A.

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