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Salafin sonde le marché du crédit à la consommation

Par L'Economiste | Edition N°:290 Le 24/07/1997 | Partager

Salafin, la nouvelle filiale de la BMCE, démarre son activité avec le financement véhicules et la convention entreprises. L'oeil du management reste rivé sur le taux d'endettement des ménages.


La BMCE investit le métier du crédit à la consommation en créant Salafin. Dotée d'un capital de 100 millions de DH, la filiale a obtenu son agrément en mai dernier et démarré son activité à la mi-juin. "La constitution de la société a requis un délai assez long du fait de l'entrée en vigueur du nouveau texte sur la société anonyme", explique M. Amine Bouabid, administrateur-directeur général de Salafin.
Au départ, la société commercialisera le produit automobile et privilégiera les conventions entreprises. Pour ce qui est du premier produit, Salafin finance la voiture touristique, l'utilitaire et le poids lourd. Dans un premier temps, Salafin privilégiera la synergie de groupe en développant des packagings en partenariat avec Saïda Star Auto. Le coup d'envoi a été donné avec le financement des véhicules utilitaires Isuzu. Une campagne de communication est sur le point d'être lancée par le revendeur. "Nous sommes également en mesure de concevoir des produits sur mesure avec des partenaires hors groupe", précise M. Bouabid.

Une grille de score générique est d'ores et déjà opérationnelle afin de faciliter la prise de décision d'octroi de crédit, l'objectif étant d'optimiser la durée des comités de crédit. "Il est clair qu'au départ, en l'absence d'un historique, nous privilégions le traitement manuel du produit". Dans six mois, il sera possible à l'équipe d'adapter la grille de score en fonction du profil de la clientèle.
Dans l'immédiat, Salafin s'appuiera sur le réseau BMCE pour acheminer les demandes de prêts, authentifier les documents et communiquer les décisions aux clients des différentes villes. "Selon l'évolution de la demande, il sera ensuite possible de créer des points de vente spécifiques".
L'organigramme adopté par Salafin distingue quatre départements, mais il est appelé à évoluer avec l'activité.
Le Département Risques coiffe les engagements et le recouvrement de la société. "Au départ, nous sous-traiterons le volet contentieux auprès d'une société de recouvrement, en l'absence de visibilité sur le coût". Il est à rappeler que l'une des filiales de la BMCE est la société Recours, spécialisée dans le recouvrement des créances.
Le Département Financier assure, lui, la gestion de la trésorerie, la comptabilité, la fiscalité et le contrôle de gestion.

L'optimisation des tâches nécessite la mise en place d'un réseau informatique local et externe efficient chapeauté par un département informatique.
Enfin, le Département Commercial et Marketing supervise la force de vente sur le front office et assure l'étude et la création de nouveaux produits sur la base de modèles statistiques quantitatifs. Il initie aussi un plan de communication par produits. Une synergie avec les Départements Informatique et Risques est nécessaire à la fois pour effectuer des simulations et déterminer les seuils de score en fonction de l'analyse de la population, est-il indiqué. La force de vente est composée de 6 personnes au départ et sera probablement doublée d'ici l'année prochaine.
L'effectif global de Salafin se chiffre à 23 personnes et en atteindra 30 fin 1997.

Centrale des risques


Le management de Salafin est décidé à éviter le surendettement des ménages. "Certes, celui-ci gravite autour de 3% par rapport aux 12% des pays européens". A priori, la marge de manoeuvre des sociétés de crédit à la consommation paraît grande... sauf si le niveau du pouvoir d'achat des ménages est pris en compte.
Salafin s'appuiera sur un benchmark élaboré en interne pour se prononcer sur l'octroi des crédits.
Une difficulté toutefois: le ratio d'endettement du client est difficilement contrôlable, en l'absence d'une centrale des risques. La création d'une telle entité requiert, selon M. Bouabid, une année de travail et près de 3 millions de Dollars. "Les banques commerciales pourraient être partie prenante du projet", l'objectif étant de s'enquérir à tout moment du niveau d'endettement réel du client.

Mouna KABLY

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