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Politique

Sahara: Alger refuse la médiation de Paris

Par L'Economiste | Edition N°:2064 Le 14/07/2005 | Partager

. L’appel au dialogue direct capote encore une fois. “Nous avons des relations à tous les niveaux avec nos frères marocains”, selon BelkhademL’appel français au dialogue direct entre Rabat et Alger au sujet du Sahara aura duré la vie d’une rose. Vingt-quatre heures après la déclaration du ministre des Affaires étrangères Philipe Douste-Blazy, l’Algérie s’est empressée de rejeter toute intervention européenne. Son ministre Abdelaziz Belkhadem a estimé qu’Alger n’a pas besoin d’un intermédiaire et “qu’il existe des relations à tous les niveaux avec les frères marocains”. Il y a quelques mois, l’Algérie avait rejeté des initiatives similaires espagnoles. Paris avait, semble-t-il, prédit une telle réaction. Pas facile de jouer aux bons offices en ces temps difficiles qui accentuent la susceptibilité entourant le dossier. Lors de sa visite au Maroc le 12 juillet, Philipe Douste-Blazy n’a pas explicité ce que la France compte réellement faire pour encourager cette option de dialogue. Le ministre français a fait une déclaration de principe, estimant que le dialogue est la seule solution pour aider à résoudre le problème. “C’est l’ONU qui s’en charge. Et c’est sous son égide que la solution doit être trouvée”, retient-on de sa déclaration. L’appel français va dans le sens de l’initiative espagnole, annoncée il y a quelques mois, mais qui a essuyé le même refus algérien. José Luis Zapatero et son ministre des Affaires étrangères Angel Moratinos avaient appelé de leurs vœux pour que les responsables marocains et algériens s’assoient autour de la même table. Mais Alger avait refusé toute implication des capitales européennes. Sahara, coopération euroméditerranéenne, partenariat… il n’y a pas eu de grandes annonces lors de la visite du ministre français au Maroc. Les déclarations ont versé dans le sens de la consolidation du partenariat. On retient cependant la réunion annuelle des chefs de gouvernement marocains et français qui aura lieu les 27 et 28 septembre prochains. Plus concrètement, l’intérêt sera porté sur les questions d’ordre social et sécuritaire. Douste-Blazy a déclaré dans ce sens la volonté commune des deux pays de moderniser la convention d’entraide bilatérale pour la rendre plus efficace, notamment en ce qui concerne la sécurité transfrontalière.Par ailleurs, il a été annoncé la création à Rabat d’un centre de recherche sur les maladies infectieuses. Autre sujet abordé: la relance du partenariat euroméditerranéen. Il faut garder le moral, affirme en substance le ministre français, qui considère que le processus “est loin d’être un échec”. Il reconnaît cependant l’inefficacité de certains mécanismes et parfois leur lenteur. Et c’est à ce niveau, estime-t-il, que les efforts doivent être concentrés. N. L.

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