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    Economie

    Safi/Tourisme
    Une ville «multiproduit»

    Par L'Economiste | Edition N°:3326 Le 23/07/2010 | Partager

    . Balnéaire, tourisme équitable, animations festives et spirituelles,…. Baisse de 18% des nuitées à fin mai 2010. La ville diversifie ses marchés: pays de l’Est, Portugal…-18%, c’est la baisse des nuitées qu’a connue la ville de Safi, en mai 2010, par rapport au même mois de l’année précédente. Une tendance baissière qui s’observe depuis le début de l’année. Le cumul des cinq premiers mois de l’année montre une diminution de 6% comparativement à la même période de l’année 2009. Par marché émetteur, les pertes les plus considérables enregistrées en mai 2010 s’observent du côté de la Hollande (-81%), de l’Espagne (-80%) et de l’Allemagne (-60%). Mais ce trend à la baisse touche également la France (-19%), les Etats-Unis (-17%) et l’Italie (-11%). Ce sont donc les marchés classiques qui sont les plus touchés. En cause: principalement la crise, mais peut-être aussi l’ouverture de la station Mazagan à El Jadida (voir encadré). Pour inverser la tendance, la ville mise sur la diversification de ses marchés. «Nous comptons attirer une clientèle qui ne vient pas souvent dans la région, à savoir les Portugais. Safi est une ancienne ville fortifiée où les Portugais ont séjourné, tout comme El Jadida et Essaouira. Pourquoi ne pas organiser un circuit des villes fortifiées? Nous comptons lancer ce produit», assure Abdellah Bakrim, président du Conseil régional du tourisme (CRT). Les pays de l’Europe de l’Est sont également en ligne de mire. «Avec la mondialisation, ces pays découvrent le goût du voyage, il ne faut pas négliger ces nouveaux marchés», poursuit Bakrim. Des ambitions qui se concrétisent par les chiffres: des hausses de 78% des nuitées des Polonais et de 55% des nuitées des Russes ont été enregistrées entre janvier et mai 2010. Safi ne manque pas d’atouts pour devenir un pôle touristique. Tout d’abord, la ville connaît un développement sur tous les volets: «De nombreux chantiers sont ouverts, dont l’urbanisme qui est indispensable. Des actions ont été entreprises pour embellir la ville et cela draine de nouveaux visiteurs», poursuit le président du CRT. Ensuite, la ville et la région renferment un potentiel sur plusieurs niveaux: «Safi est une ville qui permet de proposer plusieurs produits aux visiteurs. Ce caractère «multiproduit» fait notre force de frappe et est notre fer de lance», assure Bakrim.Au sein de ce «multiproduit», il y a tout d’abord le balnéaire. La province compte environ 150 km de littoral et cinq plages aménagées, dont la plage de Safi-ville. Deux d’entre elles ont été labellisées Pavillon bleu cette année. De plus, la «vague de Safi» est connue pour être la septième meilleure vague de surf au niveau mondial. Outre le balnéaire, Safi ambitionne de se positionner au niveau du tourisme rural ou «équitable». «Nous sommes en train de mettre en place un programme de chemins de traverse destiné à mettre en valeur les atouts touristiques que nous avons dans le monde rural, comme par exemple les Tazotas d’El Jadida», souligne le président du CRT. La région renferme d’autres sites dignes d’intérêt, tels douar Laassasla spécialisé dans l’élevage des slouguis ou la Réserve royale des gazelles. Sans oublier que la ville développe également un produit d’animations festives et spirituelles, notamment avec deux festivals. Le festival Amwaj, qui a connu sa deuxième édition cette année et qui a rassemblé plus de 80.000 personnes, ainsi que le festival de l’art de l’aïta. Au niveau spirituel, la région compte un grand nombre de zaouïas et est le lieu où ont été enterrés les sept saints juifs Ouled Ben Zmiro qui drainent une clientèle juive. La région accueille aussi les rencontres Sidi Chiker, dédiées au soufisme. «Concernant cet événement, je dois constater que la plupart des visiteurs logent à Marrakech et donc les retombées ne sont pas assez importantes sur la région des Doukkala-Abda», précise Bakrim.


    Mazagan, concurrente?

    Selon la délégation du tourisme, l’ouverture de la station Mazagan à El Jadida a également eu un impact sur la baisse des nuitées à Safi: «La nouvelle station concurrence la province de Safi qui a perdu des parts de marché. C’est pourquoi, depuis début 2010, nous avons restructuré le Conseil régional du tourisme (CRT) et nous avons mis en place un plan d’action commun pour que Safi ne soit pas victime de la Vision 2010». Une hypothèse que ne partage pas le président du CRT: «Dans les deux sites, nous avons affaire à deux types de clientèles très différentes. Pour Mazagan, il s’agit d’une clientèle de casinos, de luxe, alors que pour Safi, c’est plutôt une clientèle avec moins de moyens et dans l’attente d’un tourisme de croisière», explique-t-il.De notre correspondante,Marie-Noëlle RASSON

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