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Economie

Safi, une ville en pleine mutation
Entretien avec Larbi Sabbari Hassani, wali de Doukkala-Abda

Par L'Economiste | Edition N°:2254 Le 13/04/2006 | Partager

. De nouvelles niches économiques identifiées. 49% de touristes de plus en 2005 La ville de Safi connaît actuellement une dynamique, un regain de confiance et d’intérêt de la population et des opérateurs économiques. Ces derniers sont très satisfaits des opérations de requalification et de mise à niveau de la ville. Larbi Sabbari Hassani, wali de la région Doukkala-Abda et gouverneur de la province de Safi retrace les principales actions et réalisations menées ces dernières années dans la cité.  . L’Economiste: Comment expliquer le regain de dynamisme de la population et des opérateurs économiques vis-à-vis de Safi? - Larbi Sabbari Hassani: Après une période de prospérité et de croissance économique, Safi s’est trouvée confrontée au début des années 80 à une récession économique caractérisée par le déclin de son activité portuaire. La fermeture de plusieurs conserveries a entraîné une dégradation sociale d’une grande partie de la population. Pour arrêter cette spirale infernale, il fallait élaborer un diagnostic stratégique pour redonner confiance aux populations locales et aux investisseurs nationaux et étrangers. Il fallait explorer les secteurs d’activité porteurs comme l’agriculture, l’agro-industrie, le tourisme et l’artisanat. Aujourd’hui, Safi offre de grands potentiels dans ces domaines.  . Mais le développement socioéconomique de Safi reste tout de même conditionné par une mise à niveau de l’espace urbain et par le renforcement des équipements de base… - Effectivement. D’ailleurs, des budgets exceptionnels ont été mobilisés pour réaliser ces objectifs. Des opérateurs économiques et la société civile ont aussi fortement adhéré aux projets. L’éclairage public a été concédé à la Radees. La collectes des ordures ménagères et nettoiement des voiries de la ville ont été pris en main par une société privée. Actuellement, le transfert de la décharge publique est à l’étude. L’acquisition du terrain est en cours par la municipalité. Et la cession de la gestion de la future décharge sera lancée incessamment. Les travaux pour la mise à niveau dans les normes du réseau d’assainissement liquide de l’agglomération ont démarré. Il faut savoir que le montant du programme d’investissement des actions urgentes s’élève à 250 millions de DH. Après le transfert de ce dossier à la Radees, un accord de financement (12 millions d’euros) a été signé avec la BEI (Banque européenne d’investissement) . Et pour les autres espaces urbains? - Il a été procédé au revêtement des principales artères et places de la ville. Des études sont en cours pour la réhabilitation et la sauvegarde de l’ancienne médina. La création d’un musée de mer est programmée en partenariat avec l’association «Les amis de Thor Heyerdahl». Le complexe sportif avec sa grande salle couverte et sa piscine est en phase de finalisation. Tout comme la grande bibliothèque régionale et du théâtre. . Quelles sont les réalisations pour développer le secteur du tourisme?- D’abord, la plage de la ville, fermée depuis deux décennies, a été réhabilitée. Au grand bonheur des Safiotes et des visiteurs. D’autant plus que la corniche est équipée d’un club pour les sports nautiques et des terrains de sport. L’aménagement du «Surf Parc» a été bien accueilli également. En matière d’infrastructures d’accueil, il faut noter l’ouverture en 2004 de «Atlantique Panorama», une unité hôtelière qui a nécessité des investissements de l’ordre de 40 millions de DH. Par ailleurs, la rénovation de l’hôtel «Farah» a requis un budget de 35 millions de DH. Il faut aussi souligner la création de trois restaurants classés. Le camping municipal a été aussi remis à niveau. Enfin, plusieurs manifestations culturelles et sportives sont désormais inscrites dans l’agenda annuel de la ville. Il s’agit notamment de la fameuse expédition «RA II» et du festival de la musique. . Et en matière d’artisanat…- L’artisanat est une activité génératrice d’emplois pour une bonne partie de la population. Le talent des artisans potiers est d’un héritage séculaire. La colline des potiers à Safi est classée patrimoine national. Une étude est en cours pour transformer toute la vallée Chaaba en un complexe artisanal à ciel ouvert avec son musée des arts traditionnels. A signaler aussi que la Fondation Mohammed V a contribué à la naissance de trois zones coopératives des potiers à Sbiaat et à El Gouraani. . Cela a-t-il des impacts positifs sur la ville?- Naturellement. Le nombre des touristes visitant Safi a commencé à progresser depuis 2004. Il est passé de 35.145 en 2002 à 52.475 en 2005. Soit une progression de l’ordre de 49%. Cette évolution remarquable reflète l’image de marque que commence à acquérir la province. Propos recueillis par Mohamed RAMDANI

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