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Safi: Les exportateurs exhortés à développer la qualité

Par L'Economiste | Edition N°:2164 Le 05/12/2005 | Partager

. «Veille informationnelle» pour se positionner sur les marchés porteurs Le travail de la caravane de l’exportation n’est pas virtuel. C’est une allégorie de Mustapha Mechahouri, ministre du Commerce extérieur, lors des travaux de la 8e escale de la caravane de l’exportation, jeudi dernier à Safi. Rappelons que la manifestation est organisée par l’ASMEX (Association marocaine des exportateurs) en collaboration avec les administrations centrales et régionales, les organismes publics, les fédérations, les associations et chambres professionnelles des différentes villes. De son côté, la Banque centrale populaire a sponsorisé la caravane en l’accompagnant dans toutes ses escales à travers le Maroc.Les opérateurs économiques de la région sont arrivés en nombre pour connaître les offres et exposer leurs difficultés. Doukkala-Abda regorge d’un potentiel important à exploiter, a expliqué, lors de son intervention, Abdellah Zouhir, vice-président de l’ASMEX. Il convient aujourd’hui de relever les défis pour dynamiser les exportations de cette région, avait-il ajouté. Pour Safi, la relance du port, l’un des premiers du Maroc à être certifié, est de grande actualité. Il avait fait l’objet d’investissements conséquents. Notamment, en matière d’infrastructures et d’équipements frigorifiques. Malgré la légère augmentation du trafic enregistrée en 2005, ce port demeure encore cantonné dans des produits miniers, tels la baryte, le zinc, le gypse, les phosphates et leurs dérivés. Pour améliorer la situation, l’ASMEX propose la création d’un comité régional export à l’instar de ce qui a été fait dans d’autres villes. En collaboration avec la Chambre de commerce, d’industrie et des services de Safi, le comité sera composé des entreprises exportatrices les plus dynamiques pour établir des actions concrètes, est-il expliqué. Les exportateurs sont conviés à se positionner sur les marchés porteurs à travers la «veille informationnelle». Pour les opportunités d’affaires, l’ASMEX propose de consulter des informations pertinentes sur plus de 80 pays à travers son nouveau portail. Ses rubriques offrent également des informations tant sur la réglementation que sur le marketing. Les différentes escales de la caravane de l’exportation permettent de définir des investissements ciblés des différentes potentialités régionales, indique Mustapha Mechahouri. Le ministre n’omet pas de souligner la difficulté créée par la conjoncture actuelle du commerce international. Ce dernier se caractérise par de nombreuses fluctuations imposées par l’évolution juridique mondiale des échanges. Et l’émergence de forces économiques nouvelles à forte compétence concurrentielle n’arrange pas les choses. Des mutations qui ont pour conséquence un ralentissement notable des exportations. Le secteur est passé de 7,1% durant la période 1997/2000 à 2,8% entre 2001/2004. Alors que les importations globales ont augmenté de 6,5% pendant 2001/2004 contre 9,7% durant la période 1997/2000. Ces chiffres sont expliqués par la flambée des prix du pétrole et l’accroissement considérable de la demande interne. La facture pétrolière s’est copieusement élevée en atteignant 12,2 milliards de DH. A cause de ces facteurs, le déficit commercial s’est accru durant ces deux périodes. La suppression du système des quotas qui étaient appliqués sur les produits du textile a favorisé l’incursion des importations chinoises sur les marchés européens. Une saignée pour le Maroc qui a enregistré une perte sèche de 2,1 milliards de DH dans l’exportation du textile. Les produits nationaux se caractérisent encore par une faible valeur ajoutée, fait remarquer le ministre. Son département a d’ailleurs établi des stratégies et des programmes pour développer et améliorer la compétitivité nationale. Parmi les dispositions prises, le ministère compte réserver un budget annuel de 400 millions de DH pour doper les exportations. Les accords de libre-échange peuvent aussi procurer de larges perspectives dans le domaine, est-il signalé. Les offres à l’exportation sont tournées à plus de 73% vers l’Union européenne. S’interpose à l’évidence la nécessité de conforter les exportations en diversifiant les repères commerciaux du Maroc. Les pays du Maghreb ne représentent que 2% du commerce extérieur. De son côté, l’Afrique subsaharienne offre d’énormes potentialités inexploitées, dit Mustapha Mechahouri. Le ministère a mis à la disposition des opérateurs économiques une base de données comprenant des informations sur la manière d’accéder aux marchés de plus de 170 pays. Par ailleurs, il s’avère que les consortia d’exportation constituent un moyen performant pour la conquête des marchés extérieurs. Ce qui mettrait un terme à l’absence de coordination des exportateurs de Safi, et permettrait d’unifier leurs stratégies pour accéder à de nouveaux marchés, a remarqué Mohamed Lamkhoudem, président de la CCIS de Safi. Pour sa part, Larbi Sebbari Hassani, wali de la région Doukkala-Abda et gouverneur de la province de Safi, a souligné qu’il veille à accompagner les entreprises dans le sens d’améliorer leur compétitivité et leur rendement. De notre correspondant, Mohamed RAMDANI

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