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Saâd Bennani, DG de la Somadir: «Nous ne sommes pas des pollueurs»

Par L'Economiste | Edition N°:948 Le 01/02/2001 | Partager

. Selon l'ONEP, le fabricant de levure polluerait l'équivalent d'une ville de 240.000 habitants . Le DG pense que sa société est l'objet d'un “acharnement politicien”Qui est responsable de la pollution à El Jadida? Question à 1 million de Dollars! Les accusations se multiplient, mais personne ne veut reconnaître son tort. La zone industrielle d'El Jadida compte plusieurs sociétés, dont la Somadir, producteur de la levure Germa; société considérée par les responsables municipaux et la presse locale comme le plus grand pollueur de la ville. Une étude de l'ONEP a, d'ailleurs, relevé cet état de faits. Selon cette recherche, la Somadir, dont le président n'est autre que M. Karim Lamrani, polluerait l'équivalent d'une ville de 240.000 habitants. Sachant qu'El Jadida n'en compte que 160.000, l'ampleur des dégâts n'est plus à démontrer. Le directeur général de la Somadir, M. Saâd Bennani, nie tout en bloc. «Nos rejets ne sont pas polluants et ne le seront jamais», assure-t-il. Il estime que «la Somadir fait l'objet d'une campagne de dénigrement qui, au nom d'intérêts suspects, veut nuire à l'image de marque de la société». Selon lui, «le problème des odeurs dans la zone industrielle est dû principalement à l'état désastreux du réseau d'assainissement, qui n'évacue pas les eaux usées». C'est justement ce qu'un expert français, dépêché par le gouverneur, aurait relevé au bout de quelques jours d'étude. «Les dimensions des canaux d'évacuation des eaux usées de la zone industrielle sont comparables à ceux d'un simple immeuble», ajoute M. Bennani. En réalité, l'expert français a reconnu que la responsabilité était partagée par tout le monde (y compris la municipalité), sans pour autant dédouaner la Somadir. La preuve en est que M. Bennani reconnaît, qu'après le rapport de l'ONEP, sa société a pris un certain nombre de mesures rectificatives (diminution du Ph,…), qui lui ont coûté 1,2 million de DH. Pire encore, le cahier des charges prévoyait l'obligation de construction d'une station de traitement et d'épuration des eaux usées pour toutes les usines qui rejettent des substances nuisibles à l'environnement. Ce n'est bien entendu pas uniquement le cas de la Somadir. Plusieurs autres unités industrielles sont concernées par cet impératif. En outre, ce qui est étrange, c'est que la Somadir, dont les responsables crient haut et fort que les eaux rejetées par leur unité ne sont pas nocives, ont acheté un terrain de 2 ha appartenant à la municipalité afin d'y construire la fameuse station d'épuration.Le président de la commission technique de la municipalité, l'élu de Dar Barkaoui, M. Mohamed Tamli, a assuré à L'Economiste «qu'une partie du réseau d'assainissement, en l'occurrence celle qui se trouve juste au niveau de la zone industrielle, a été carrément détruite par les eaux acides rejetées par les usines». En outre, le président du Conseil municipal a estimé que le rapport de l'expert français ne peut être fiable «car il a été financé par la Somadir elle-même». C'est ainsi que les différentes sociétés accusées de pollution ont été contraintes, il y a trois mois, de construire des bassins de décantation des eaux usées, construction moins coûteuse que celle d'une station de traitement. Seules deux sociétés ont respecté l'engagement. Il s'agit de Nestlé et d'une société de confection de jeans sous-traitant de Levi's, la Scim. Le directeur de cette dernière, M. Tom Howard, qui emploie quelque 1.000 personnes à El Jadida, estime «qu'avant la chute des pluies, qui emportent les eaux stagnantes, des odeurs nauséabondes rendent la zone industrielle invivable». Il faut reconnaître que les différents conseils qui se sont succédé à El Jadida ont traité le dossier de la population sans la moindre audace. «Personne n'osait se frotter à M. Karim Lamrani», assure un élu municipal. Sans mesurer que depuis une dizaine d'années, la gestion du groupe a beaucoup changé.


Quelques sociétés présentes dans la ZI d'El Jadida

• Nestlé Maroc: fabrication de lait en poudre, Nescafé et soupes déshydratées.• Sonacar: Fabrication de cartons ondulés.• Carogum: traitement du caroube.• Somadir: fabrication de levure.• Scim: confection de vêtements.• Fromalin: fabrication de fromage.• Fisatex: industrie textile.• Catec: transformation de matière caoutchouc et adhésion caoutchouc métal.• Agrevo Maroc: formulation de produits phytosanitaires.. Situation de la zone industrielle d'El Jadida au 30-11-2000• Etat de la zone aménagée• Aménageur Municipalité d'El Jadida• Superficie en ha 117• Nombre de lots 366• Prix de vente DH/m2 116 à 130• Nombre de lots disponibles 27• Nombre d'unités en activité 101• Nombre d'unités en construction 66A. E. H.

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