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Sa Majesté le Roi Mohammed VI au Figaro: Plusieurs pendules remises à l'heure

Par L'Economiste | Edition N°:1094 Le 05/09/2001 | Partager

. Le Souverain et le gouvernement forment une seule et même équipe. L'islamisme ne sera jamais un danger pour le Maroc. L'Espagne devrait mettre plus de bonne volonté dans la lutte contre le trafic de drogue et les immigrés clandestins Lors d'un entretien accordé au quotidien français Le Figaro, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a soulevé plusieurs points non seulement d'ordre interne mais également externe.L'accent a été mis sur plusieurs points de politique interne.D'emblée, le Souverain a refusé de parler de «bilan« des deux années de Son Règne. En effet, pour Lui, la notion de bilan serait «prématurée« et signifierait «la fin de quelque chose«. «Or, je n'en suis qu'à mes débuts«, précise-t-Il. Toutefois, Sa Majesté ne diminue en rien l'importance des réalisations. «Les signaux déjà donnés, les résultats déjà acquis sont nombreux et substantiels«, précise SM le Roi à Charles Lambroschini, envoyé spécial du Figaro à Tétouan.Par ailleurs, le Souverain a estimé que le bien-être des Marocains va de pair avec l'essor économique du pays: «Nous devons nous battre sur deux fronts, économique et social«, préconise le Souverain, rappelant que le développement des infrastructures, «c'est d'abord amener l'eau et l'électricité« aux populations les plus démunies et touchées par une «sécheresse quasi structurelle«.Harmonie Palais/gouvernementLe Souverain a rappelé lors de cette interview que «les Marocains veulent une monarchie forte, démocratique et exécutive«. Et pour cause, le Maroc, son système politique et sa population n'ont rien à voir avec les autres régimes, espagnol notamment. Toute comparaison ne serait, donc, que hasardeuse.Concernant le rapport qu'entretient le Souverain avec le gouvernement et spécialement le Premier ministre, SM le Roi a été on ne peut plus clair: «Il n'y a aucune improvisation. Youssoufi fait son travail, je fais le mien. Personne n'empiète sur le domaine de l'autre«. Et de poursuivre «qu'il n'y a pas que Youssoufi, il y a tout un gouvernement, des ministres, des secrétaires d'Etat. Là aussi nous formons une équipe, une équipe très soudée«. C'est un message clair et sans appel à l'adresse des personnes qui laissent entendre que l'action gouvernementale et celle du Palais manqueraient d'harmonie.Les élections de 2002 seront transparentesSa Majesté le Roi Mohammed VI a précisé que, pour Lui, les prochaines élections, les premières depuis son avènement au Trône, «ne sont ni un test ni une sanction«. Le Souverain a indiqué que ce scrutin «reflétera la volonté des citoyens marocains«.Islamistes, berbères ou juifs… tous des MarocainsEvoquant les débats houleux et les manifestations au sujet du fameux Plan national de l'intégration de la femme, SM le Roi Mohammed VI a estimé que «la question de la femme dépasse l'opposition entre les étiquettes «islamistes« et «non islamistes«. D'ailleurs, dans la délégation des femmes qui étaient venues me demander de revoir le Code de la Moudawana, il y avait aussi des femmes voilées«. Concernant l'islamisme en tant que mouvement politique, Sa Majesté a rappelé que les cas de l'Algérie et de l'Iran n'ont rien à voir avec celui du Maroc. La phrase qui résume le mieux la manière de voir est la suivante: «Il est stupide d'accepter le monokini et la minijupe et, en même temps, montrer du doigt les femmes voilées«.Quant aux berbères, le Souverain a précisé que contrairement aux Kabyles algériens, la sensibilité amazigh marocaine «est intégrationniste«.S'agissant du conflit israélo-palestinien et de la communauté juive au Maroc, le Souverain a rappelé qu'au Maroc «juifs et musulmans démontrent tous les jours qu'il n'y a pas de fatalité à la haine et à la confrontation«.Abdelmohsin EL HASSOUNI


. L'éthique du Souverains'agissant des mécontents de tout bord qui estiment que «le changement a subi un ralentissement«, le Souverain a eu une réponse qui illustre fidèlement sa philosophie. C'est peut-être la réponse la plus importante de toute l'interview: «Alors j'aurais dû laisser Yassine en résidence surveillée et Abraham Serfaty en exil. J'aurais maintenu le statu quo pendant un ou deux ans, en calculant que le jour où ma popularité tomberait, il me suffirait de les rétablir dans leur droit pour retrouver une bonne cote. Je ne sacrifie pas au populisme. N'étant pas élu, à quoi bon me livrer à des calculs totalement étrangers à mon éthique? Non, je ne peux garder les gens dans le réfrigérateur dans le seul but de sortir une carte de ma manche«.. La rumeurEn réalité, elles sont plusieurs. Le Souverain a coupé court à plusieurs d'entre elles. C'est le cas par exemple du rôle de l'armée. SM le Roi Mohammed VI a qualifié «d'élucubrations« «toutes les théories concoctées« autour du rôle de l'armée. Tantôt c'est un bastion islamiste, tantôt un rempart contre cet islamisme.«Autre scénario, poursuit le Souverain: le Maroc serait dirigé par un petit groupe secret d'officiers«. La réponse est donc claire: «l'armée n'a pas de rôle politique«.. Messages aux MarocainsLors de cette interview, le Souverain a adressé plusieurs messages à ses sujets:- «Je tiens à remercier les Marocains d'être indulgents. Parce que je sais que leurs attentes sont énormes«.- «L'information« concernant le mariage de Sa Majesté Mohammed VI «c'est d'abord à mon peuple que je la réserve«.. Les dérapages de la presseLe Souverain a déploré l'usage que fait une certaine presse et certains partis politiques de sujets aussi sensibles que l'affaire Ben Barka. Manifestant sa volonté de «contribuer à tout ce qui pourrait aider la vérité«, le Souverain a, toutefois, souligné qu'Il s'opposerait «à toute récupération et à toute instrumentalisation, mercantile ou idéologique, de cette affaire«. En d'autres termes, les journaux dont le fonds de commerce est «la polémique« devraient sérieusement se remettre en cause.
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