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Politique

RNI: La volte-face de Mustapha Mansouri

Par L'Economiste | Edition N°:3181 Le 30/12/2009 | Partager

. Il convoque le Comité central pour le 16 janvier. L’affaire sera portée devant la justice«Le patron, c’est toujours moi». C’est ce que l’on peut comprendre de la réponse directe de Mustapha Mansouri, président en exercice du Rassemblement national des indépendants, à Salaheddine Mezouar, chef de file du «mouvement des réformateurs» né il y a quelques mois. Une sorte de réponse du berger à la bergère qui risque de faire envenimer davantage les rapports entre les deux hommes.Quatre jours à peine après que Mezouar et compagnie aient donné une conférence de presse à Casablanca (vendredi) pour annoncer la réunion du Conseil national de la formation politique, Mansouri réplique dans un communiqué rendu public mardi en milieu de journée. Dans ce communiqué à l’en-tête du parti et portant la signature «Mustapha Mansouri, président du Rassemblement national des indépendants», il est indiqué que le Comité central du parti va se réunir le 16 janvier prochain à Rabat. «C’est ce Comité qui va proposer une date pour la tenue du prochain Conseil national». Il rappelle, en outre, que conformément aux statuts du parti, le Comité central tient une session par an (la dernière remonte au 18 mai 2008). Par contre, et contrairement à ce qui a été avancé par les «réformateurs», le Conseil national se réunit une fois tous les deux ans. Il a tenu sa dernière session le 20 décembre 2008. Autrement dit, Mansouri, en tant que président, a encore le temps de convoquer une réunion du Conseil national. Mais, selon Me Abdelaziz Hafidi Alaoui, le Bureau exécutif peut convoquer le Conseil national s’il y a un quorum des deux tiers. Et c’est sur cela que se sont basés les «réformateurs» pour décider d’un Conseil national les 23 et 24 janvier prochain. Seulement, le communiqué de Mansouri indique que la décision de réunir le Comité national le 16 janvier a été prise à l’unanimité de ses membres. Deux tiers d’un côté, unanimité de l’autre: une situation kafkaienne qui n’arrange pas les affaires de la formation politique. Ajoutez à cela la ferme décision de Mustapha Mansouri de porter l’affaire devant la justice. Mais il ne sera pas le seul: les réformateurs avaient brandi la même menace, vendredi dernier, lors de leurs conférence de presse.Il faut aussi dire que Mansouri a su habilement manœuvrer. La date de la tenue du Comité central a été inscrite en dernier point dans l’ordre du jour de la réunion du Bureau exécutif. Histoire de banaliser le différend qui oppose Mansouri à Mezouar. Histoire aussi d’ignorer ostentatoirement le «mouvement des réformateurs».Selon Mustapha Mansouri, «la décision de réunir le Conseil national en mettant à l’écart l’institution de la présidence du parti est une décision illégale et illégitime». Pourtant, Mezouar se fonde sur la délégation de pouvoirs qui lui a été accordée par Mansouri. Seulement, ce dernier rappelle que cette délégation lui a été retirée une dizaine de jours après. Décision qui avait été notifiée à Mezouar par le biais de la justice. On s’en rappelle, d’ailleurs (cf. www.leconomiste.com). C’était à l’occasion d’un débat sur les causes de l’échec de l’élection de Maâti Benkaddour à la présidence de la Chambre des conseillers. Mustapha Mansouri n’avait pas hésité à accuser Mezouar de rouler pour le Parti authenticité et modernité (PAM) de Fouad Ali El Himma. «Mezouar a demandé aux conseillers du RNI de voter pour Cheikh Biadiallah sans mesurer les conséquences de cette initiative», avait affirmé Mansouri. Mais, paradoxe, Maâti Benkaddour est aujourd’hui aux côtés de Salaheddine Mezouar. Un vent de scission souffle-t-il donc sur la formation politique moins de trois après le départ d’Ahmed Osman? Si cela venait à se produire, ce ne sera pas la première fois que des membres du RNI décident de claquer la porte pour créer un autre parti. Pour rappel, il y a près de vingt ans Arsalane El Jadidi, Abdallah Kadiri et autre Moussa Saâdi avaient quitté le RNI pour créer le Parti national et démocratique (PND). En tout cas, Mustapaha Mansouri est décidé à ne pas se laisser faire et à reprendre les choses en main. Par tous les moyens. Il est vrai qu’il conserve encore toute sa légitimité de président de la formation politique. Et s’il décidait d’en user pour expulser les réformateurs y compris les ministres, comme cela avait été fait par M’hand Laenser du Mouvement populaire? Les ministres, dans ce cas, seraient «sans appartenance politique». Quelle serait alors la situation du gouvernement 


Conflit pour le pouvoir?

C’est «la méthode de gestion du parti» qui serait à l’origine du désaccord entre Mezouar et Mansouri. Le premier reproche au second «ses décisions individualistes» et il ne s’en cache pas même s’il affirme à qui veut l’entendre qu’il ne s’agit pas d’un conflit de personnes. Mais un des premiers membres du Bureau exécutif du RNI estime qu’il s’agit plutôt d’un «conflit de pouvoir et de personnalité entre les deux hommes». Leurs visions sont différentes s’agissant de la manière de gérer la formation politique. Mustapha Mansouri reprend donc les choses en main. Quelles seront ses premières décisions? Arrivera-t-il à faire éviter la scission à son parti? Ce dernier restera-t-il dans le gouvernement? Autant de questions qui ne manqueront pas de trouver des réponses plus tôt que l’on ne s’y attend.Jamal Eddine HERRADI

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