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    Economie

    Risque pays: La demande intérieure, arme de reprise

    Par L'Economiste | Edition N°:3212 Le 15/02/2010 | Partager

    . La Coface maintient sa note A4 au Maroc. L’impact de la crise limitée grâce à la demande des ménagesBONNE performance économique du Maroc en 2009, mais le pays reste encore trop dépendant de son secteur agricole. Un secteur qui représente 35% du PIB en tenant compte de l’agroalimentaire. Il emploie également 42% de la population active.Le poids du secteur agricole dans le PIB est l’une des principales faiblesses du Maroc, relève l’évaluation du risque pays 2010 du groupe d’assurance crédit Coface. Les récoltes exceptionnelles de 2009 ont permis une croissance significative parmi les pays émergents. En revanche, les tendances en 2010 devraient être moins euphoriques, prévoient les experts de la Coface. Déjà à fin 2009, la campagne agricole affichait des niveaux moins importants que ceux de 2008. «Les exportations d’agrumes, d’huile et de produits horticoles devraient en pâtir», indique les experts. Dans ces conditions, en 2010, «l’activité économique devrait garder un rythme soutenu sans pour autant afficher un rebond significatif», relève la Coface.Les performances du Maroc restent fortement liées à la reprise des marchés européens, principalement celui de la France et de l’Espagne. Le secteur textile qui représente 15% du PIB, et dont ces deux pays captent 73% des débouchés, devrait servir de référence. Dans le même temps, l’organisme français table sur un rebond modéré des recettes touristiques en 2010, à la faveur du retour progressif de la confiance des ménages européens.Comme par le passé, la demande intérieure devrait continuer sur la même dynamique. Le rebond des revenus travailleurs d’expatriés, attendu en 2010, permettrait notamment de dynamiser le segment de l’immobilier résidentiel, mais également la consommation des ménages. «Lesquels continueront à bénéficier d’une offre de crédit accommodante», souligne l’évaluation. Cependant, les dépenses publiques dans les infrastructures constitueront le principal tracteur de la croissance en 2010. Par ailleurs, et en dépit d’une dette publique des plus élevée parmi les pays émergents, les experts de la Coface tablent sur une croissance des investissements directs étrangers vers le Royaume. Ceux-ci couvrent 80% du déficit courant.


    Notation

    LA note A4 équivaut à un risque jugé satisfaisant sur une échelle de 7 niveaux (A1 à D). Quant à l’environnement des affaires, le niveau de risque est également situé à A4. Ce dernier classement mesure la fiabilité et la disponibilité des comptes des entreprises locales, mais également la capacité des instances juridiques à assurer une protection équitable et efficace des créanciers.Parmi les principaux concurrents, la Tunisie obtient, comme le Maroc, les mêmes notes. La Turquie obtient la note B et A4, l’Algérie A4 et B. Quant à l’Egypte et Chypre, ils reçoivent respectivement une double notation B et A2.F. Fa.

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