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    Economie

    Retraites: Sursis pour la CMR

    Par L'Economiste | Edition N°:2410 Le 28/11/2006 | Partager

    . Augmentation des taux de cotisations, versement des arriérés de l’Etat…. Le déficit différé jusqu’en 2018. Un répit de courte durée si aucune réforme n’est entrepriseLA Caisse marocaine des retraites (CMR) a tenu hier à Rabat un conseil d’administration, présidé par Fathallah Oualalou. A l’issue de cette réunion, le ministre des Finances a donné une conférence de presse pour présenter le bilan d’une décennie de réforme de la Caisse. Il s’agit de procéder à l’évaluation de ce qui a été fait avant de pouvoir engager une autre génération de réforme. Avec des réserves estimées à 41 milliards de DH à la fin de cette année, la Caisse participe activement au financement de l’économie via ses interventions sur le marché financier. Elle joue donc un rôle important dans la mobilisation de l’épargne. Ainsi, la Caisse a pu différer, à 2018, le déficit prévu pour 2007. Plusieurs actions sont à l’origine de ce sursis comme le versement par l’Etat de 55 milliards de DH au cours de cette décennie. Pour consolider le régime, on a procédé à l’augmentation du taux de contribution patronale de 7 à 14% et de 14 à 20% pour le régime des pensions militaires. Pour le même régime, le taux de contribution salariale a été relevé de 7 à 10%. On a également décidé de relever l’âge de départ à la retraite pour le personnel militaire. Les civils ne sont pas en reste puisque la contribution patronale et salariale a augmenté pour atteindre 20% en 2006 contre 14% en 2003. L’Etat a également procédé au versement de 11 milliards de DH au titre des arriérés l’année dernière. Le gouvernement s’est engagé à verser à la CMR 7,5 milliards de DH pour compenser l’impact financier de l’opération des départs volontaires à la retraite des fonctionnaires.En tout cas, pour Mohamed Bendriss, DG de la Caisse, si rien n’est fait au cours des prochaines années, le déséquilibre entre les recettes et les dépenses annuelles apparaîtra à partir de 2012. Pour lui, le principal défi est de rechercher les voies et les moyens permettant de repousser le plus loin possible l’apparition de déficits. Le challenge sera difficile sachant que l’Etat est décidé à stopper l’accroissement de la masse salariale en limitant les recrutements.Oualalou est également satisfait des résultats de la Caisse. «Son chiffre d’affaires s’élève à 19 milliards de DH, soit l’équivalent du budget d’équipement du pays il y a deux ans». Le mode de gouvernance est également pour quelque chose. Actuellement, le paiement des retraites se fait de manière dématérialisée à hauteur de 98% via la Trésorerie générale du Royaume, Barid Al-Maghrib et les banques, soit 504.994 pensions sur un total de 514.281.Pour le DG de la CMR, les délais de paiement après le départ à la retraite ont été écourtés: 85% des pensions sont payés le mois suivant le départ à la retraite. Lors de l’opération DVD, 37.811 dossiers ont été traités en l’espace de quelques mois. Selon lui, la mise en place d’un régime complémentaire et facultatif (Attakmil) en 2006 vise à améliorer le niveau des pensions pour ceux qui le souhaitent.


    Nouvelle stratégie de placement des fonds?

    LE placement des fonds de la CMR est réglementé par une circulaire du ministre des Finances. Ainsi, au moins 80% de ces fonds doivent être placés sous forme de titres de l’Etat ou jouissant de sa garantie, 10% en Bourse et 7% dans les OPCVM. Les 3% restants sont placés dans l’immobilier. La CMR respecte ce schéma. Selon un document de la Caisse, malgré la tendance baissière constatée ces dernières années au niveau du marché obligataire, les taux de rendement réalisés restent relativement corrects. Cependant, pour avoir plus de visibilité, la CMR lancera bientôt une étude en vue d’élaborer une stratégie de placement des fonds. L’objectif est d’avoir une visibilité permettant d’assurer la pérennité de la CMR. «La Caisse doit savoir comment elle sera d’ici 2050», souligne le ministre.M. C.

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