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Economie

Retraites: A la recherche d’un modèle international

Par L'Economiste | Edition N°:2489 Le 21/03/2007 | Partager

. Egypte, Jordanie: Les success stories de la région Mena. Portugal: Les contraintes budgétaires accélèrent la réforme. Amérique latine: Le premier modèle pour le mondeQUEL modèle choisir pour la réforme des retraites publiques? La CMR est devant une palette de success stories. Mais avant de s’en inspirer, elle devrait avoir plus de visibilité par rapport à son rôle dans le nouveau régime de retraite. En dehors de la solution de regroupement des caisses, les autres options de réforme prévoient de la dédier au régime de base dédié fonctionnaires. Mais cette option va à l’encontre de la tendance internationale d’intégration des régimes. n Egypte: Table rase du passéCompte tenu des difficultés insurmontables de son ancien système de prévoyance sociale, l’Egypte a choisi de faire table rase du passé. Elle a mis sur pied un régime de retraite unique pour l’ensemble des salariés aussi bien ceux du public que du privé. Celui-ci s’applique obligatoirement aux nouveaux cotisants et aux anciens âgées de moins de 35 ans. Il a fixé l’âge de retraite à 65 ans avec un taux de remplacement de 70%. La pension minimale est fixée à 20% du salaire moyen tandis que le plafond recouvré est de 3 fois cet indicateur. La cotisation a été réduite de 30 à 20% du salaire dont les deux tiers sont traités par répartition et le reste par capitalisation. Les pensions sont automatiquement indexées sur le taux d’inflation dès qu’il dépasse un certain niveau. Les responsables de la réforme n’ont pas encore trouvé de formule exacte pour calculer les droits acquis, mais ils transfèrent le capital accumulé au compte de répartition en contrepartie de bons du Trésor à long terme. Les revenus dégagés par le nouveau régime seront destinés au remboursement de la dette implicite du nouveau système.. Jordanie: Transfert vers le système réforméAu lieu de créer un nouveau système, le gouvernement jordanien a appliqué ses réformes sur un de ces deux anciens régimes avant d’y transférer l’ensemble des cotisants et des retraités. Le régime réformé offre un taux de remplacement de 65% pour un âge de retraite de 63 ans. Le retraité perçoit au moins 25% du salaire moyen avec un plafond recouvré de 2,5 cet indicateur. Le niveau de cotisation s’élève à 15% et s’applique à tous les revenus. Elle est revalorisée en fonction du taux de croissance des salaires. Comme pour l’Egypte, la pension est revalorisée à partir d’un taux d’inflation prédéfini. Cependant, le nouveau régime ne s’applique qu’aux nouvelles recrues du public et du privé. . Portugal: Une année pour tout changerIl aura fallu une année seulement pour le gouvernement portugais pour chambouler l’ensemble de ses régimes de retraites. Il était d’ailleurs contraint par les exigences de la zone euro en termes de déficit budgétaire. Le seul moyen de réduire ce fardeau qui menaçait la position du Portugal dans cette zone était de réduire les pensions de retraites des fonctionnaires. L’idée étant de les mettre au même niveau du régime général du privé. Les pensions publiques ont donc été ramenées de 1.000 euros au régime général limité à 400 euros. Le projet a été déposé en janvier 2005. Les débats au Parlement ont duré 6 mois. Une fois le texte voté, les retraités sont descendus dans les rues tout au long du deuxième semestre 2005. Pendant ce temps-là, le gouvernement préparait les décrets d’application. Le texte a finalement été adopté en janvier 2006. . Amérique latine: Les précurseurs des fondsLes pays de cette région étaient les premiers à initier la réforme de leur régime de retraite pour les fonctionnaires. La priorité de ces actions était de mettre en place un système unifié qui englobe l’ensemble des salariés aussi bien du public que du privé. Ils ont pour la plupart adopté un système à deux étages: le premier par répartition et le deuxième par capitalisation. Après la réalisation de ce premier objectif, les pays d’Amérique latine sont à leur deuxième génération de réforme. Cette seconde vague concerne principalement le renforcement des régimes de base, la réduction des redevances, la généralisation de la couverture…. Europe de l’Est: Transition difficile Après la fin des régimes communistes, les pays de l’Europe centrale et méridionale devaient abandonner leurs anciens régimes basés sur le taux de remplacement de 100%. Ils se sont inspirés du régime latino-américain pour construire un système unique multipiliers.


Retraites publiques: Pourquoi réformer?

LA tendance de réforme des régimes publics de retraite s’étend à travers le monde. Elle s’explique d’abord par les pressions budgétaires. A court terme, les gouvernements sont confrontés à une plus forte instabilité macroéconomique. A long terme, ils doivent faire face au vieillissement exponentiel des populations principalement dans les pays en développement où cette tendance est plus récente. Dans les pays développés, la question de la retraite des immigrés se pose aussi avec acuité. Parallèlement à ces contraintes, les régimes de retraites, notamment dans les pays en développement, sont un outil d’action politique incontournable. Les gouvernements sont contraints à tenir leur promesse électorale en matière d’élargissement de la couverture, équité et réduction de pauvreté.


Vieillissement: Il faut plutôt s’en réjouir!

IL est trop tôt pour se plaindre du vieillissement des populations au Maroc. Il y a encore beaucoup de cotisant pour couvrir aussi bien leur besoin que ceux des retraités actuels, selon les experts de la Banque mondiale. Les réformes doivent d’abord être centrées sur une meilleure définition des paramètres et une affectation plus raisonnée des fonds. Les Européens sont plutôt sereins par rapport au prolongement de l’espérance de vie. Ils considèrent cette tendance comme une réussite de leur système de prévention médicale et sociale. Toutefois, les citoyens européens doivent s’adapter à cette nouvelle donne. Puisqu’ils vivent plus et en bonne santé, ils seront tenus de travailler plus longtemps et cotiser plus pour mieux gérer leur retraite.Nouaim SQALLI

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