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    Résultats sociétés cotées: L’endettement de l’ONA explose

    Par L'Economiste | Edition N°:1987 Le 28/03/2005 | Partager

    . Il passe de 265,1 millions en 2003 à 4 milliards de DH en 2004. La grande distribution et l’agroalimentaire demeurent les secteurs-phares du groupeL’année 2004 n’a pas été de tout repos pour l’ONA. Le premier holding du Royaume a en effet vécu au rythme des cessions, fusion et consolidation. En plus des effets de la restructuration ONA/SNI, initiée en septembre 2003, le groupe a cédé en 2004 Régie 3 ainsi que quelques titres de Lesieur Cristal et Cosumar en Bourse (2,26 et 5,35% respectivement). 2004 a également été marquée par la participation à l’OPA/OPE et le renforcement dans le capital d’Attijariwafa bank. Par ailleurs et conformément aux normes de consolidation du groupe, certaines filiales précédemment non consolidées l’ont durant cet exercice. De ce fait, la présentation des résultats n’a pas été une tâche facile pour le nouveau président Saâd Bendidi. L’exercice aura duré plus de deux heures. Les chiffres de l’ONA et SNI ont été décortiqués par le nouvel homme fort du groupe en présence de tous les présidents des filiales venus lui prêter main forte en cas de besoin. La distribution et l’agroalimentaire boostent toujours le chiffre d’affaires consolidé comparable qui progresse de 7,4% par rapport à 2003 passant de 21,1 milliards de DH à 22,7 milliards. “Une évolution qui est due essentiellement à la poursuite des programmes de développement de la grande distribution et la bonne progression de l’activité commerciale dans l’agroalimentaire, principalement pour Lesieur Cristal et Centrale Laitière”, explique Bendidi. Les mines, quant à elles, enregistrent une amélioration de 7,1% malgré la baisse de la production, des teneurs extraites et de la parité euro/dollar. Cette évolution provient, particulièrement, de la montée en puissance de l’activité de Semafo et de la hausse des cours des principaux métaux qui ne profite pas pleinement à Managem en raison de son portefeuille de couvertures à l’exception du cobalt (www.leconomiste.com).Le résultat d’exploitation consolidé comparable enregistre une baisse de 7,3% à 1,4 milliard de DH contre 1,5 milliard enregistré en 2003. Il subit les effets de la contre-performance des activités minières, du renchérissement des principales matières premières du secteur de l’agroalimentaire (graines oléagineuses, huile brute, poudre de lait…). Mais aussi de l’augmentation du coût de l’effort commercial. “C’est à ce prix seulement qu’on peut faire face à la concurrence de plus en plus rude en raison de la globalisation”, souligne Bendidi. C’est notamment le cas de Bimo qui souffre de la concurrence de produits d’importation turques notamment. La dégradation des taux de marge ainsi que l’augmentation des provisions sur stocks à Sopriam et Optorg sont également à l’origine de la baisse du résultat d’exploitation. Le résultat courant consolidé comparable suit la même tendance reculant de 7,6% par rapport à 1,32 milliard de DH en 2003. Toutefois, l’amélioration du résultat financier consolidé atténue le recul du résultat d’exploitation consolidé. Le résultat financier consolidé comparable s’améliore de 15 millions de DH par rapport à 2003 qui intégrait des dividendes reçus de filiales non consolidées et non renouvelées en 2004. “Cette évolution provient essentiellement de la baisse des charges financières, liée à la réduction de l’endettement net consolidé moyen du groupe conjuguée à la baisse du taux de financement”, souligne le président. Le résultat net part du groupe (RNPG) est également en retrait à 229,5 millions de DH grevé par le recul des mines. Les activités financières se sont également inscrites en baisse en raison de l’intégration des comptes consolidés du groupe Attijariwafa bank, calculés sur 12 mois pour l’ensemble du périmètre consolidé (y compris les filiales de la banque et l’activité assurances), qui subissent l’effet sur une année pleine de dotations nettes aux provisions pour créances en souffrance. Un dividende, prélevé sur le résultat net, de 25 DH sera prélevé.Quant à l’endettement net consolidé du groupe, il passe de 265,1 millions de DH à fin décembre 2003 à 4,042 milliards de DH en 2004. Cette montée en flèche s’explique par la progression des investissements du groupe pour faire face entre autres à la concurrence dans certaines filiales. Les investissements nets consolidés ont atteint, en 2004, 4,5 milliards de DH. Les perspectives présentées par le management de l’ONA ne contiennent toujours pas de données chiffrées, comme l’ont fait remarquer plusieurs analystes. “En tant que premier holding du pays, nous estimons que l’ONA devrait à l’instar de ce qui se fait à l’étranger présenter des perspectives un peu plus étoffées et surtout chiffrées”, estime un analyste. Toujours est-il que le groupe entend en 2005 poursuivre le développement des enseignes de Marjane et Acima, côté distribution. Il compte également défendre ses parts de marché dans l’agroalimentaire par un effort d’innovation et d’écoute des consommateurs. Quant aux mines, la sécurisation des ressources et la pérennisation de l’activité des mines en Afrique de l’Ouest figurent parmi les priorités du groupe. Pour ce qui est du secteur financier, la réussite de la fusion Attijariwafa bank reste la principale préoccupation du groupe. L’ONA compte également améliorer les performances techniques et financières d’Axa Assurance Maroc. Cela signifierait que le holding n’a pas l’intention de mettre fin au partenariat avec Axa. Chose que confirmera le président du groupe.


    Remontée de cash

    Le résultat net de l’ONA SA s’élève à 1,4 milliard de DH contre une perte de 516,7 millions de DH fin 2003. La holding a poursuivi sa politique d’optimisation de fonds propres des filiales qui s’est traduite par une remontée de cash grâce aux dividendes exceptionnels. L’endettement de l’ONA SA augmente également en raison du renforcement dans Attijariwafa bank. F. T.

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