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Résultats semestriels: ONA confirme sa résilience

Par L'Economiste | Edition N°:3117 Le 29/09/2009 | Partager

. Le RNPG bondit de 97%. Wana, relais de croissance à moyen terme. La banque, moteur du groupeEn dépit de la dépréciation tous azimuts de ses activités immobilières et minières, ONA parvient à dégager des résultats plutôt satisfaisants. Derrière cette résilience, le maintien de la progression du groupe dans les métiers traditionnels, mais également (et surtout!) l’amélioration des réalisations commerciales de sa filiale Wana. Il faut dire que le premier semestre s’est soldé par une croissance du parc clients de la filiale de téléphonie, doublée d’une amélioration de la marge brute de celle-ci. Parallèlement, le groupe continue à faire du renforcement de Wana dans le segment du mobile l’un de ses principaux relais de croissance à moyen terme. Une stratégie qui intervient d’ailleurs après que la filiale de téléphonie ait acquis un certain positionnement sur l’Internet et le fixe.Mais ce n’est pas tout, les 6 premiers mois ont également été marqués par la constatation d’une plus-value de 977 millions de DH, liée essentiellement à la dilution de la participation de ONA dans Wana. Cette nouvelle vigueur de la filiale n’a pas manqué d’influencer positivement les agrégats financiers du groupe. En effet, le RNPG a littéralement bondi (+ 97%), pour s’établir, in fine, à 1,7 milliard de DH. Dans le même sillage, le CA consolidé s’est arrêté à 18,2 milliards de DH, en progression de 2,6% par rapport à la même période de l’année précédente. L’excédent brut d’exploitation ressort, quant à lui, à 2 milliards de DH (+ 4,4%) à l’heure où le résultat d’exploitation courant se rétracte à 1,1 milliard (-8,8%). S’agissant des capitaux propres, ils s’apprécient de 14,1% pour atteindre 20,7 milliards de DH tandis que le levier financier, en forte amélioration (12,5 points) passe de 69,4 à 81,9%.En revanche et par rapport à fin décembre 2008, l’actif net réévalué du groupe s’est soldé par une légère baisse (-0,4 %). Il s’établit de fait à 34,3 milliards de DH, ce qui représente pas moins de 1.967 DH par action. Par secteurs, ce sont les métiers historiques du groupe (immobilier, agroalimentaire et grande distribution) qui ont le plus accusé le coup. En revanche, le secteur bancaire a épongé une bonne partie des pertes en amont. A ce niveau, Attijariwafa bank, poursuivant sa croissance en Afrique, a été le fer de lance du groupe dans ce contexte peu porteur. Les nouvelles acquisitions de la filiale bancaire à l’international continuent d’ailleurs à prendre de l’ampleur. Elles devront bientôt se tailler « pas moins de 25% dans le PNB consolidé de la banque», indique un communiqué financier du groupe.L’agroalimentaire, en retrait, a subi la hausse des dotations aux amortissements introduites par le programme de modernisation de Cosumar. Egalement en cause, la dégradation de l’activité de trituration de Lesieur Cristal. Des contre-performances qui restent toutefois limitées par l’amélioration des réalisations opérationnelles de Centrale Laitière et de Bimo. Confiant dans le potentiel de ces deux filiales, ONA commence déjà à explorer de nouvelles niches à l’international pour ces dernières.De son côté, le secteur de la grande distribution, grevé par l’augmentation des frais de personnel en préparation des ouvertures du second semestre, n’a pas échappé à un certain ralentissement. Toutefois, le rapprochement de Marjane et Acima est resté bénéfique à plus d’un titre. En témoigne un rythme d’ouverture des magasins soutenu (3 à 4 hypermarchés par an).La distribution automobile et celle de biens d’équipement a, quant à elle, été touchée de plein fouet par la crise. Le groupe veut d’ailleurs mettre à profit cette contre-performance qui survient après plusieurs années de forte croissance, en optimisant ses processus commerciaux et sa logistique de marché. S’agissant de l’immobilier, le secteur se trouve freiné par le recul du logement touristique et du haut standing. De fait, la diversification du portefeuille immobilier via la filiale Onapar est plus que jamais à l’ordre du jour pour l’Omnium. Un renforcement au niveau du segment résidentiel et tertiaire est donc attendu, doublé de l’acquisition massive de réserves foncières.


Quid de Managem?

Au niveau du secteur minier, Managem, l’un des fleurons de l’Omnium, continue à évoluer dans un contexte de repli des cours de métaux au premier semestre. La minière a néanmoins réussi à stabiliser ses revenus grâce à une optimisation des prix de revient. D’ailleurs, ONA nourrit quelques ambitions pour cette filiale. Une nouvelle stratégie est proposée, avec des process basés sur la fin progressive des couvertures, ainsi que l’entrée en production de nouveaux projets (Bakoudou en 2010 et Pumpi en 2011-2012).Mohamed MOUNADI

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