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    Economie

    Résultats semestriels Banques Populaires
    Le bénéfice net caracole à 638 millions de DH

    Par L'Economiste | Edition N°:2119 Le 29/09/2005 | Partager

    . 2,3 millions de clients actifs chez le groupe. Les crédits vont plus vite que les ressources collectéesIndéboulonnable. La première marche du podium de la place bancaire revient toujours au Groupe Banques Populaires. Celui-ci annonce un résultat semestriel de 638 millions de DH, en hausse de 9%, pour un PNB qui croît, lui, de 7,7% à 2,43 milliards. Un volume d’affaires dont 85,8% sont tirés de la marge d’intérêt et seulement 8,8% et 5,4% respectivement de la marge sur commissions et des opérations de marché. Une structure de revenu qui reste inchangée depuis plusieurs années, ce qui constitue une évolution presque exceptionnelle sur le marché national. L’essentiel des banques tirant leurs revenus de plus en plus des commissions. Le bénéfice devait atteindre 728 millions de DH, si ce n’est la constitution volontaire d’une provision pour risques généraux de 90 millions de DH. Cette capacité bénéficiaire est également affectée par une provision supplémentaire pour créances en souffrance de 617 millions de DH (+9,5% à 7,13 milliards), dont 203 millions notamment pour coller aux nouvelles règles prudentielles sur le risque groupe de Bank Al-Maghrib. Le groupe affirme avoir fait plus que ce qui est édicté par la banque centrale en étendant ces règles au portefeuille des particuliers. Malgré cela, le taux de créances en souffrance est ramené de 15,45 à 14,67%. Le ratio de solvabilité, lui, est porté de 20,5 à 21%. Les fonds propres s’améliorant de 12,4% à 10,56 milliards de DH. A ce rythme de croissance, le groupe est parti pour afficher un résultat de 1,5 milliard de DH pour l’ensemble de l’année. Comme le souligne d’ailleurs un analyste: «l’essentiel de la productivité est réalisé sur le 2e semestre avec le retour des MRE et toutes les activités qui en découlent, sans oublier le lancement de projets socioéconomiques de ce mois». Derrière cette performance, se profile «le dynamisme des BPR dans les crédits et la collecte de ressources, en dépit d’une conjoncture difficile», a souligné Noureddine Omary, PDG du Groupe, mardi 27 septembre à la BCP. Surtout que la banque a réalisé plus de 97% de ses ressources globales projetés dans le budget 2005. Côté crédits, l’objectif 2005 a été pratiquement atteint en 6 mois (98%). C’est une accélération de rythme soutenue par une importante base de clientèle: plus de 2,3 millions de clients actifs à fin juin, soit à peu près 8% de la population marocaine! Le Groupe enregistre du reste une augmentation plus rapide de ses ressources locales (+12,7% à 43,61 milliards de DH) que celles de ses Marocains du Monde (+5,7% à 49,49 milliards). Ce qui lui permet d’abaisser davantage son coût de l’argent de 1,56 à 1,4% à fin juin 2005. Les crédits (+15,3% à 48,63 milliards de DH) ont également évolué plus vite que les ressources (+8,9% à 93,11 milliards dont 54,7 milliards non rémunérés). Le coefficient d’emploi s’améliore de 2,9 points à 52,5%. Ces prêts restent fortement orientés vers les activités productrices. L’industrie monopolise 9,8%, le commerce et services 16,8%, la pêche, l’agriculture et l’agro-industrie 7,3%, l’eau et l’électricité 4,3% et les BTP 2,2%. Le reste est réparti entre crédits immobiliers aux particuliers pour 25,5%, les crédits à la consommation avec 13,2% et d’autres activités qui totalisent 14,8% du portefeuille. Dans l’ensemble, les entreprises accaparent 61% des crédits distribués contre 39% pour les particuliers. «Le groupe soutient fortement la PME et supporte tous ses pots cassés plus que les banques de la place réunies», a affirmé Omary. Par ailleurs, la BCP, structure centrale du Groupe cotée en Bourse depuis 2004, a réalisé un résultat net de 209 millions de DH, en retrait de 15% pour un PNB en recul de 9,2% à 356 millions. Cela correspond à un taux de réalisation de 55,5% de la feuille de route 2005. Un léger moins qui s’explique, selon le PDG, par une reprise exceptionnelle sur provisions de 30 millions de DH en juin 2004, une augmentation générale des salaires et les charges d’un plan de départ volontaire. Rien de récurrent en définitive qui puisse altérer sa capacité bénéficiaire en fin d’année. B. E. Y.

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