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Economie

Résultats du bacalauréat: Pas de comparaisons possibles
Entretien avec Habib El Malki, ministre de l'Education nationale et de la Jeunesse

Par L'Economiste | Edition N°:1604 Le 18/09/2003 | Partager

Avec la réforme du système éducatif, les parents attendent une amélioration de la qualité de l'enseignement. A leurs yeux, le taux de réussite au bac est un critère déterminant.Pour le ministre, les derniers résultats doivent être analysés avec précaution. Il estime qu'il n'y a pas lieu de comparer ni une année, ni une région ni même un pays avec l'autre.. L'Economiste: La réforme du système éducatif concerne les programmes mais aussi les enseignants. Quel est le plan d'action du ministère pour la formation des formateurs?- Habib El Malki: La réforme concernant les programmes scolaires et l'organisation des études se traduit, d'une part, par la révision des programmes dans le sens de l'actualisation des connaissances qu'ils mobilisent et de l'amélioration de leur conformité avec les orientations éducatives de la charte, de la déclaration officielle du programme du gouvernement et des nouveaux développements de la recherche en sciences de l'éducation. Elle se traduit, d'autre part, par l'élaboration des programmes de nouvelles disciplines scolaires. Cette réforme a permis de revoir en profondeur tous les cursus scolaires et de structurer les études de l'enseignement qualifiant en cinq pôles organisés en 17 filières d'orientation: le pôle de l'enseignement originel avec 3 filières; le pôle des lettres et humanités avec 3 filières; le pôle des arts avec 3 filières; le pôle des sciences avec 4 filières et le pôle des technologies avec 4 filières également.La formation des formateurs, requise par la mise en oeuvre des nouveaux programmes, varie entre un simple et léger recyclage des enseignants dans le cadre des plans de formation continue et des programmes réguliers d'encadrement pédagogique assurés par les inspecteurs et une formation initiale plus longue dans les institutions de formation des cadres pédagogiques.En ce qui concerne les plans de formation continue et les programmes d'encadrement pédagogique, le ministère a opté pour l'approche de formation à effet multiplicateur: les formateurs ayant bénéficié d'une formation aux innovations académiques et pédagogiques des programmes sont chargés de répercuter cette formation sur les enseignants au niveau des régions, des provinces et des établissements scolaires.Pour ce qui est de la formation aux nouvelles disciplines scolaires, le ministère a conçu un dispositif méthodologique qui sera mis en oeuvre incessamment pour l'élaboration des programmes de formation initiale des enseignants et d'autres personnels concernés par l'application des programmes scolaires. D'ailleurs, les ENS et ENSET(1) vont commencer dans quelques semaines la formation des enseignants en préparation à l'application des nouveaux programmes de l'enseignement qualifiant en septembre 2004.. Comment est traité le problème de la qualité de l'encadrement dans l'enseignement de base, sachant que ce dernier est déterminant pour la suite de la scolarité, jusqu'au supérieur?- Soit dit en passant, l'enseignement de base dispensé à tous les élèves dans un cursus scolaire unique et linéaire correspond dans notre système éducatif à l'enseignement primaire (qui devra inclure le préscolaire dès que ce dernier sera généralisé) et au cycle collégial de l'enseignement secondaire.La qualité des services éducatifs offerts par les établissements scolaires de l'enseignement de base est tributaire de ce qui y est enseigné (programmes et supports didactiques correspondants, dont les manuels et les autres supports écrits et audiovisuels), des approches pédagogiques préconisées pour l'application des programmes et de la qualité de la formation des enseignants dans les CFI et les CPR(2). Elle est aussi tributaire, comme vous dites, de la qualité de l'encadrement dans les établissements de l'enseignement primaire et du collégial. Cet encadrement concerne d'abord l'encadrement pédagogique des élèves en classe par les enseignants, et au sein de l'établissement par les personnels technique et administratif. Il peut signifier aussi l'encadrement pédagogique des enseignants par les inspecteurs.La qualité de l'enseignement de base est effectivement déterminante pour la poursuite des études jusqu'au supérieur, voire pour la réussite de ces études. C'est pour cette raison que le ministère a veillé à ce que les nouveaux programmes soient conçus plus pour faire du cycle secondaire qualifiant un cycle pré-universitaire qu'un cycle postcollégial: un cycle qui permet de consolider les acquis de l'enseignement de base communs à tous les élèves, de faire émerger leurs penchants et choix pour les diverses filières d'orientation et de les qualifier aussi bien à la poursuite de leurs études dans les filières de l'enseignement supérieur qu'à la vie active.. Quelle est la politique du gouvernement concernant l'unification de l'enseignement de base, notamment la relation entre privé et public, et celui des missions étrangères?- La politique du gouvernement en matière d'unification du système d'éducation repose sur la sauvegarde de l'unité de l'école marocaine dans toutes ses composantes publique et privée. Ainsi, la loi n°06/00 du 19 mai 2000 formant statut de base de l'enseignement privé a consolidé cette orientation en imposant à ses établissements de dispenser les mêmes programmes que dans l'enseignement public et de préparer les élèves de l'enseignement privé aux mêmes examens de fin de cycles que pour les élèves du public.Les établissements de l'enseignement scolaire privé peuvent, par ailleurs, présenter un projet pédagogique conforme aux orientations générales du système éducatif, sous réserve que ce projet prépare aux mêmes diplômes nationaux et obtienne l'approbation de l'académie régionale concernée.Quant aux différentes missions étrangères, elles opèrent dans le cadre des conventions culturelles conclues entre le Royaume et leurs pays. Les établissements relevant de ces missions appliquent les programmes en vigueur dans leurs pays d'origine, avec un renforcement de l'enseignement de la langue arabe, de l'histoire et de la géographie du Maroc aux élèves marocains inscrits dans ces établissements. . L'enseignement de l'amazighe démarre cette année. N'y a-t-il pas un risque de retomber dans le scénario du lendemain de l'indépendance, suite à une arabisation improvisée? - En matière d'enseignement de la langue amazighe, il est difficile de parler d'improvisation et de comparer cet enseignement à ce que vous appelez l'arabisation improvisée. De nombreux acteurs marocains (politiques, chercheurs, éducateurs, pédagogues, parents amazighophones et non amazighophones) pensent, au contraire, que l'enseignement de l'amazighe aurait dû commencer plus tôt, au moins en septembre 1994 lorsque SM le Roi Hassan II, que Dieu ait son âme, l'avait proclamé officiellement le 20 août de la même année.Cet enseignement démarre ce mois-ci dans environ 300 écoles primaires. Pour ce faire, le ministère a élaboré les programmes scolaires pour les quatre premières années de l'enseignement primaire et prépare actuellement ceux des autres années du primaire et de l'enseignement secondaire collégial et qualifiant. Notre département a travaillé de façon intensive avec l'Institut royal de la culture amazighe (IRCAM) et les universités sur les supports pédagogiques et le plan de formation du premier millier d'enseignants et de la centaine d'inspecteurs chargés de l'encadrement pédagogique de ces derniers. Une première session de formation a eu lieu en juillet dans neuf centres (Goulmim Smara, Agadir, Marrakech, Béni Mellal, Rabat, Meknès, Fès, Taza et Oujda). Une seconde session aura lieu au courant des mois d'octobre et de novembre 2003.Par ailleurs, le ministère a adressé, à tous les acteurs pédagogiques et administratifs concernés, une circulaire décrivant les modalités pédagogiques de l'enseignement de la langue amazighe et de l'encadrement pédagogique de ses enseignants. Cette circulaire est accompagnée du programme scolaire des quatre premières années de l'enseignement primaire, des fiches d'activités orales et de l'alphabet Tifinaghe officiel.Le ministère et l'IRCAM sont sur le point d'achever la conception des manuels scolaires de l'amazighe, pour la première année du primaire, nécessaires au deuxième semestre. Ces manuels seront prêts en décembre 2003, quelques semaines avant la date prévue par les programmes pour leur utilisation (www.leconomiste.com).. Concernant les résultats du baccalauréat, quelles sont les raisons de la baisse du taux de réussite de cette année?- Quoique le taux de réussite au baccalauréat soit considéré comme l'un des indicateurs de résultats les plus fiables pour juger la qualité des processus pédagogiques, il convient de se garder de faire des comparaisons tous azimuts. Il n'est possible de comparer cet indicateur d'une année à l'autre ou d'une région à l'autre, ou d'un pays à l'autre que si toutes les variables liées au baccalauréat (les programmes, les épreuves, les conditions de passation, la correction, etc.) sont, sinon identiques, du moins similaires. Il est vrai que des calculs statistiques permettent de standardiser les notes brutes obtenues par les candidats admis, pour annuler les fluctuations dues aux effets différents de ces variables, et de faire les comparaisons nécessaires, mais ces opérations sont trop techniques et peu intelligibles pour le public.Les résultats obtenus cette année reflètent la qualité de l'enseignement assuré dans nos lycées dans les conditions que tout le monde connaît en matière de profil professionnel des enseignants, de moyens d'enseignement et d'aides didactiques mis à leur disposition et d'effectifs des classes. Ils reflètent aussi le degré d'adaptation des enseignants et des concepteurs d'épreuves du baccalauréat au nouveau système d'évaluation. . Oui, mais pourquoi sont-ils si mauvais?- Certes, les taux de réussite de cette année sont moins élevés que ceux des années précédentes. Mais ceci ne permet pas de sous-estimer le degré d'assimilation des programmes par les élèves ou la qualité de l'enseignement dispensé par leurs professeurs. Entre autres raisons qu'on peut invoquer, comme hypothèses mais seulement comme hypothèses, pour expliquer ce que vous appelez la faiblesse du taux de réussite: la nouveauté du système d'évaluation auquel les enseignants et les élèves ne se sont pas encore suffisamment adaptés; le volume du corpus scolaire à préparer pour les examens régional et national (le corpus d'une année entière au lieu de celui d'un semestre seulement à chaque session auparavant); la nature des épreuves qui se prête mieux maintenant pour des sujets de développement et de production complexe.Personnellement, je pense que les enseignants ont fait du bon travail et qu'ils sont capables d'améliorer leurs performances pour que leurs élèves aient, à la fin de l'année scolaire 2003-2004, de meilleurs résultats aux trois composantes du baccalauréat. De son côté, l'administration scolaire peut améliorer ces résultats en faisant preuve de plus de rigueur dans le contrôle de l'assiduité. Quant aux inspecteurs, ils ont la compétence et la bonne volonté pour cibler leurs activités d'encadrement pédagogique pour assurer une meilleure adéquation entre les prestations des enseignants et les exigences de la réforme.. Ces taux  reflètent-ils la baisse du niveau des élèves ou sont-ils le résultat d'une plus forte sélection liée à la mise en oeuvre de la réforme?- Les épreuves du baccalauréat ne permettent que des inférences très approximatives dans ce domaine. Le taux de réussite au baccalauréat est un indicateur de résultat permettant, s'il est combiné à d'autres indicateurs, d'évaluer le rendement du système éducatif. Par ailleurs, la réforme du système d'évaluation n'est pas faite pour accentuer la sélection. Elle vise à assurer une certification plus équitable et informer les gestionnaires du système sur les régulations nécessaires à apporter aux processus pédagogiques, aux moyens mis à la disposition des enseignants dans leur déroulement et aux instruments d'évaluation utilisés.. Quelles solutions préconisez-vous pour améliorer ces taux à l'avenir?- Nous espérons que les élèves, les enseignants, les inspecteurs et les autres intervenants au niveau des établissements scolaires feront une auto-évaluation de leurs pratiques respectives et que la préparation du baccalauréat commence, non pas au lycée mais plutôt, dès l'école primaire. La réussite au baccalauréat doit être le fruit de longues années d'apprentissage bien accompli et l'échec peut être dû à l'accumulation de lacunes de longues années d'apprentissages mal accomplis. Le ministère compte lancer un train de mesures de régulation en direction des niveaux de l'enseignement qualifiant et des niveaux du primaire et du collégial avec une mobilisation intensive des inspecteurs notamment. Cette régulation concerne à la fois l'encadrement pédagogique, la formation continue et la gestion administrative des établissements. Les Académies régionales d'éducation et de formation devront trouver des solutions régionales adéquates pour réduire les déperditions scolaires et la faiblesse des taux d'écoulement.


Les réformes successives du bac

LE baccalauréat a connu de nombreuses réformes: • Un baccalauréat avec des épreuves nationales jusqu'en 1983 • Un baccalauréat, avec la majorité des épreuves différentes, organisé par quatre centres régionaux d'animation pédagogique (CRAP de Casablanca, Fès, Marrakech et Rabat) jusqu'en 1987  • Un baccalauréat, avec la majorité des épreuves différentes, organisé par quatorze académies jusqu'en 2003 • Un baccalauréat conforme aux orientations de la Charte de l'éducation et de la formation. Il est constitué de trois composantes dont la première est organisée en deuxième année du cycle qualifiant de l'enseignement secondaire sur un nombre limité de disciplines scolaires au niveau des seize Académies régionales d'éducation et de formation (25% de la note globale du baccalauréat), la seconde est réservée au contrôle continu des acquis des élèves par leurs enseignants dans toutes les disciplines scolaires durant la troisième année du cycle qualifiant (25% de la note globale du baccalauréat). La troisième enfin est réservée en fin du cycle qualifiant à l'évaluation des acquis de la troisième année dans les disciplines n'ayant pas fait l'objet d'évaluation régionale (50% de la note globale du baccalauréat). Les épreuves de la composante nationale du baccalauréat sont conçues au niveau national et identiques pour toutes les académies régionales.Propos recueillis par Mouna KABLY

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