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Résultats 1995 : La BMCI confirme ses performances

Par L'Economiste | Edition N°:238 Le 11/07/1996 | Partager


Le résultat net de la BMCI a été multiplié par 2,5 et dépasse les 60 millions de DH. Le taux de couverture des créances litigieuses a gagné 9 points et le PNB est en hausse de 16%. Les premiers fruits de la nouvelle réorganisation de la banque.


La BMCI a réalisé en 1995 un bénéfice net de 61,2 millions de DH contre 24,4 millions l'exercice précédent. La banque confirme ainsi ses performances, puisque le résultat net a connu un bond de 60% en 1994 avant d'être multiplié par 2,5 en 1995.
Les crédits distribués par la banque sont passés de 7,3 à 8,4 milliards de DH, soit une hausse de 15% par rapport à 1994. Les crédits à court terme continuent de prédominer les concours de la banque avec 70% du total des engagements. Les crédits à moyen et long termes n'ont pas dépassé pour leur part 1,6 milliard de DH. Quant aux engagements hors bilan, ils se stabilisent autour de 3,5 milliards de DH.

Il est à rappeler que les crédits à l'économie distribués en 1995 s'élevaient à 91,4 milliards de DH, en hausse de 15,2% par rapport à 1994. La part des banques commerciales a représenté 85,6 milliards contre 74,3 milliards à fin 1994, soit un accroissement de 15,2%, taux proche de celui réalisé par la BMCI.

Par ailleurs, la banque a mieux maîtrisé le poste des créances non classées douteuses et contentieuses, puisque de 845 millions de DH en 1994 elles sont passées à 734 millions l'année suivante.
Parallèlement, les provisions constituées pour la couverture des risques liés à ces créances se chiffrent à 450 millions de DH contre 387 millions. Le taux de couverture a donc gagné
9 points pour atteindre 65%. Parallèlement, la reprise des provisions devenues disponibles a porté sur 29 millions de DH durant l'exercice.

Sur le plan de la collecte, la masse de ressources drainées par la BMCI a augmenté de 13% à 8,3 milliards de DH. Les ressources faiblement rémunérées ont représenté 42% des dépôts contre 19% pour les comptes sur carnets et 39% pour les comptes à terme.

Gonflement de la masse salariale


En outre, le compte des produits et charges d'exploitation de la BMCI fait ressortir un produit net bancaire (PNB) en hausse de 16% à 511,3 millions de DH , après un repli de 4% à 441,2 millions l'année précédente. Cette performance est réalisée malgré la baisse réglementaire des taux plafonds de 0,5% en mai 1995, suite à la réduction respective de 1 et 2% du taux des crédits à long terme et à court terme survenue en avril en 1994.

En 1995, la marge dégagée sur les opérations de trésorerie a atteint 136 millions de DH. La marge sur taux d'intérêt est, quant à elle, de l'ordre de 217 millions de DH.

Enfin, les frais généraux se sont accrus de 10% à 297 millions de DH. Ils sont constitués pour l'essentiel des frais du personnel avec 212 millions contre 174 millions en 1994, soit un alourdissement de 22% de la masse salariale.

La BMCI avait engagé durant l'exercice 1994 une nouvelle politique d'exploitation destinée à repositionner la banque sur le marché de la grande entreprise. Parallèlement, un effort de prospection en faveur des autres segments de la clientèle privée a concerné les particuliers, les professionnels et les petites et moyennes entreprises. Sur le plan des engagements, un niveau minimum de crédit à octroyer à la clientèle a été instauré afin de minimiser les petits risques et d'assainir le fonds de commerce de la banque. La Direction a opté pour la spécialisation des agences par segment de clientèle pour mieux cerner les besoins et adapter l'offre de produits à chaque cible.

En outre, la réorganisation des services centraux instaurée la même année s'inscrit dans la ligne directe de cette stratégie.
Quatre pôles directement rattachés à la Direction Générale regroupent les différents métiers de la banque. La distinction stricte entre les activités facilite, selon les dirigeants de la banque, l'optimisation de la rentabilité des métiers et produits.

M. K.

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