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Résultats 1991 "excellents" pour les deux établissements : Banques: Les fiancés "SBC-BCM" à la deuxième place

Par L'Economiste | Edition N°:22 Le 26/03/1992 | Partager

Les résultats bruts des deux établissements sont en forte hausse avec 383 millions de DH chez la BCM et 43,5 millions de DH chez la SBC, où M. Ibn Mansour, Directeur Général Adjoint à la BCM, qualifie 1991, "d'excellente année". Pour la BCM, les résultats bruts sont en hausse de 28,4% par rapport à 1990. Les résultats nets s'accroissent, eux, de 34,5% avec 226 millions de DH, auxquels s'ajoutent près de 28 millions de DH chez la SBC. Les deux établissements ont mené une politique identique d'expansion des crédits, utilisant "les trésors de guerre" accumulés au cours des années précédentes, les dernières années de l'encadrement du crédit.
"Nous étions prêts à sortir de l'encadrement" expliquent MM. Ibn Mansour et Harouchi (Directeur Délégué), ce qu'il faut comprendre comme prêts à suivre une demande additionnelle forte sans avoir à sur-payer des ressources ou à entrer en enfer. Le Directeur Général adjoint explique les résultats de la première année de désencadrement d'abord par une longue préparation antérieure concernant la constitution des ressources ("Nous avons travaillé avec notre propre argent") et la formation du personnel. S'y ajoute ce qu'il est convenu d'appeler le ménage des comptes peu performants, l'informatisation lancée très tôt, le recrutement systématique des diplômes de haut niveau dès le début des années 80, ...
Dans le domaine de la formation, le travail-maison est de mise."La pratique de la polyvalence, lancée il y a quelques années est pour beaucoup dans nos résultats actuels" estime M. Ibn Mansour. Quelques 7% de la masse salariale sont actuellement consacrés à la formation et l'état major annonce que ce ratio grimpera encore durant l'année 1992 pour atteindre les 8 ou 9%. La BCM a recruté durant 1991, 200 personnes dont 150 dites "CNJA" pour qui l'effort de formation est important.
Pour 1992, la banque s'offre 220 personnes jugées très qualifiées et évidemment immédiatement opérationnelles, travaillant jusqu'au 31 Mars sous la bannière de la SBC. Les cadres des deux banques considèrent qu'il s'agit d'un "trésor inestimable". l'ensemble du personnel est affecté dans ses futures fonctions. "Nous n'avons eu aucune réclamation ni départ" affirme M. Ibn Mansour. Le personnel de la SBC se dit "un peu triste de voir disparaître une banque" mais il retrouve une situation matérielle meilleure, y compris en matière de salaire, sous la marque BCM. Le côté affectif de la réaction, accru peut-être du fait que le personnel SBC est majoritairement féminin, est attribué par les cadres de la SBC, à l'investissement personnel accepté lors du redressement. "Nous n'avions pas eu conscience que la situation de la banque se dégradait jusqu'aux chocs des années 84-85" expliquent les employées de la SBC.
"Nous sommes restées et nous avons souvent sacrifié la vie privée au redressement de la banque (...) nous comprenons bien qu'une petite banque aura des difficultés pour vivre seule, mais il est normal que cela nous rende un peu tristes, même si nous allons avoir un cadre de travail plus agréable, être mieux payées et avoir des perspectives de carrières inimaginables dans un petit établissement" commentaient les cadres principaux de la SBC, entassés avec leurs dossiers et leur matériel désuet, au dessus d'une superbe agence, réaménagée en 1990 alors que l'idée de fusion n'avait pas encore fait son chemin. Cette agence, sur la Place MohammedV sera la plus grande des agences BCM à partir du 3 Avril, date prévue pour le Conseil d'Administration.
Seulement quatre des dix agences SBC seront maintenues ouvertes. Outre l'agence de l'ex-siège SBC, seront reconverties, les agences du Maârif, de Méknes et de Rabat-Place Piétri. les six autres seront fermées et le personnel ira à l'agence BCM la plus proche, souvent distante de quelques dizaines de métres. Il s'agit des agences de Fès, Marrakech, Agadir, Roches Noires, El Fida et Rabat-Centre. La clientèle devrait recevoir ces jours-ci le nouveau numéro de compte ainsi que les papiers BCM.

N. S.

(1) Cf L'ECONOMISTE du 3 Décembre 1991.
(2) Résultats hors Paris
(3) Cf L'Economiste du 19 Mars 1992.

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