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Economie

Restauration des biens culturels: Marrakech sur la piste des Italiens

Par L'Economiste | Edition N°:991 Le 06/04/2001 | Partager

De notre correspondant, Salah BACHIR. Le rôle de la formation dans ce domaine a été l'un des axes d'un workshop tenu la semaine dernière. Quelques techniques pratiquées en Italie ont été exposées à l'occasionLa restauration, la conservation, la valorisation et l'exploitation du patrimoine environnemental, artistique et culturel ont été au centre d'une manifestation organisée récemment à Marrakech. Les participants sont venus nombreux à ce rendez-vous initié par la Délégation Commerciale d'Italie ICE en collaboration avec l'Ordre marocain des Architectes du Sud. Hommes politiques, responsables du Ministère de la Culture, responsables de musées, urbanistes, architectes, ingénieurs, associations pour la protection du patrimoine culturel, sociétés du secteur de la construction, responsables de chambres d'artisanat... sont quelques profils des participants. M. Bianchi de l'Institut de la Restauration du Ministère italien de la Culture a illustré avec grande précision l'immense patrimoine culturel italien, qui représente plus de 60% du patrimoine artistique mondial. Il a retracé le cadre législatif existant, fondamental pour une bonne protection des ouvres d'art. L'accent a été mis également sur le rôle de l'Institut italien de la Restauration, aussi bien pour la formation de spécialistes que pour les actions sur le terrain. Cette formation ne peut être réduite pour toucher uniquement les techniciens. Il faut l'étendre davantage aux artisans qui jouent un rôle primordial. Dans ce sens, les expertes italiens se sont proposés d'assister les professionnels marocains.Un autre intervenant italien a pour sa part illustré les bases théoriques et les supports pratiques adaptés à la restauration des biens culturels. Pour lui, il faut adopter une approche globale qui touche tous les oeuvres et non pas uniquement ceux les plus importants. Il a recommandé l'utilisation de matières naturelles plus compatibles et plus durables pour la restauration des oeuvres d'art antiques.


Intervention “chaotique”

L'Ordre Régional des Architectes de la région du Tensift a été représenté lors du workshop. C'était l'occasion de dresser un état des lieux des biens culturels au Maroc en général et de ceux de la région de Marrakech en particulier. Pour l'Ordre, il est nécessaire dans un premier temps de classifier tout d'abord ces biens culturels. Les interventions ont le plus souvent un caractère “chaotique”, indique le représentant de l'Ordre. Elles dénaturent les biens traités, ajoute-t-il. Une législation du patrimoine culturel ainsi que des moyens pour la mise en place d'un plan de restauration s'imposent plus que jamais. C'est une question d'urgence d'autant plus que le patrimoine marocain présente une très grande richesse si on le relie au développement du tourisme qui est un secteur économique prioritaire pour le pays.

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