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Société

Restauration de la médina de Fès
Le patron de l’Unesco inspecte les chantiers

Par L'Economiste | Edition N°:2414 Le 04/12/2006 | Partager

. A l’occasion du 25e anniversaire du classement au patrimoine mondial. Des efforts restent à faire «L’Unesco continuera à soutenir la ville de Fès pour la restauration de son patrimoine», affirme Koïchiro Matsuura, le DG de cette organisation. Ce dernier a assisté, samedi 2 novembre, au 25e anniversaire du classement de la médina de Fès sur la liste du patrimoine mondial. «Il n’est pas facile de venir réconcilier la sauvegarde de la valeur culturelle et originale d’un monument avec des projets d’urbanisation et de développement. Mais jusque-là, Fès a réussi ce défi et beaucoup d’efforts ont été déployés dans sa sauvegarde malgré les problèmes liés à la densité», ajoute Matsuura. Même son de cloche auprès de Mohamed Achâari, ministre de la Culture, pour qui l’expérience de sauvegarde de la médina de Fès est riche et exceptionnelle. Il faut noter que cet immense chantier a mobilisé des topographes, des historiens et des férus de la ville de Fès au niveau local, national et international... bref, tout le monde y participe. Localement, l’agence pour la dédensification et la réhabilitation de la médina (Ader-Fès), les services publics et les élus ne ménagent aucun effort pour préserver ce patrimoine universel. Pour Hamid Chabat, maire de la ville, l’opération de la sauvegarde de la médina se poursuivra en permanence pour être à la hauteur de la reconnaissance mondiale de l’Unesco. «Autorités locales et élus ont aujourd’hui une vision globale concertée et intégrée pour mener à bien cette mission et assurer la pérennité de ce vrai patrimoine qui est vieux de 12 siècles», ajoute Chabat. En tout cas, Matsuura semble satisfait de sa visite. Visite qui l’a conduit notamment à la célèbre Medersa Bouânaniya, Dar Adiyel, le musée Nejjarine, Foundouk Staouniyine, et la bibliothèque Al-Qaraouiyine. «Préserver le patrimoine, c’est préserver sa diversité. C’est en mettant le patrimoine culturel au service d’un tel dialogue approfondi entre les communautés que nous saurons instaurer le fait de la diversité au fondement de notre lecture de l’histoire des sociétés dans une dialectique ouverte entre le patrimoine culturel et l’identité plurielle», conclut Matsuura.


Financement

Pour la petite histoire, la sauvegarde de la ville de Fès est menée depuis les années 90. Ceci, grâce à un appui de la Banque mondiale qui a financé la restauration de près d’un millier de constructions. Devant l’ampleur du phénomène des bâtiments menaçant ruine, il fallait plus de fonds (voir aussi p. 23-24-25). Le gouvernement a répondu présent grâce notamment au ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme qui a renforcé sa stratégie. Ainsi, quelque 100 millions de DH ont été consacrés à Fès, durant les deux dernières années. Ceci pour accompagner le développement de la médina et conforter les vielles bâtisses. «Outre les fonds, l’expérience dont disposent actuellement les acteurs locaux a boosté la sauvegarde, et créé une véritable synergie», souligne Mohamed Rharrabi, le wali de Fès. De notre correspondant,Youness SAAD ALAMI

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